FERLET René

Par Olivier Dedieu

Né le 11 novembre 1920 à Accolay (Yonne), mort le 9 avril 1989 ; alpiniste ; secrétaire général de l’entente interdépartementale de la démoustication du Languedoc ; militant socialiste ; maire de Saint-Georges d’Orques (Hérault) de 1965 à 1977.

Résidant dans sa jeunesse dans la région parisienne, René Ferlet passa une partie de son adolescence à faire de l’escalade à l’école de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Bachelier puis autodidacte, il devint professeur d’escalade. En 1939, il fit la guerre dans le 72e bataillon alpin de forteresse. Pour échapper au STO, il devint ouvrier dans la ferme de Lionel Terray. C’est avec ce dernier qu’il effectua ses premières ascensions à Chamonix en 1943. Résistant, membre des FTP, il côtoya Maurice Herzog. Après la Libération, il devint alpiniste. En 1950, il fut secrétaire du club alpin français et membre du groupe de haute montagne. Il dirigea en 1952 l’expédition du Fitz-Roy en Argentine, puis celle de la face sud de l’Aconcagua. Il fut par ailleurs l’un des premiers conférenciers de « Connaissance du Monde ». C’est durant cette période qu’il rencontra Suzanne Bene, fille de Jean Bene, maire et président du conseil général de l’Hérault, qu’il épousa en secondes noces.

En 1960, le couple quitta Paris et vint s’installer à Montpellier (Hérault). René Ferlet travailla dans un premier temps dans une entreprise de panneaux publicitaires, puis à la compagnie nationale du Bas-Rhône Languedoc. En 1963, son beau-père lui proposa le poste de secrétaire général de l’entente interdépartementale pour la démoustication, institution qu’il présidait.

Adhérent de la section socialiste de Montpellier, René Ferlet s’installa en 1963 à Saint-Georges d’Orques, commune de la périphérie de Montpellier. Deux ans plus tard, il fut sollicité pour être tête de liste et fut élu maire de la commune. En 1967, il devint le suppléant du député Gilbert Sénès* et le resta en 1968. Réélu maire en 1971, il fut aussi candidat à l’investiture pour les élections sénatoriales de la même année. Il fut battu par Charles Alliès pour succéder à Jean Bene. En 1977, il décida de ne pas se représenter. Il soutint une candidate contre la liste investie par le Parti socialiste. Exclu du PS, il se retira par la suite de la vie politique.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23733, notice FERLET René par Olivier Dedieu, version mise en ligne le 24 novembre 2008, dernière modification le 24 novembre 2008.

Par Olivier Dedieu

SOURCES : Arch. Dép. Hérault, 1182 W 196, 1003 W 35. — Arch. OURS, 2 APO 13. — Entretien avec Suzanne Ferley. — État-civil.

Version imprimable Signaler un complément