DELPECH Georges, Roger, Paul

Par Gilles Morin

Né le 25 avril 1922 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 6 septembre 1989 à Toulouse (Haute-Garonne) ; cadre à l’Office national industriel de l’azote ; syndicaliste CGT-FO et militant socialiste de Haute-Garonne, secrétaire de la Fédération des industries chimiques CGT-FO (1950-1958), membre de la direction nationale des Jeunesses socialistes (1947) ; adjoint au maire de Toulouse (1959-1971) ; conseiller général de Toulouse (1964-1976) ; député (1967-1968).

Les parents de Georges Delpech, d’origine ouvrière, étaient originaires de l’Aveyron. Il suivit des études à l’école primaire supérieure, puis obtint le brevet élémentaire.
Georges Delpech adhéra aux Jeunesses socialistes (JS) en 1938, à la SFIO en 1944. Secrétaire de la section de Toulouse des JS en 1945-1946, il fut désigné comme secrétaire fédéral des JS en 1946-1947 et appartint au bureau national des JS à la même époque. Il se fit tout d’abord connaître comme syndicaliste. Employé à l’Office national industriel de l’azote (ONIA), il fut secrétaire de la Fédération des industries chimiques FO de 1950 à 1958 et fut secrétaire de l’Union départementale FO de 1955 à 1961, puis membre de la CE jusqu’en 1963. Il participa à des délégations syndicalistes au BIT et à des conférences internationales de la CISL, comme délégué de FO Chimie. Il fut administrateur de la Caisse d’Allocations familiales de 1950 à 1955. Mutilé du travail, il était, en 1958, vice-président de la caisse primaire de Sécurité sociale de 1955 à 1965 et de l’Union de recouvrement de la Haute-Garonne de 1952 à 1966. Il termina sa carrière comme directeur de l’ONIA. André Bergeron secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière avait reproché publiquement à Georges Delpech ses cumuls de mandats politiques avec ses mandats syndicaux, contrairement à la Charte d’Amiens de 1906 qui avait proclamé l’indépendance du mouvement syndical CGT vis-à-vis des partis politiques.
Georges Delpech était secrétaire du groupe SFIO « Fonvielle », en 1950-1951. Il défendit la motion Depreux, hostile à la politique de Guy Mollet et Robert Lacoste en Algérie au congrès fédéral de juin 1957, mais demeura à la SFIO après la scission de septembre 1958 qui vit le départ de la majorité des minoritaires. Il fut élu aux élections municipales en mars 1959 et désigné comme deuxième adjoint au maire de Toulouse. Reconduit en 1965, il conserva cette fonction jusqu’en 1971, année où les socialistes perdirent la mairie. Il était délégué cantonal de l’Éducation nationale en 1962.
Candidat aux élections cantonales d’avril 1958 dans le canton de Toulouse-Sud, ayant obtenu 4 072 voix au premier tour, Delpech se retira au deuxième tour en faveur du sortant radical. Il fut de nouveau candidat à une élection cantonale partielle en juin 1959 (il obtint 26,5 % des suffrages, le communiste Rumeau 26,2 %), l’UNR Maziol l’emporta avant d’être élu en 1964 conseiller général SFIO du canton de Toulouse-Sud, en battant le ministre de la construction, Jacques Maziol. Réélu en 1970, il ne se représenta pas en 1976. Il était secrétaire du conseil général en 1966.
Delpech, candidat malheureux aux élections législatives de 1962, fut élu député le 12 mars 1967. Mais, avec 27 002 voix en 1968, il fut battu de 804 voix par le docteur Moron (UNR). Il fut un temps secrétaire général puis directeur de société anonyme HLM de Toulouse-Papus de sa création en 1948 à la fin des années soixante.
Georges Delpech, qui était par ailleurs vice-président de la fédération nationale des Offices municipaux de sport et vice-président du Centre régional Midi-Pyrénées de productivité à partir de 1956, il fut ensuite secrétaire général de cet organisme de 1956 à 1959 et vice-président de 1959 à 1967 au moins. Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur le 5 janvier 1988, mais devait décéder un an plus tard. Il s’était marié le 3 août 1946 à Janine Barbis, née le 28 avril 1924, sans profession. Il avait deux enfants en 1966.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article22124, notice DELPECH Georges, Roger, Paul par Gilles Morin, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 16 janvier 2018.

Par Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat., F/1/cII/320 ; 581 AP, fonds A. Seurat. 19770359/19 ; 19780654/57. — Arch. Assemblée nationale, dossier biographique. — Archives de l’Union Départementale CGT-FO de la Haute-Garonne. — Arch. FJJ/6EF73/2.— Rapports des congrès de la SFIO, 1944-1967. — Arch. OURS, dossiers Haute-Garonne. — L’Avenir, 29 juin 1957. — Notes de Georges Portalès.

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