ASCASO Francisco [Dictionnaire des anarchistes]

Par Claude Pennetier

Né le 1er avril 1901 à Almudevar (Aragon, Espagne), mort le 20 juillet 1936 à Barcelone ; boulanger et serveur ; dirigeant anarchiste espagnol ; membre de la CNT ; fait plusieurs passages en France.

Francisco Ascaso (1936)
Francisco Ascaso (1936)
DR

Le nom d’Ascaso mérite d’être cité dans le Maitron par une notice succincte en raison de ses séjours en France et en Belgique et de son influence sur des militants comme Léo Campion ou Louis Lecoin.

Boulanger puis serveur à Saragosse, Francisco Ascaso milita à la CNT (Confederación Nacional del Trabajo) et s’occupa particulièrement du groupe d’action directe Los Justicieros, organisateur d’actions contre les Pistoleros, les tueurs du patronat espagnol.

Suite au meurtre du dirigeant anarcho-syndicaliste Salvador Seguí, il participa à l’assassinat du cardinal Soldevilla.

Après l’accès au pouvoir de Primo de Rivera, Ascaso partit en France avec Buenaventura Durruti. Avec sa compagne française Berthe Fabert, il se rendit ensuite en Argentine où il pratiqua la reprise individuelle pour la cause.

De retour en France, il fut arrêté le 25 juin 1926. Louis Lecoin mobilisa ses amis pour éviter son extradition. Libéré en juillet 1927, interdit de séjour, il passa dans la clandestinité en France jusqu’en 1931, retournant alors en Espagne.

Fondateur du groupe Nosotros, il connut l’arrestation puis la déportation aux Canaries, ne retrouvant la liberté qu’en 1934. Il devint alors secrétaire général du comité régional de Catalogne de la CNT.

Il mourut le 20 juillet 1936 lors de l’assaut de la caserne d’Atarazanas à Barcelone.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23953, notice ASCASO Francisco [Dictionnaire des anarchistes] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 décembre 2008, dernière modification le 30 décembre 2015.

Par Claude Pennetier

Francisco Ascaso (1936)
Francisco Ascaso (1936)
DR

SOURCES : Sites Internet, dont Wikipédia. — notice de Berthe Fabert-Guillot dans le Maitron.

Version imprimable Signaler un complément