FAUVEL Georges, Julien, Léon, Alexandre

Par Jacques Girault

Né le 15 mars 1937 à Pirou (Manche) ; instituteur ; syndicaliste de l’enseignement et militant communiste du Calvados.

Fils d’un artisan menuisier, laïque dans un milieu très catholique, Georges Fauvel reçut les premiers sacrements catholiques. Il effectua sa scolarité secondaire au lycée de Coutances (Manche). Bachelier, il fut de 1961 à 1969 instituteur à Saint-Vigor-le-Grand (Calvados). Nommé à Caen (Calvados), il enseigna à Verson de 1981 à la retraite en 1992.

Georges Fauvel se maria en juillet 1958 à Coutances avec une institutrice communiste. Le couple eut trois enfants qui ne reçurent pas de sacrements religieux. Divorcé, il se remaria en janvier 1973 à Caen (Calvados), eut deux autres enfants, puis se remaria une nouvelle fois.

Georges Fauvel effectua son service militaire dans la Marine nationale (janvier 1958-avril 1960).

Georges Fauvel adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1960-1961 et y milita avec ses camarades du courant « Unité et Action ». Au début des années 1990, il passa au SNUIPP et maintint son adhésion après sa retraite.

Georges Fauvel adhéra à l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) en 1956 au lycée et au Parti communiste français à Caen en 1957. Secrétaire de la cellule et de la section communistes de Bayeux à partir de 1961, membre de la commission fédérale des instituteurs, il suivit le stage central pour les instituteurs communistes en août 1961 à Choisy-le-Roi (Seine, Val-de-Marne). Candidat aux élections au conseil général dans le canton d’Isigny en 1964, candidat aux élections législatives dans la circonscription du Bessin en 1967 et en 1968, il fit partie du comité 1964-1971) puis du bureau (1971-1974) de la fédération communiste. Il demanda à ne pas être reconduit pour des « raisons personnelles ».

Par la suite, notamment après avoir pris part à un voyage d’études du PCF en République démocratique allemande suivi de plusieurs voyages privés entre 1973 et 1976, Georges Fauvel contesta les analyses qu’il jugeait erronées des démocraties populaires faites par la direction du PCF. Il n’accepta pas l’attitude de la direction de la fédération communiste et son soutien mitigé à la liste d’union de la gauche, maintenant dirigée par un militant socialiste, lors des élections municipales de Caen en 1977, et plus généralement la politique du PCF vis-à-vis de l’Union de la gauche. Il quitta le PCF au début des années 1980 tout en luttant aux côtés des militants réclamant la rénovation du PCF. Il fit partie des comités Juquin lors de sa candidature à la présidence de la République en 1988.

En 1990, Georges Fauvel participa à la création d’une structure locale, l’Association pour de nouvelles perspectives à gauche (ANPAG), avec d’anciens militants du PCF, de la Ligue communistes révolutionnaire, des syndicalistes (renforcée par l’apport de militants de la CFDT au milieu des années 1990), des militants associatifs. L’ANPAG acquit « une certaine notoriété dans le département » (en 2001, un élu à Caen et à Hérouville, mais échec aux élections régionales de 2003). Présenté par l’ANPAG, Georges Fauvel fut candidat aux élections législatives en 1995 dans le Bessin et obtint un faible résultat, analogue à celui du candidat du PCF. Il participa à l’organisation départementale de la Convention pour une alternative progressiste. Membre d’AC ! du Calvados, il manifesta aux côtés des chômeurs. Avec les Comités unitaires antilibéraux, il soutint la candidature de José Bové aux élections présidentielles de 2007. Après les échecs des candidatures unitaires, il se reconnaissait dans le mouvement initié par la revue Politis.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article24131, notice FAUVEL Georges, Julien, Léon, Alexandre par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 janvier 2009, dernière modification le 2 janvier 2009.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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