CHAUVET Paul, Raymond

Par Patrick Bec

Né le 11 décembre 1919 à Sal-Bas, commune de Saint-Poncy (Cantal), tué le 24 octobre 1944 à Basse-sur-le-Rupt (Vosges) ; résistant au sein des forces françaises de l’intérieur (FFI).

Paul, Raymond Chauvet était le fils de Célestin Chauvet, successivement berger à Luzers, commune de Bonnac (Cantal), à Cuminget, commune de Saint-Mary-le-Plain (Cantal), puis cultivateur à Sal-Bas, commune de Saint-Poncy, né à Civeirac, commune de Saint-Pierre-le-Vieux (Lozère) le 1er décembre 1873 et marié à Saint-Mary-le-Plain le 28 juillet 1906 avec Marie Coste, née le 13 novembre 1884 à Sal-Bas de Saint-Poncy et domestique puis cultivatrice. Paul Chauvet avait quatre frères nés en 1908, 1912, 1917 et 1928, et deux sœurs née en 1914 et 1923.
Célibataire, en 1944 il s’était engagé dans la Résistance et faisait partie du 8è régiment de dragons FFI.
Après la diffusion le 27 août 1944 du message "j’espère vous revoir chérie", Les vingt hommes permanents du maquis de la Piquante Pierre, sommet des Vosges à 1008 m d’altitude, réceptionnent dans la nuit vers 1 h 30 les premiers parachutages d’armes. Dès le lendemain, les renforts se présentent au col de la Croix des Moinats situé entre La Bresse et Vagney. Progressivement, le nombre de maquisards augmente ; il atteindra 1300 hommes au moment de l’attaque du camp par les forces allemandes. Les Allemands vont converger vers la Piquante Pierre dans la nuit du 19 au 20 septembre et attaquer le 20 dans un paysage baignant dans un brouillard intense. De ce fait, les attaquants ne peuvent pas attendre l’aide d’un éventuel renfort aérien. Les attaques allemandes se répètent jusqu’à 18 heures sans que les positions des belligérants ne subissent de changement. Dans la nuit suivante, la majeure partie du maquis décroche, ne laissant qu’une centaine de combattants à la Piquante Pierre. Ces derniers seront attaqués le lendemain, 21 septembre, mais réussiront à maintenir leur position. Ils décrocheront par la suite et rejoindront le gros des troupes. D’après l’article de Wikipédia d’où est extrait ce passage, cette attaque a été un échec pour l’occupant : on compterait 480 morts du côté allemand contre 20 morts du côté des maquisards et 54 prisonniers. Mais le monument aux morts érigé à la Piquante-Pierre montre 73 noms de FFI et 10 noms de civils, tués ou fusillés les 16, 20 et 21 septembre.
D’après le SHD de Caen, Paul Chauvet est mort à Basse-sur-le-Rupt le 24 octobre 1944. Il avait 25 ans.
Son nom est inscrit sur le monolithe (menhir) devenu monument érigé en souvenir des maquisards disparus à la Piquante Pierre. Le nom de Paul Chauvet est également gravé sur le monument de la Résistance à Saint-Flour (Cantal) ainsi que sur le monuments aux Morts de Saint-Poncy.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article220805, notice CHAUVET Paul, Raymond par Patrick Bec, version mise en ligne le 4 décembre 2019, dernière modification le 4 décembre 2019.

Par Patrick Bec

SOURCES : AVCC, dossier Paul Chauvet : AC 21 P 44144 (non consulté) . — Jean Favier, Lieux de mémoire et monuments du souvenir, Albédia, Aurillac 2007 . — Wikipedia, le maquis des vosges . — MémorialGenWeb .—État civil (AD 15).

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