AGERON Charles-Robert

Né le 6 novembre 1923 à Lyon (Rhône), mort le 3 septembre 2008 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ; professeur d’histoire ; historien de l’Algérie coloniale ; catholique de gauche critique du colonialisme.

Charles-Robert Ageron
Charles-Robert Ageron

Sans être un militant, Charles-Robert Ageron,catholique de gauche, grand connaisseur de l’Algérie eut, par ses travaux, de l’influence sur la réflexion historique et politique concernant l’Algérie.

Né dans une famille de la petite bourgeoise lyonnaise, il découvrit l’Algérie en 1945, à la fin de son service militaire. Jeune agrégé, il fut nommé à Alger en 1947 où il resta dix ans. Il fut très proche d’Henri-Irénée Marrou dont il avait été l’élève à Lyon. Comme lui, il fut un critique de la politique de Guy Mollet et de la torture. Favorable à une réforme en profondeur de la société algérienne, il n’était pas acquis aux positions du FLN.

Revenu en métropole en 1947, mêlé au milieu des socialistes « autonomes », il fit sous la direction de Charles-André Julien* une thèse sur Les algériens musulmans et la France de 1871 à 1919 qui fut soutenue en 1968.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23660, notice AGERON Charles-Robert, version mise en ligne le 13 février 2009, dernière modification le 19 mars 2012.
Charles-Robert Ageron
Charles-Robert Ageron

SOURCES : Le Monde, 6 septembre 2008. — Sa bibliothèque a été versée au Centre d’étude diocésain d’Alger et deux journées y ont été organisées les 14-15 décembre 2012.

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