DUTREUX Jean, Raymond

Par Roger Martin

Né le 10 janvier 1909 à Plainfaing (Vosges), fusillé comme otage le 11 août 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; charpentier bûcheron ; militant communiste ; résistant.

Fils de Joseph, gérant de coopérative, et d’Adélaïde, née Didier, ménagère, Jean Dutreux épousa le 27 juillet 1929 Georgette Masson en mairie de Nayemont-les-Fosses. Le couple eut un enfant.
Il exerça la profession d’ouvrier charpentier à Saint-Dié (Vosges). Militant communiste, il fut, pendant quelque temps, secrétaire du syndicat CGTU du bâtiment à Saint-Dié. Il fut renvoyé pour fait de grève de l’entreprise dans laquelle il travaillait. En août 1929, il s’efforça sans succès d’organiser une grève des ouvriers du bâtiment de Saint-Dié. Il participa aux luttes du Front populaire dans la région de Saint-Dié, sans jouer un rôle prépondérant.
Sous l’Occupation, il entra dans la Résistance, participant en particulier à la rédaction et à la distribution de tracts. Chez lui, à Nayemont-les-Fosses, près de Saint-Dié, était dissimulée la ronéo du groupe.
Raymond Dutreux fut arrêté chez lui le 12 juin 1942 par la police allemande (les Allemands découvrirent des tracts, mais non la ronéo). Incarcéré à la prison d’Épinal, il comparut le 27 juin 1942 devant le tribunal de la Feldkommandantur 622 à Épinal et fut condamné à la peine de mort. Transféré le 10 juillet 1942 à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne), il fut passé par les armes au Mont-Valérien le 11 août 1942.
Son acte de naissance comporte la mention « Mort pour la France ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23570, notice DUTREUX Jean, Raymond par Roger Martin, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 23 février 2017.

Par Roger Martin

SOURCES : Arch. Dép. Vosges, 8 M 102. – Arch. PPo., 77W 403. – DAVCC, Caen, otage-B VIII dossier 3 liste S 1744-378/42 (Notes Thomas Pouty). – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit. – Témoignages d’Albert Lejeune, Jean Lemarquis et André Sester. – État civil, Plainfaing.

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