AGNÈS François

Né vers 1809, forgeron de canons de fusil à la Manufacture nationale d’armes de Saint-Étienne (Loire), mêlé aux événements de 1834, François Agnès fut alors poursuivi comme conspirateur dangereux (Voir Eugène Baune*). Il fut de nouveau arrêté en 1849 pour le même motif, et le 16 juin condamné en correctionnelle pour outrages envers le président de la République. En 1851, il avait une très grande activité, et un commissaire de police signalait « qu’il présidait avec un zèle infatigable les comités ambulants révolutionnaires pour déjouer la surveillance incessante de la police ».
Il fut interné le 31 décembre 1851. On saisit alors, chez lui, un grand nombre de brochures et de journaux d’opposition républicains ou socialistes, Le Peuple, notamment, des portraits de révolutionnaires, une abondante correspondance... et quelques grammes de poudre de guerre. La police abattit l’arbre de la Liberté qu’il avait fait planter dans son jardin « surmonté de tout le bagage égalitaire : niveau, balance, bonnet phrygien, drapeaux... ». Au moment de son arrestation, il déclara : « Les persécutions ne changent pas les idées. » Il fut alors envoyé à Tulle (Corrèze).
En 1856, il était soupçonné d’appartenir à la société secrète des Pères de famille. Voir Claude Akermann*. En 1858, il figurait encore sur les listes des suspects. Voir Colombat*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24955, notice AGNÈS François, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 1er septembre 2017.

SOURCE : Arch. Dép. Loire, 10 M 33.

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