DURAND Louis, Ernest

Par Jean-Pierre Besse, Dominique Tantin

Né le 16 janvier 1897 à La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; officier mécanicien de la marine marchande ; militant syndicaliste et communiste.

Domicilié à La Rochelle, ancien combattant de 1914-1918, mécanicien de formation, Louis Durand entra en 1919 dans la marine marchande. Ses compétences et ses connaissances à bord lui permirent de gravir les échelons. Il devint officier mécanicien. Secrétaire du syndicat des officiers de la Marine marchande de la Confédération générale du travail (CGT) – il dirigea les grèves de 1936 et apporta une collaboration efficace au bureau de l’UD-CGT – et militant du Parti communiste français (PCF), Louis Durand continua à militer dans la clandestinité au sein du PCF après sa dissolution le 26 septembre 1939 par le gouvernement Daladier.
La répression anticommuniste s’accentua sous l’Occupation et le régime de Vichy, a fortiori après l’attaque de l’URSS par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941. C’est la raison pour laquelle Louis Durand fut arrêté par la police française le 6 août 1941 à La Rochelle. D’abord interné au pénitencier de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), il fut transféré au camp de Mérignac (Gironde).
Il fut l’un des cinquante otages désignés pour être fusillés en représailles à l’attentat qui coûta la vie au commandant Reimers à Bordeaux le 21 octobre 1941. L’exécution eut lieu au camp de Souge le 24 octobre 1941.
Un quai de La Rochelle porte son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article23468, notice DURAND Louis, Ernest par Jean-Pierre Besse, Dominique Tantin, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 11 août 2017.

Par Jean-Pierre Besse, Dominique Tantin

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Charente-Inférieure, 4 M 2/26. – Christophe Dabitch, 50 otages, un assassinat politique. Les 256 de Souge, op. cit., CMD, 1999. – Site de l’Amicale des fusillés de Souge.

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