MOLARD René

Par j

Né le 23 juin 1925 à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire), mort en action à La Chapelle-sous-Brancion (Saône-et-Loire) le 2 juillet 1944 ; cultivateur ; résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

René Molard était le fils de Marius Marcel, cultivateur et de Marie Baudras. Il était célibataire et domicilié en 1944 chez son père (Saône-et-Loire) avec lequel il exerçait le métier de cultivateur.
Il entra dans la Résistance au maquis FTPF de Brancion.
Durant l’occupation, le secteur de Brancion était devenu une zone de refuge et d’action pour les résistants. Des parachutages d’armes et de matériel y avaient été effectués en avril et mai 1944 par les Alliés, pour aider le maquis dans sa lutte contre l’occupant.
Renseignés par deux miliciens infiltrés, les Allemands ainsi que leurs collaborateurs français décidèrent de mener une vaste opération afin de détruire cette poche de résistance entre les vallées de la Saône et de la Grosne. Le dimanche 2 juillet 1944 au petit jour, une colonne d’une centaine de véhicules, camions, cars, voitures et motos, bourrés de soldats se dirigea vers l’objectif principal, le village de Royer. Les Allemands durent scier l’arbre qui avait été placé en travers de la route par les maquisards. Des échanges de coups de feu éclatèrent, mais les résistants préférèrent se replier. Ils ne tenaient pas à ce que l’ennemi découvre le stock d’armes caché à l’Échelette, derrière le château de Nobles. Royer fut envahi par les Allemands et les Miliciens qui recherchaient des « terroristes ». Des civils furent interrogés et malmenés, des maisons incendiées. Capturé avec une arme, le résistant Georges Souillot fut frappé puis fusillé dans un pré de Royer, devant la population.
Malgré les consignes de discrétion, un groupe de jeunes maquisards sortit du bois. Quatre d’entre eux seront tués au hameau de Collonge, commune de La Chapelle-sous-Brancion : Jean Lacour, René Molard, Louis Nuzillat et Roger Thuel. René Molard décéda à onze heures.
Ce même jour, Allemands et Miliciens attaquèrent également Azé, où de violents combats les opposèrent aux résistants qui parvinrent à les mettre en fuite.
L’acte de décès fut dressé le 5 juillet 1944 sur la déclaration de Marie Louise Sordet, épouse Rousseau, 63 ans, employée à la mairie de Sennecey-le-Grand.
René Molard obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument aux morts, à La Chapelle-sous-Brancion et sur le monument commémoratif du col de Brancion, à Martailly-lès-Brancion (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article220780, notice MOLARD René par j, version mise en ligne le 2 décembre 2019, dernière modification le 2 décembre 2019.

Par j

SOURCES : Le Journal de Saône-et-Loire, article du 3 août 2013, Que s’est-il passé ce jour-là à Royer, Brancion et Azé ?.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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