GOUIN Abel, Firmin

Par Jacques Girault

Né le 16 avril 1910 à Thiville (Eure-et-Loir), mort le 5 avril 2003 à Chartres (Eure-et-Loir)  ; instituteur ; militant syndicaliste ; militant socialiste dans l’Eure-et-Loir.

Fils d’un tailleur de pierres qui fut mobilisé puis prisonnier pendant la Première Guerre mondiale, Abel Gouin reçut les premiers sacrements catholiques. Élève de l’école primaire supérieure de Châteaudun, il entra à l’École normale d’instituteurs de Chartres en 1926, comme Paul Vigueur*, et, trois ans plus tard, devint instituteur. Il effectua son service militaire dans un régiment d’infanterie au Havre et refusa tout grade. Il exerça notamment à Saint-Denis-des-Puits-Villebon, à Baigneaux (1935-1945), à Garnay (1945-1960) et à Châteaudun (directeur) de 1960 à sa retraite en 1966. Secrétaire de mairie de 1929 à 1960, il fut aussi secrétaire-trésorier d’une mutuelle bovine à Garnay.

Gouin se maria civilement en juillet 1933 à Nonvilliers-Grandhoux (Eure-et-Loir) avec une institutrice. Le couple ne fit pas donner de sacrements religieux à ses deux enfants.

Syndiqué depuis 1929, dans les années 1930, Abel Gouin, délégué syndical du canton d’Orgères-en-Beauce, était membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs. Il fut gréviste avec son épouse le 30 novembre 1938.

Membre du Parti socialiste SFIO vers 1930, secrétaire de la section socialiste du canton d’Orgères de 1935 à 1938, Gouin et ses camarades s’opposèrent avec succès à un rassemblement interdépartemental de Croix-de-feu à Baigneaux. En désaccord avec la politique de non-intervention pendant la guerre d’Espagne, Abel Gouin quitta le Parti en 1938.

Mobilisé en août 1939 dans l’infanterie, Gouin, prisonnier au camp de Mailly (Aube), fut mis en « congé de captivité » en août 1940 1940 ou en avril 1941 en raison de la maladie du maire de Baigneaux où il était secrétaire de mairie. Avec les autres instituteurs du canton, il aida financièrement des collègues francs-maçons qui avaient été révoqués. Adhérent du Front national en octobre 1942, il participa aux luttes de la Résistance.

Après la guerre, Abel Gouin fut le délégué du canton de Dreux de 1945 à 1955 du SNI et du syndicat des secrétaires de mairie-instituteurs. Pour des raisons familiales, il limita, puis abandonna ses activités. Opposé aux guerres coloniales, militant du Parti socialiste unifié vers 1960, il fut secrétaire de la section du PSU de Châteaudun jusqu’en 1966, puis membre de la section PSU de Mainvilliers (Chartres), jusqu’en 1970.

Directeur de l’école de garçons du faubourg Saint-Jean à Châteaudun à partir de 1960, veuf depuis 1964, libre-penseur, Gouin était le trésorier de l’Union rationaliste dans le département (1970-1975).

En 1985, retraité, Gouin habitait Chartres depuis quelques années.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24483, notice GOUIN Abel, Firmin par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 février 2009, dernière modification le 5 avril 2010.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes de Jeanne Lévy et de Josette Ueberschlag

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