AICARD (parfois AYCARD) Jean, François, Mathieu

Né en 1810 à Toulon (Var), mort à Toulon en 1853. Étudiant en droit à Paris ; proche des saint-simoniens.

Fils de propriétaires aisés de Bandol (Var), Jean Aicard alla en 1830 étudier le droit à Paris. Il suivit les prédications saint-simoniennes de la rue Taitbout (IIe arr., maintenant IXe), mais n’accepta pas le mysticisme du Père Enfantin. Républicain, il manqua de se faire arrêter en juin 1832 comme émeutier du cloître Saint-Merry. En 1834, il devint l’amant de Pauline Roland*, saint-simonienne et féministe ; les enfants qui naquirent de cette libre union demeurant, par accord mutuel, ceux de Pauline Roland seule, moralement et matériellement.
Collaborateur de la Revue encyclopédique (de Pierre Leroux* et Jean Reynaud*), du Monde et, comme Pauline Roland, de l’Encyclopédie nouvelle et de la Revue indépendante.
Revenu à Toulon définitivement en 1848, il semble avoir eu peur de la violence populaire et avoir terminé ses jours en républicain modéré, sinon en homme d’ordre rallié au prince-président.
Il était le père légitime de Jean Aicard (1848-1921).
Voir Colin*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24960, notice AICARD (parfois AYCARD) Jean, François, Mathieu , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : C. Senès, Provençaux, notes biographiques, Toulon, 1902. — Edith Thomas, Pauline Roland. Socialisme et féminisme au XIXe siècle, Paris, 1956. — David Albert Griffiths, Jean Reynaud, encyclopédiste de l’époque romantique d’après sa correspondance inédite, Paris, Marcel Rivière et Cie, 1965. — Notes de Ph. Régnier.

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