NUZILLAT Louis

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 2 juin 1924 à Tournus (Saône-et-Loire), mort en action à La Chapelle-sous-Brancion (Saône-et-Loire) le 2 juillet 1944 ; résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Louis Nuzillat était le fils de Anatole et de Jeanne Germaine Boyat, sans profession. Il était célibataire et domicilié chez ses parents, à Tournus, hameau de Croix-Vacher (Saône-et-Loire).
Il entra dans la Résistance au maquis FTPF de Brancion.
Durant l’occupation, le secteur de Brancion était devenu une zone de refuge et d’action pour les résistants. Des parachutages d’armes et de matériel y avaient été effectués en avril et mai 1944 par les Alliés, pour aider le maquis dans sa lutte contre l’occupant.
Renseignés par deux miliciens infiltrés, les Allemands ainsi que leurs collaborateurs français décidèrent de mener une vaste opération afin de détruire cette poche de résistance entre les vallées de la Saône et de la Grosne. Le dimanche 2 juillet 1944 au petit jour, une colonne d’une centaine de véhicules, camions, cars, voitures et motos, bourrés de soldats se dirigea vers l’objectif principal, le village de Royer. Les Allemands durent scier l’arbre qui avait été placé en travers de la route par les maquisards. Des échanges de coups de feu éclatèrent, mais les résistants préférèrent se replier. Ils ne tenaient pas à ce que l’ennemi découvre le stock d’armes caché à l’Échelette, derrière le château de Nobles. Royer fut envahi par les Allemands et les Miliciens qui recherchaient des « terroristes ». Des civils furent interrogés et malmenés, des maisons incendiées. Capturé avec une arme, le résistant Georges Souillot fut frappé puis fusillé dans un pré de Royer, devant la population.
Malgré les consignes de discrétion, un groupe de jeunes maquisards sortit du bois. Quatre d’entre eux seront tués au hameau de Collonge, commune de La Chapelle-sous-Brancion (Saône-et-Loire) : Jean Lacour, René Mollard, Louis Nuzillat et Roger Thuel. Louis Nuzillat décéda à onze heures trente.
Ce même jour, Allemands et Miliciens attaquèrent également Azé, où de violents combats les opposèrent aux résistants qui parvinrent à les mettre en fuite.
L’acte de décès fut dressé le 5 juillet 1944 sur la déclaration de Claudius Bordet, 42 ans, forgeron, domicilié au hameau de Nogent, commune de La Chapelle-sous-Brancion.
Louis Nuzillat obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès. Il fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et obtint le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR), dossier SHD Vincennes GR 16 P 448401.
Son nom figure sur le monument aux morts, à La Chapelle-sous-Brancion et sur le monument commémoratif du col de Brancion, à Martailly-lès-Brancion (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article220781, notice NUZILLAT Louis par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 2 décembre 2019, dernière modification le 2 décembre 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Le Journal de Saône-et-Loire, article du 3 août 2013, Que s’est-il passé ce jour-là à Royer, Brancion et Azé ?.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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