GABAUDE Céline [née SAURINE Céline, Marie-Thérèse]

Par Alain Dalançon

Née le 4 décembre 1931 à Toulouse (Haute-Garonne) ; professeure de lettres classiques ; militante du SNES, co-secrétaire de la section académique de Toulouse (1979-1993), membre du PCF (1973-2000).

Céline Saurine eut, ainsi que sa sœur, une éducation traditionnelle catholique, comme le souhaitait surtout sa mère (sans profession) de sensibilité MRP, alors que son père, ingénieur des Travaux publics était plutôt radical-socialiste. Elle fit donc toutes ses études primaires et secondaires à Albi (Tarn) dans des institutions religieuses jusqu’à l’obtention de son baccalauréat (série philosophie). Elle fut ensuite étudiante à la Faculté des Lettres de Toulouse et y obtint une licence de lettres classiques et un diplôme d’études supérieures.

Ell s’unit à l’église le 25 février 1954 avec Jean-Marc Gabaude, devenu professeur de philosophie à l’université de Toulouse-le-Mirail ; ils eurent deux fils, baptisés.

Céline Gabaude entama une carrière d’enseignante en tant qu’adjointe d’enseignement à l’annexe Saint-Cyprien du lycée Fermat de Toulouse (Haute-Garonne) en 1959-1960, année où elle fut reçue au certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement de second degré de lettres classiques. Elle effectua son stage au centre pédagogique régional de Toulouse, puis fut affectée en tant que professeur certifiée dans divers établissements de la Lozère et de l’Aveyron de 1963 à 1970 (lycée de Mende, lycée Fabre de Rodez, à nouveau lycée de Mende puis lycée Foch de Rodez). Elle fut ensuite mutée au collège Bellefontaine de Toulouse où elle resta de 1970 jusqu’à sa retraite en 1993.

Dès le début de sa carrière, Céline Gabaude se syndiqua au Syndicat national de l’enseignement secondaire et fut secrétaire de la section d’établissement (S1) du lycée Foch de Rodez de 1967 à 1970 et membre du bureau de la section départementale (S2) de l’Aveyron. Elle participa alors notamment à la lutte pour la défense de la laïcité, après le vote de la loi Debré, dans un département où l’enseignement privé confessionnel était puissant.

Arrivée à Toulouse, Céline Gabaude reprit des responsabilités syndicales dans le bureau du S2 de Haute-Garonne à partir de 1972, et dans celui de la section académique (S3) à partir de 1973, chargée de la commission pédagogique. Quand Jean-Charles Perdriel décida d’abandonner sa responsabilité de secrétaire du S3, elle devint co-secrétaire générale avec Rodolphe Enoff et membre titulaire de la commission administrative nationale de 1979 à 1993. Elle milita toujours dans le courant « Unité et Action », majoritaire au SNES, mais minoritaire dans la puissante section départementale de la FEN de Haute-Garonne, de sorte que les rapports entre le SNES, le Syndicat national des instituteurs et la Fédération de l’Education nationale furent souvent très difficiles.

Céline Gabaude participa activement et avec beaucoup d’enthousiasme, dans son académie et au plan national, à tout le travail d’élaboration des positions du SNES dans le champ pédagogique, avec un esprit d’ouverture, tout en restant très attachée à la démocratisation de l’École et à la laïcité du service public d’éducation. Elle porta également une grande attention aux positions du syndicat sur les droits des femmes. Elle ne délaissa pourtant pas les problèmes corporatifs et de gestion des personnels et fut commissaire paritaire des certifiés dans l’académie de Toulouse durant la totalité de son mandat académique.

Son engagement syndical se doubla de l’adhésion au Parti communiste français en 1973, au moment du Programme commun de la Gauche, mais elle n’y prit jamais aucune responsabilité. Elle quitta le PCF en 2000.

Céline Gabaude restait adhérente de la section des retraités du SNES. Très attachée au maintien de l’enseignement des langues anciennes, elle militait toujours au bureau de l’association des professeurs de langues anciennes de Toulouse/Midi-Pyrénées.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23908, notice GABAUDE Céline [née SAURINE Céline, Marie-Thérèse] par Alain Dalançon, version mise en ligne le 14 décembre 2008, dernière modification le 6 janvier 2018.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. IRHSES (S3 Toulouse, CA, congrès) — Témoignage de l’intéressée.

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