GRENIER Fernand, Joseph

Par Yves Le Maner

Né le 9 juillet 1901 à Tourcoing (Nord), mort le 12 août 1992 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ; employé de mairie ; dirigeant communiste du Nord puis de la région parisienne, trésorier du rayon de Roubaix-Halluin-Tourcoing (1924-1932), secrétaire national de l’Association des Amis de l’URSS (1932-1939), membre du comité central du PCF (1945-1965) ; commissaire de l’Air du GPRF à Alger (1943-1944) ; conseiller municipal (1937-1940) et député de Saint-Denis (1939-1940, 1946-1968), délégué à l’Assemblée consultative provisoire (1943-1945), membre des Assemblées consultative et constituante.

Fernand Grenier, photographie de sa fiche de police sous l’Occupation
Fernand Grenier, photographie de sa fiche de police sous l’Occupation

Né d’un père, domestique et d’une mère sans profession, l’un et l’autre nés en Belgique, Fernand Grenier fréquenta l’école primaire à Tourcoing et devint apprenti-boulanger après l’obtention du Certificat d’études. Pendant l’occupation allemande, son père fut pris comme travailleur forcé par la Reichwehr et mourut d’épuisement en mars 1917 après avoir été placé dans une compagnie disciplinaire. Quelques semaines avant la fin du conflit, Fernand Grenier fut à son tour réquisitionné et envoyé en Belgique dans une unité civile travaillant pour l’armée allemande.

Pris dans le tourbillon qui précéda la scission ouvrière, Fernand Grenier, qui n’avait pas alors la moindre formation idéologique, agita pour le camp le plus activiste et adhéra au Parti communiste en février 1922. Très vite remarqué par son sang froid et ses capacités d’organisateur, il fut nommé secrétaire de la section des Jeunesses communistes d’Halluin, ville du textile de 15 000 habitants située dans la banlieue lilloise qui formait alors le plus puissant bastion du PC dans le Nord avec à sa tête deux leaders régionaux, Gustave Desmettre* et Gilbert Leclercq*. En novembre 1924, Fernand Grenier passa quelques mois dans la région parisienne pour suivre les cours de l’« École léniniste » de Bobigny. Peu après son retour, il fut désigné comme trésorier du rayon de Roubaix-Tourcoing-Halluin du PC constitué en application des décisions du congrès de Lyon. Membre de la délégation de la région Nord au IVe Congrès du PC en janvier 1925, Fernand Grenier occupait déjà les premiers rôles sur la scène régionale. Nommé secrétaire particulier de Gustave Desmettre*, élu maire d’Halluin, il s’occupait en réalité de développer l’activité politique de la municipalité et secondait Declercq dans la difficile mise en place des cellules d’entreprise. Il avait également comblé ses lacunes idéologiques et commencé à acérer sa plume en donnant régulièrement des articles à L’Enchaîné, l’hebdomadaire régional du PC dans le Nord et en devenant le rédacteur en chef du Travailleur, édité par les syndicats unitaires de la vallée de la Lys. Ses talents de publiciste furent rapidement remarqués au niveau national et, en septembre 1925, il fut appelé à Paris et sa signature ne tarda pas à figurer dans les colonnes des organes officiels du PC d’audience nationale : le 26 novembre, l’Humanité publiait un article intitulé « La Jeunesse ouvrière à Luna-Park », les Cahiers du Bolchevisme du 1er octobre permettaient à Grenier de présenter « Une commission d’Agit-Prop de rayon au travail » (celle de rayon de Roubaix-Tourcoing-Halluin évidemment) et, dans le numéro du 15 novembre, il expliquait : « Comment le fascisme opère dans les régions de Lille-Roubaix-Tourcoing ». Mais, cette promotion au premier plan de la presse du PC s’accompagna bientôt d’ennuis avec la justice. En décembre 1925, Grenier fut inculpé pour un article paru dans L’Avant-Garde du 7 novembre et intitulé « Ce que tu feras, camarade conscrit ». Cela ne l’empêcha pas, en janvier 1926, de faire une tournée de conférences dans la région de Marseille en commémoration du deuxième anniversaire de la mort de Lénine. À son retour à Paris, il fut nommé rédacteur à l’Avant-Garde et, parallèlement, il fut désigné pour prendre un poste à la direction de la région Nord du PC (voir Ramette Arthur*). Or, quelques jours après son entrée en fonction, le 26 avril 1926, la 11e Chambre le condamnait à quatre mois de prison et 500 francs d’amende pour « provocation de militaires à la désobéissance » à la suite de l’article de L’Avant-Garde du 7 novembre 1925. F. Grenier tenta alors de faire traîner la procédure et porta appel. Un second jugement, en date du 11 juillet 1927 porta la peine à huit mois de prison, décision qui fut confirmée par défaut devant la Chambre des appels correctionnels, le 14 février 1928. Arrêté à Lille le 21 avril 1928, Grenier purgea sa peine à la Centrale de Loos. À sa sortie, il participa activement à la grève du Textile lancée par les syndicats unitaires dans la région lilloise qui dura près de sept mois et qui fut suivie d’une vague de licenciements considérable. Fernand Grenier occupait toujours le poste de trésorier du rayon de Roubaix-Tourcoing-Halluin, mais il secondait également Éloi Mériaux* au secrétariat de la 1re Union régionale des Amis de l’URSS (Nord, Pas-de-Calais, Somme), organisation pour laquelle il était souvent appelé à donner des conférences, notamment en région parisienne. Le 20 mars 1926, F. Grenier avait épousé à Neuville-en-Ferrain (Nord) Andrée, Clémence Beulque, née le 22 mai 1899 à Neuville-en-Ferain (Nord) qui fut une militante communiste active.

L’année 1930 faillit bien interrompre la brillante carrière du jeune militant d’Halluin au sein du PC. En effet, à cette date, le secrétaire de l’Union locale unitaire, Albert Cornette* passa au troskysme et fut exclu après des débats houleux à la direction du rayon. Cette affaire qui survenait alors que la région Nord était secouée par de multiples dissidences amena Grenier au banc des accusés devant la direction du Parti. Ami personnel de Cornette, il fut dénoncé, au cours du congrès régional, par un représentant du Comité central qui le taxa de conciliateur-opportuniste et imposa sa remise à la base. Sa condamnation avait été prononcée par V. Robert dans un article paru dans Les Cahiers du Bolchevisme de mai 1930 ; Robert accusa Grenier de « cacher ses désaccords politiques avec le Parti sous des phrases générales et, en même temps [de servir] de couverture aux opportunistes déclarés du genre Cornette » et de prétendre lutter contre l’opportunisme alors qu’« en vérité cette façon de lutter contre l’opportunisme est une pure hypocrisie ». Sa remise à la base se traduisit pour Grenier de façon très concrète : il connut une existence matérielle très difficile pendant plusieurs mois : en effet, privé d’une rémunération émanant du PC, réduit à son salaire d’employé municipal, il dut se priver pour payer les 200 F d’amende que lui avait infligés le tribunal correctionnel de Lille le 20 juin 1930 pour avoir distribué Le Drapeau Rouge le 1er Mai ; la condamnation comprenait également trois mois de prison que Grenier effectua à nouveau à Loos. Mais, au début de l’année 1932, « l’affaire Cornette » s’étant estompée, il revint en grâce auprès de la direction régionale, reprit les fonctions de secrétaire de la cellule de la « Maison du Peuple » d’Halluin et retrouva son poste de trésorier du rayon de Roubaix-Tourcoing-Halluin dont il était malgré tout resté l’animateur. Quelques mois plus tard, le rayon ayant été démembré, il fut nommé secrétaire du rayon d’Halluin qui regroupait onze cellules et un sous-rayon à Roncq ; il succéda d’autre part à Cornette à la direction de l’« École du militant d’Halluin ». Ce retour au premier plan régional fut bientôt suivi d’une promotion aussi spectaculaire qu’inattendue : en novembre 1932, Grenier reçut un télégramme de Maurice Thorez, alors incarcéré à Nancy, qui lui annonçait sa nomination comme permanent appointé auprès du Comité central à Paris, avec comme tâche particulière l’organisation de la propagande de l’Association des Amis de l’URSS. Nommé secrétaire national de cette organisation, il alla en URSS pour la première fois en novembre 1933 et y resta un mois. Il conserva ses fonctions de secrétaire national jusqu’en 1939 ; en 1935, la direction des Amis de l’URSS comprenait, outre Grenier : Gaston Aubert* (secrétaire adjoint), Henri Lebrun (trésorier) et Marcel Koch (trésorier adjoint). L’association connut un grand développement et comptait 70 000 adhérents fin 1936 groupés en 1 200 sections (localités ou entreprises) et sa revue Russie d’aujourd’hui tirait à 136 000 exemplaires dont 125 000 vendus.
En dehors de cette responsabilité, Fernand Grenier fut investi en 1935 d’une mission capitale sur ordre du CC. Il fut en effet chargé d’assurer la reconquête pour le PC, du « bastion rouge » de Saint-Denis, passé à la dissidence après l’exclusion de Jacques Doriot* en juin 1934. Cette opération se déroula dans un contexte de violence émaillé de multiples incidents entre communistes et « doriotistes ». Aux élections législatives générales des 26 avril et 3 mai 1936, le PC présenta Grenier contre Doriot, député sortant. Au cours d’une campagne d’une rare intensité, le candidat communiste fut condamné, le 3 avril, par la 12e Chambre à 50 F d’amende et 5 000 F de dommages intérêts pour diffamation envers Doriot. Au premier tour, Grenier obtint 8 899 voix contre 10 880 à Doriot qui fut réélu au second tour avec moins de 700 voix d’avance (11 585 contre 10 887).

Mais, en mai 1937, Doriot, révoqué de ses fonctions de maire de Saint-Denis par le ministre de l’Intérieur du Front populaire, Marx Dormoy*, fut contraint de démissionner de son mandat de conseiller municipal ce qui entraîna une élection partielle. Grenier se présenta à nouveau contre lui et, le 20 juin 1937, il fut facilement élu avec 10 552 voix contre 6 547 à Doriot. Ce dernier ayant alors démissionné de son mandat de député, Grenier se présenta aux législatives partielles du 1er août 1937 et fut élu député de Saint-Denis, dès le premier tour, avec 9 552 suffrages contre Malo remplaçant Doriot, qui avait préféré se soustraire à un échec prévisible. À la Chambre, Grenier siégea à la commission des comptes définitifs et des économies et à celle des Affaires étrangères. Il joua un rôle important au sein de cette dernière dans une période au cours de laquelle le PC se trouvait confronté à de sérieuses difficultés tactiques provoquées par la politique extérieure de l’URSS. Au cours de la discussion du budget des Affaires étrangères de l’année 1939, Grenier intervint notamment pour demander au gouvernement de préciser sa position à l’égard du pacte franco-soviétique et déposa un amendement visant à rapporter l’interdiction du Journal de Moscou promulguée par le ministère de l’Intérieur. Outre ses voyages en Union soviétique motivés par ses fonctions à la direction des Amis de l’URSS, Fernand Grenier effectua dans cette période de l’avant-guerre, de multiples tournées de conférences, comme par exemple en mars 1939 en Afrique du Nord.
Mobilisé en septembre 1939, il fut affecté comme sapeur à la 5e compagnie du bataillon du Génie stationné à Laval (Mayenne). Contrairement à la plupart des députés communistes restés fidèles au Parti, Grenier n’adhéra pas, à dessein, au GOPF constitué à la Chambre à la fin de septembre 1939. Cette attitude lui permit d’être présent à l’Assemblée le 9 janvier 1940, en uniforme, en compagnie de trois autres députés de la Seine (Raymond Guyot*, André Mercier* et Charles Michels*). Après un incident de séance provoqué par Tixier-Vignancourt et Ibarnegaray quant à leur présence à la Chambre, les députés restés fidèles au PC (interdit) refusèrent de se lever lorsque le président Lévy-Alphandéry rendit hommage aux armées. Sur proposition de ce dernier, les députés communistes, au nombre desquels se trouvait Grenier, se virent appliquer la censure avec exclusion temporaire et durent quitter la salle des séances. Ils furent collectivement déchus de leur mandat le 21 janvier 1940, Grenier perdant en outre son poste de conseiller municipal de Saint-Denis en février 1940.

Démobilisé près d’Annecy, F. Grenier aurait été rappelé à Paris par lettre (cf. J. Fauvet*) et y rencontra Jean Catelas* qui lui transmit des ordres provenant de Duclos et de Frachon. Réinstallé à Saint-Denis au début d’août 1940, malgré l’interdiction officielle du PC et la déchéance de ses mandats, il assura la remise en marche des organisations communistes de Saint-Denis, à ciel ouvert, en pleine occupation nazie. Il fut finalement arrêté le 5 octobre 1940 par la police de Saint-Denis et interné au sanatorium d’Aincourt (Seine-et-Oise). Transféré le 4 décembre suivant à Fontevrault (Maine-et-Loire) puis le 20 janvier 1941 à la Centrale de Clairvaux (Aube), il échoua finalement au camp de Châteaubriant (Loire-Inférieure) d’où il parvint à s’évader le 19 juin 1941, en compagnie de Eugène Hénaff*, Henri Raynaud* et Léon Mauvais* . Revenu à Paris, il se cacha soigneusement dans un appartement et rédigea des articles par la presse clandestine du PC qu’il transmettait à Félix Cadras* . Après l’arrestation de ce dernier, Grenier se trouva totalement isolé du reste de l’appareil clandestin et ce fut par hasard que sa femme parvint à renouer le contact. À la fin de l’année 1942, F. Grenier fut chargé par le CC clandestin d’établir les premiers rapports avec les formations de la Résistance non communiste et en particulier avec les gaullistes. Le 25 novembre 1942, il rencontra Rémy, agent de liaison de De Gaulle pour préparer un voyage à Londres afin d’établir un contact direct avec le général. Voyageant en compagnie de Rémy, F. Grenier arriva à Londres le 11 janvier 1943, porteur d’une première lettre du CC donnant « l’adhésion du PCF à la France combattante pour la Libération de la France et d’une seconde de Charles Tillon* au nom du CMN des Francs Tireurs et Partisans qu’il remit toutes deux à de Gaulle. Délégué du PCF auprès du CFL à Londres Grenier reçut de De Gaulle le titre, sans grande signification, de conseiller au Commissariat de l’Intérieur de la France-Libre. Cependant, en août, puis en septembre 1943, de Gaulle lui offrit une place au CFLN à Londres. Refusant de s’engager personnellement, l’intéressé consulta les dirigeants de la réserve du CC à Alger, qui eux-mêmes, décidèrent d’en référer à J. Duclos. Ce dernier, de sa cachette de la banlieue parisienne, envoya à Grenier un télégramme en date du 2 octobre 1943 dans lequel il posait deux conditions à la participation du PC au CFLN : application d’un programme en cinq points ; choix des commissaires communistes parmi les ex-détenus de la prison algéroise de Maison-Carrée (ce qui excluait Grenier des possibles). À son arrivée à Alger en octobre 1943 comme délégué au Comité consultatif, F. Grenier se vit à nouveau offrir un portefeuille ministériel, celui du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture. Le Parti jugea ce poste trop « mince » et on lui proposa alors le lendemain celui du Ravitaillement qui n’était guère plus important. Il s’agissait en fait d’un épisode du conflit de principe qui opposait de Gaulle qui entendait choisir ses ministres communistes et la direction du PCF qui voulait les lui imposer. Dès sa constitution officielle, le 23 décembre 1943, Grenier fit partie de la « délégation en Afrique du Nord du Comité central du PCF ». Après une nouvelle proposition de De Gaulle visant à l’entrée du PC au gouvernement provisoire le 18 mars 1944, la délégation du CC sollicita une audience, le 28 mars, qui fut accordée à Bonte, Fajon, Billoux, Lozeray, Marty et Grenier. Les communistes proposèrent l’entrée de Billoux et de Pourtalet au gouvernement. Finalement, le compromis fut trouvé et, le 4 avril 1944, de Gaulle nommait Billoux au Commissariat d’État et Grenier commissaire à l’Air, montrant ainsi la confiance personnelle qu’il avait envers ce dernier. Le passage de F. Grenier au Commissariat à l’Air fut marqué par l’échec sanglant du soulèvement du maquis du Vercors en juillet 1944. F. Grenier, de qui relevait l’aviation militaire de transport, fut accablé pour le désastre qui survenait alors qu’il n’avait pu obtenir la constitution réelle de l’unité aérienne « La Patrie » pour réaliser des parachutages d’Armes sur le Vercors. Pour avoir critiqué l’attentisme de De Gaulle dans cette affaire, Grenier se vit exiger de ce dernier une lettre d’excuses ou de démission, le 26 juillet 1944. Alors qu’il avait opté personnellement pour la seconde solution, Fernand Grenier dut se résoudre à écrire une lettre de rétractation, sur ordre du CC qui voulait évité une crise à la veille de la Libération de Paris. Or, peu après son retour à Paris en septembre 1944 (via Cherbourg, à bord de la Jeanne d’Arc), Fernand Grenier perdit son poste de commissaire à l’Air au profit de Charles Tillon*. Représentant du PC à l’Assemblée consultative, Fernand Grenier fut réélu député à l’Assemblée constituante en octobre 1945 et fut constamment reconduit dans cette fonction à Saint-Denis jusqu’en 1968, date à laquelle il ne se représenta pas. Élu membre suppléant du CC du PC au congrès de juin 1945 à Paris puis titulaire au congrès de Strasbourg (juin 1947), il ne fut pas réélu à ce poste au XVIIe congrès, en mai 1964.

Membre du comité national de l’Association France-URSS depuis la Libération, élu président de l’Amicale des vétérans le 25 février 1980 en remplacement de Lucien Midol* décédé, Fernand Grenier est l’auteur de plusieurs livres partiellement autobiographiques dans lesquels il exalte la Résistance communiste pendant l’Occupation et exprime son admiration envers l’URSS ; dans Au Pays de Staline, paru en 1949, il écrivait : « Merci, chère Union soviétique ; merci, cher Staline de nous avoir donné, par votre exemple, à la fois le sens de l’humain et la certitude de l’avenir... ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24320, notice GRENIER Fernand, Joseph par Yves Le Maner, version mise en ligne le 18 janvier 2009, dernière modification le 26 janvier 2011.

Par Yves Le Maner

Fernand Grenier, photographie de sa fiche de police sous l’Occupation
Fernand Grenier, photographie de sa fiche de police sous l’Occupation

ŒUVRE : Outre une abondante collaboration à la presse communiste et notamment à L’Enchaîné et à L’Humanité, Fernand Grenier est l’auteur de très nombreuses brochures publiées avant guerre pour la région Nord du PC et pour les amis de l’URSS.
Parmi les plus importantes : URSS 1935 (1936) ; Le Mouvement stakhanoviste (1936) ; Réponse à André Gide*, avec une préface de Jean Lurçat* (1937) ; Autour de la trahison des généraux : ce qui se passe en URSS (1937) ; L’URSS a vingt ans (1937) ; Francs-tireurs et partisans français, Réponse à Kléber Legay*. Des faits et des documents. Pendant son séjour à Londres, il a rédigé une brochure de 36 pages (1938).
Après guerre, il a publié aux Éditions Sociales : C’était ainsi (1949) ; Au pays de Staline (1949) ; Journal de la drôle de guerre, réédité avec additifs en 1969 sous le titre De Munich à Vichy ; Ceux de Châteaubriant (rééd. 1961) ; Ce bonheur-là... (1974).

SOURCES : Arch. Dép. Nord, M 154/190A, M 154/191, M 154/195C et M 154/200. — Arch. PPo., classement provisoire 352. — Acte de naissance Tourcoing, 20 avril 1983. — Arch. Jean Maitron. — Cahiers du Bolchevisme, 15 mai 1936. — F. Grenier, « Il nous aimait bien », in Cahiers Maurice Thorez, n° 1, avril 1966. — Documentation sur le communisme, 1951, sl., sans auteur. — Ch. Tillon, On chantait rouge, op. cit. — J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit. — J. Jolly, Dictionnaire des parlementaires, op. cit. — Le Mouvement syndical dans la Résistance, ouvrage collective, Paris, 1975. — J. Fauvet, Histoire du Parti communiste Français, op. cit.. — RGASPI, 517 1 1916, feuillet 2481 ; son dossier biographique portant la cote 495 270 44 a été transféré à l’Ilinka où il n’est pas disponible en consultation directe ; nous avons pu le faire étudier par un archiviste russe : Tsentralnoe chranilise sekretnych del, Fonds 5, dossier personnel Grenier, 11.106-144 . — L’Humanité, 13 au 16 août 1992. — Rens. fournis par André Caudron.

ICONOGRAPHIE : Ce Bonheur-là..., op. cit.

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