DELORS Jacques, Lucien, Jean. Pseudonyme : JACQUES Roger

Par Gilles Morin

Né le 20 juillet 1925 au Lonzac (Corrèze) ; employé de banque puis économiste ; membre de la pré-JOC puis de la JEC, syndicaliste CFTC puis CFDT, animateur de Reconstruction ; membre du MRP, de la Jeune République puis de l’UGS ; conseiller de Jacques Chaban-Delmas, Premier ministre UNR ; membre du Parti socialiste ; député européen (1979-1981) ; ministre de l’Économie et des Finances (1981-1984) ; président de la Commission européenne (1985-1995) ; maire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) (1983-1984).

Fils de Louis Delors, petit fonctionnaire de la Banque de France, et de Jeanne Rigal, Jacques Delors, après avoir commencé ses études secondaires au lycée Voltaire à Paris, les poursuivit du fait de la guerre et de l’exode à Riom, puis au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Il reçut une éducation chrétienne, fit sa communion en 1936 et, très jeune, participa au patronage de sa paroisse, milita à la pré-JOC dès l’âge de quatorze ans, puis à la JEC au lycée et enfin, après l’exode, fit partie des Compagnons de France. Tout en continuant ses études en travaillant afin d’assurer son indépendance, il s’inscrivit à la Faculté de Droit de Paris, dont il sortit avec une licence de Sciences économiques et obtint également le diplôme du Centre d’études supérieures de banque. En 1944, Jacques Delors débuta sa carrière comme chef de service à la Banque de France, attaché au cabinet du directeur général des titres et du marché monétaire. Il y gravit rapidement les échelons grâce à la promotion interne et acheva son parcours au début des années quatre-vingt comme directeur en service détaché. Il se maria le 26 avril 1948 à Marie Lehaille, avec laquelle il allait avoir deux enfants, Martine, future ministre socialiste et maire de Lille, et Jean-Paul, journaliste.

Jacques Delors adhéra au MRP à l’automne 1944, dans l’enthousiasme de la Libération, mais le quitta dix-huit mois plus tard en 1946, le jugeant trop conservateur. Dans ses entretiens avec Dominique Wolton, il explique son engagement par une révolte précoce face aux injustices de la société. Il milita, à partir de 1950, surtout à la CFTC de la Banque de France et il entra en contact avec les animateurs du groupe Reconstruction (Albert Détraz, Paul Vignaux), avec lesquels il mena le combat pour la déconfessionnalisation de la centrale chrétienne. Sous le pseudonyme de Roger Jacques, il devint l’un des experts économiques de la confédération et enseigna dans ses Écoles normales ouvrières, puis rejoignit le bureau d’études de la CFTC en 1957. Il se situait alors dans la mouvance du personnalisme de Mounier.

En 1952, Roger Jacques prolongea son engagement syndical et philosophique par l’adhésion dans le XIIe arrondissement à Vie nouvelle, mouvement chrétien de gauche, dont il devint l’un des animateurs, aux côtés d’André Cruiziat. Il adhéra avec son épouse, afin de pouvoir militer en couple dans un mouvement qui se voulait alors « personnaliste communautaire ». Il approfondit sa lecture d’Emmanuel Mounier et participa aux premières réflexions du groupe sur le socialisme en écrivant son premier article dans le bulletin n° 5 d’octobre 1956 de l’équipe politique, portant sur « Le socialisme, possibilités et limites ». Selon René Pucheu, il apporta « sa compétence et sa passion à une équipe qui, après deux ans d’agitation, s’essoufflait ». Constatant ce qu’il estimait être la sclérose du socialisme, il écrivit : « On doit pouvoir concilier planification et liberté, grâce à une décentralisation poussée, à l’affrontement au sein du socialisme de courants idéologiques différents, grâce à la totale indépendance du système judiciaire garantissant la sauvegarde des droits personnels ». Dès 1957, il devint le principal animateur politique du groupe, axant sa réflexion sur la planification et prônant un socialisme éthique.

La crise de la gauche à la fin de la IVe République conduisit « Roger Jacques » à un engagement plus actif en politique. Il adhéra à la Jeune République en 1953 et intégra rapidement le comité exécutif en 1956 puis le bureau politique de cette petite formation issue du Sillon de Marc Sangnier. Militant aux côtés de Camille Vals*, Léo Hamon* et Georges Lavau*, il déposa une motion sur l’unification avant la création de l’Union de la gauche socialiste et fut nommé membre du Comité politique de l’UGS en décembre 1957. Proche alors des amis de Pierre Mendès France, il partagea l’expérience de la Nouvelle gauche jusqu’à la formation du Parti socialiste unifié à laquelle il ne s’associa pas. Comme de nombreux militants chrétiens de gauche, il participa alors à l’expérience des clubs. Il ne rejoignit pas le Club Jean Moulin - qu’il trouvait trop élitiste selon Hugues Portelli -, mais s’engagea très activement à partir de 1959 dans la vie de Citoyen 60, animé par René Pucheu, et qu’il co-dirigea jusqu’en 1965. Au départ, Citoyen 60 n’était que le prolongement politique de La Vie Nouvelle, mais il agrégea rapidement d’autres militants. Ce club comptait alors 60 équipes environ et diffusa à 4 000 exemplaires un bulletin éponyme sous-titré « Cahier d’éducation politique, économique et sociale », dont 2 800 exemplaires par abonnements (Claire Andrieu). En 1962, avec le Club Jean Moulin et le Cercle Tocqueville, Citoyen 60 lança une enquête sur le « Renouvellement de la démocratie » dont les résultats servirent de base à une rencontre nationale des clubs en 1964. Son animateur se situait alors nettement sur le terrain du socialisme démocratique et proposait « un réformisme participatif étranger à tout maximalisme ».

Représentant de la CFTC au Conseil économique et social, comme membre de la section du plan et des investissements à partir de 1959, Jacques Delors se vit confier en 1961 un des rapports préparatoires du IVe Plan. Peu après, il intégra le commissariat au Plan, comme chargé de mission et chef du service des affaires sociales de 1962 à 1969 auprès de Pierre Massé puis de François-Xavier Ortoli et prit en charge la réflexion sur les relations industrielles. À ce titre, en 1963, lors de la grève des mineurs, il fut le rapporteur du « Comité des sages » chargé de trouver une sortie au conflit. Ce rôle, au sein du commissariat du Plan, le conduisit à un relatif retrait politique en dehors de son action avec les Clubs, même s’il participa aux colloques socialistes organisés par Georges Brutelle en 1964 et se montra actif en soutien de la campagne pour la candidature à la présidentielle de Gaston Defferre en 1964-1965.

Après une courte période de purgatoire due à ses prises de position en Mai 68, pourtant modérées, Jacques Delors fut nommé, à la veille du référendum d’avril 1969, secrétaire général du comité interministériel de la formation professionnelle et de la promotion sociale. Mais, il n’y resta pas car en juillet Jacques Chaban-Delmas, devenu premier ministre de Georges Pompidou, le prit comme conseiller pour les affaires sociales et culturelles (dont l’éducation), puis comme chargé de mission auprès de lui. Ce sont les événements de Mai 1968 qui l’auraient conduit à faire « quatre pas hors des nuages », afin de tester la validité des solutions qu’il préconisait ailleurs. Son influence et celle de Simon Nora furent dans un premier temps certaines, et il fut l’un des auteurs du fameux discours sur la « nouvelle société », réformiste, contractuelle, décentralisée, prononcé par Chaban-Delmas devant l’Assemblée nationale le 16 septembre 1969. Ce discours, très mal reçu par Georges Pompidou et l’UDR, conduisit le premier ministre et son conseiller à modérer leurs positions et à réviser à la baisse leurs objectifs. Il parvint toutefois dans son domaine, à faire progresser la politique contractuelle dans deux directions, le développement des conventions collectives et la mensualisation des salaires. La loi de 1971 lançant la formation continue et les contrats de progrès furent ses ultimes réalisations qui firent alors parler de « delorisme ». Il resta à Matignon jusqu’en 1972, puis devint membre du conseil général de la Banque de France de 1973 à 1979 et enseigna comme professeur associé de gestion à Paris IX (Paris-Dauphine, de 1973 à 1979) et à l’École nationale d’administration, il dirigea enfin le centre de recherche Travail et société (1975-1979).

Rompant avec la majorité, Jacques Delors créa les clubs Échange et projets regroupant notamment des industriels et financiers qui n’étaient pas hostiles à la gauche, comme José Bidegain, René Lattès, François Bloch-Lainé. Puis, au lendemain des Assises du socialisme, le 2 novembre 1974, il adhéra au Parti socialiste. L’accueil qu’il y trouva fut réservé, face à cet homme venu des milieux chrétiens, ayant fréquenté la droite et le patronat. François Mitterrand, très prudent vis-à-vis des chrétiens de gauche, se montra fort critique envers eux dans La paille et le grain, rédigé en 1974, quelques mois avant l’entrée de Delors au PS, mais qui parut en 1975 chez Flammarion. Cette méfiance envers Delors ne se démentira guère avant plusieurs décennies. Thierry Pfister commence son portrait de responsable socialiste en 1977 en rappelant que chaque fois qu’il allait animer une réunion du parti, il se trouvait quelqu’un, socialiste ou non, pour lui demander pourquoi il avait travaillé pour Chaban ? Portant au front cette « tache » selon Pfister, il ne brigua aucun poste dans le parti mais fut nommé délégué national du PS chargé des relations économiques internationales à partir de 1976, jusqu’en 1981. Le PS lui proposa de tenter de conquérir la mairie de Créteil pour les municipales de 1977, mais il se heurta à la section socialiste locale et ne poussa pas plus avant cette expérience. En 1978, alors que Michel Rocard, dont il était proche idéologiquement, lança une offensive contre la majorité mitterrandienne, il soutint le premier secrétaire du Parti socialiste avant le congrès de Metz en signant le « Manifeste des 30 ». Il fut élu parlementaire européen la même année et présida la Commission économique et monétaire du Parlement européen jusqu’en mai 1981.

Jacques Delors fut par ailleurs en ces années l’un des deux membres français du Club de Rome qui produisit en 1972 un texte très controversé par la gauche, appelé « Halte à la Croissance » et qui était précurseur des notions de développement durable et d’empreinte écologique.

Après la victoire de François Mitterrand à la présidence de la République, de mai 1981 à juillet 1984, Jacques Delors fut ministre de l’Économie et des Finances dans les trois gouvernements Mauroy du 22 mai au 23 juin 1981, puis du 23 juin 1981 au 22 mars 1983, alors que Laurent Fabius détenait le ministère du Budget. Il conserva ces fonctions en les cumulant cette fois avec le budget, du 22 mars 1983 au 17 juillet 1984 et devint alors n° 2 du gouvernement, tout en étant également maire de la ville de Clichy (1983-1984). Le ministre de l’Économie fut chargé dans son domaine d’appliquer les propositions de François Mitterrand et il organisa la nationalisation de la quasi-totalité des établissements privés de crédit (loi du 11 février 1982, qui crée le Haut-Conseil du secteur public). Il définit à cette occasion les modalités d’indemnisation des anciens actionnaires des sociétés nationalisées. La mise en place de la décentralisation par Gaston Defferre se traduisit dans son domaine par la création et l’installation des chambres régionales des comptes.

Face à l’aggravation de la crise économique et aux difficultés financières qui survinrent en dépit du renforcement progressif du contrôle des changes (mai 1981, avril 1982 et 1983), Jacques Delors avec Pierre Mauroy, au nom du choix européen, fut l’un des initiateurs du virage de la rigueur de 1982, contre Jean-Pierre Chevènement, Laurent Fabius et Pierre Bérégovoy qui prônaient la sortie du système monétaire européen. Finalement, à l’issue d’un bras de fer à la hauteur de l’enjeu, François Mitterrand trancha en faveur des Delors-Mauroy. Le ministre des Finances convertit les socialistes français aux politiques de rigueur et de désinflation compétitive. Il instaura un encadrement rigoureux de l’économie, avec blocage total des prix et des salaires (août-novembre 1982), lança un emprunt obligatoire en 1983. Deux dévaluations du franc, opérées en mars 1982 et 1983, complétèrent le dispositif, avec l’aide du gouvernement allemand. Ce dispositif permit de casser la spirale inflationniste. Il était alors question que Delors devînt premier ministre. Il ne fut pas reconduit dans le gouvernement dirigé par Laurent Fabius.

À l’initiative du premier ministre anglais Margaret Thatcher et du chancelier allemand Helmut Kohl, Jacques Delors devint président de la Commission européenne deux jours après son départ du gouvernement, alors que François Mitterrand soutenait la candidature de Claude Cheysson. Il prit ses fonctions en janvier 1985 et assura trois mandats jusqu’en décembre 1994. Ces derniers furent marqués par une profonde relance de la construction européenne et un retour en force de la France et de l’Allemagne dans le processus d’unification. Le 14 juin 1985, il transmit au Conseil un projet d’accord sur l’achèvement du marché intérieur. Ce Livre blanc de la Commission, fut approuvé par le Conseil européen de Milan des 29-30 juin 1985. Il entendait stimuler la reprise économique, assurer les libertés de circulation des individus, des biens, des services et des capitaux et se proposait de réunir les marchés nationaux en un marché unique pour le 31 décembre 1992 au plus tard. Le texte aboutit à la signature de l’Acte unique en février 1986. Jacques Delors présida par la suite en 1988 et 1989 le comité chargé d’étudier le projet d’une Union économique et monétaire. Les travaux du comité Delors inspirèrent le volet économique et monétaire du Traité de Maastricht et la naissance de la monnaie unique européenne. Ce fut lui qui suggéra que le comité spécial sur l’union monétaire soit composé des gouverneurs des banques centrales, plus indépendants des gouvernements, plutôt que des ministres des Finances, entraînant le ralliement des Allemands, sous la condition que la future Banque centrale européenne (BCE) soit indépendante et obtint l’adoption de réformes budgétaires, le paquet Delors I (1987) et le paquet Delors II (1992). Il fut ainsi l’initiateur de la révision de la Charte sociale européenne et des programmes Erasmus.

À l’issue de son mandat, Jacques Delors laissa une Europe profondément rénovée et élargie, de douze à quinze États, en attendant l’élargissement aux anciens pays communistes de l’Est de l’Europe qu’il avait commencé à préparer. Selon ses mémoires, il pensait que la Nation avait un avenir et entrevoyait la future union comme fédération d’États nations où le transfert de souveraineté se ferait en fonction du principe de subsidiarité. La méthode fédérale « affiche sa supériorité », car elle permet de définir « sans équivoque "qui fait quoi" et "qui est responsable de quoi" ». Après Monnet, Schuman et Spaak, Delors figura la deuxième génération de pères de l’Europe, celle de l’Union économique et monétaire et de la bataille pour l’Union politique. Mais il connut aussi des échecs par rapport à ses ambitions premières : s’il fut le bâtisseur d’un espace commun élargi, d’une fiscalité et d’une monnaie commune, il ne put pousser la relance politique face à Margaret Thatcher et dut renoncer à un pouvoir politique uni, ce qui déséquilibra la construction. Et, s’il prit des initiatives en matière de construction sociale, il ne put réaliser le programme qu’il a présenté devant le congrès de la Confédération européenne des syndicats en mai 1988.

Par ailleurs, de 1992 à 1996, Jacques Delors présida à l’Unesco la Commission internationale sur l’éducation pour le XXIe siècle. Il anima les clubs Témoins, dont François Hollande était l’un des membres influents et la presse envisagea une carrière nationale pour lui. Un temps favori des sondages dans la perspective de l’élection présidentielle de 1995, il renonça à présenter sa candidature, le 11 décembre 1994. Les causes de ce retrait restent discutées. Invité permanent du bureau national du PS, il présida le comité de soutien de Lionel Jospin à l’élection présidentielle.

Jacques Delors fut enfin avant la fin du millénaire président du conseil d’administration du Collège d’Europe de Bruges (1995-1999) et dirigea, à partir d’octobre 1996, le Think Tank appelé Groupement d’études et de recherches Notre Europe, et présida le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) à partir de 2000. Il fut enfin docteur honoris causa de vingt-quatre universités en Europe, aux États-Unis et au Canada.

Relativement en retrait de la politique active, Jacques Delors, qui avait publié ses mémoires en 2004, s’engagea au côté de Ségolène Royal qui l’utilisa dans sa campagne présidentielle, en 2007. Réformiste assumé, adversaire des positions idéologiques, il se montre homme pragmatique, n’ayant jamais séparé éthique de conviction et éthique de responsabilité. Alors que les socialistes se sont convertis comme il l’espérait à l’économie de marché et à un pragmatisme, il incarne, avec Michel Rocard, ce que fut la deuxième gauche, conservant une image très positive dans l’opinion, et pas seulement à gauche, mais son retrait volontaire de la vie politique nationale depuis 1995 le limite au rôle de conscience de la gauche.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article22116, notice DELORS Jacques, Lucien, Jean. Pseudonyme : JACQUES Roger par Gilles Morin, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 18 mars 2013.

Par Gilles Morin

ŒUVRE : Outre de nombreux articles, citons le Rapport pour les Nations Unies sur la planification française, 1966 ; et sur la planification à long terme (1969). — Changer, conversations avec Claude Glayman, Stock, 1975. — En sortir ou pas (en collaboration avec Philippe Alexandre), Grasset, 1985. — La France par l’Europe, (en collaboration avec le Club Clisthène), Grasset, 1988. — Le nouveau concert européen, Odile Jacob, 1992. — L’unité d’un homme (en collaboration avec Dominique Wolton), Odile Jacob, 1994. — L’éducation : un trésor est caché dedans, rapport à l’Unesco de la Commission internationale sur l’éducation pour le XXIe siècle, sous la direction de Jacques Delors, Odile Jacob, 1996. — Combats pour l’Europe, Économica, 1996. — Mémoire, ouvrage d’entretien avec Jean-Louis Arnaud, 2004.

SOURCES : Claire Andrieu, Pour l’Amour de la République, le Club Jean Moulin, 1958-1970, op. cit. — Thierry Pfister, Les socialistes, Albin Michel, 1977. — Gérard Bossuat, Les fondateurs de l’Europe, Belin-Sup, 1994. — Notice par Hugues Portelli, dans J.-F. Sirinelli, Dictionnaire de la Vie politique française au XXe siècle, op. cit. — Arch. Com. Marseille, 100 II 838. — Jean Lestavel, La Vie nouvelle, histoire d’un mouvement inclassable, Le Cerf, 1994. — Bulletin d’information du mouvement uni de la Nouvelle Gauche, 15 octobre 1957. — Tribune du Peuple n° 1, 14 décembre 1957. — Comptes rendus du Comité politique de l’UGS. — Helen Drake, Jacques Delors : Perspectives on a European, Routledge, 2000. — Pour une bibliographie sur son action européenne, voir le site de Notre Europe.

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