VINCENT René, Camille, François

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 10 mai 1891 à Dijon (Côte-d’Or), mort par accident le 3 juillet 1944 à Salins-les-Bains (Jura) ; employé des postes puis garagiste ; militaire ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC).

René Vincent était le fils de François Alfred, boulanger et de Marie Raveneaux (Ravenault sur l’acte de décès). Il se maria le 28 juin 1922 à Dijon avec Marie Bouley. Il exerçait le métier d’employé des Postes à Dijon.
Il fut incorporé le 1er octobre 1912 au 109e régiment d’infanterie. Il fut nommé caporal le 15 avril 1913, sergent le 13 novembre 1913, adjudant le 11 janvier 1915 et sous-lieutenant le 27 juillet 1916. Il passa au 140e régiment d’infanterie le 17 juillet 1917 à destination de l’armée d’Orient. Il fut nommé lieutenant le 8 octobre 1917. Il fut l’objet de nombreuses citations à l’ordre du corps d’armée le 4 décembre 1914, le 9 octobre 1915, l’ordre de la division le 1er avril 1916, le 2 novembre 1916, le 22 octobre 1918, à l’ordre de la brigade le 26 avril 1919, ce qui lui valut l’attribution de la Croix de guerre 1914-1918 avec 3 étoiles de vermeil, deux étoiles d’argent et 1 étoile de bronze.
Il reçut trois blessures, la troisième par balle dans l’avant-bras droit le 15 avril 1919 à Sébastopol et fut évacué blessé le 16 avril 1919. Démobilisé le 11 août 1919. Il se retira rue Vivant-Carion, à Dijon. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur par décret du 9 novembre 1927 et promu capitaine de réserve par décret du 23 novembre 1931.
Il fut rappelé à l’activité comme membre de la commission de corps auto n° 2 le 24 septembre 1938 et démobilisé le 8 octobre. Il fut convoqué à la commission de réquisition d’auto à Dijon du 22 août au 6 septembre 1939 puis mobilisé le 7 septembre 1939 au 408e régiment de pionniers à Autun. Il fut affecté à la 21e compagnie de passage (dépôt d’infanterie n° 81) le 6 mai 1940 puis comme major de zone provisoire du canton de Poligny (Jura) le 11 juillet 1940. Il fut démobilisé le 8 août 1940 et se retira rue d’Auxonne, à Dijon.
Il obtint une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la Croix de guerre 1939 avec étoile de bronze.
Il entra dans la Résistance le 1er avril 1943 et dirigea d’importants réseaux de parachutages dans la Côte-d’Or puis le Jura. Bien que recherché par la Gestapo il continua d’effectuer d’innombrables déplacements en dirigeant personnellement toutes les opérations.
Il décéda accidentellement en service le 3 juillet 1944 à seize heures, 13 rue de la Liberté, à Salins-les-Bains (Jura).
Il est mentionné comme garagiste sur l’acte de décès.
Il obtint la mention « Mort pour la France » (avis du service central de l’État civil militaire du 21 décembre 1945, transcrite sur l’acte de naissance le 29 avril 1946 et fut homologué comme soldat des Forces françaises combattantes (FFC),[dossier de résistant SHD Vincennes GR 16 P 596515].
Pour son activité dans la Résistance, il reçut une citation à l’ordre de l’armée et la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 24 avril 1946.
Son nom figure sur la plaque commémorative du quartier des Poussots, à Dijon (Côte-d’Or).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article222035, notice VINCENT René, Camille, François par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 15 janvier 2020, dernière modification le 15 janvier 2020.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Mémorial Genweb.— Registres matricules militaires.— État civil (actes de naissance et décès).

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