LACOUR Jean

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 1er septembre 1925 à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire), mort en action à La Chapelle-sous-Brancion (Saône-et-Loire) le 2 juillet 1944 ; manœuvre ; résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Jean Lacour était le fils de Jean, journalier et de Marie Louise Henriette Coron, sans profession. Il était célibataire et domicilié chez ses parents, à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire) où il exerçait le métier de manœuvre.
Il entra dans la Résistance au maquis FTPF de Brancion.
Durant l’occupation, le secteur de Brancion était devenu une zone de refuge et d’action pour les résistants. Des parachutages d’armes et de matériel y avaient été effectués en avril et mai 1944 par les Alliés, pour aider le maquis dans sa lutte contre l’occupant.
Renseignés par deux miliciens infiltrés, les Allemands ainsi que leurs collaborateurs français décidèrent de mener une vaste opération afin de détruire cette poche de résistance entre les vallées de la Saône et de la Grosne. Le dimanche 2 juillet 1944 au petit jour, une colonne d’une centaine de véhicules, camions, cars, voitures et motos, bourrés de soldats se dirigea vers l’objectif principal, le village de Royer. Les Allemands durent scier l’arbre qui avait été placé en travers de la route par les maquisards. Des échanges de coups de feu éclatèrent, mais les résistants préférèrent se replier. Ils ne tenaient pas à ce que l’ennemi découvre le stock d’armes caché à l’Échelette, derrière le château de Nobles. Royer fut envahi par les Allemands et les Miliciens qui recherchaient des « terroristes ». Des civils furent interrogés et malmenés, des maisons incendiées. Capturé avec une arme, le résistant Georges Souillot fut frappé puis fusillé dans un pré de Royer, devant la population.
Malgré les consignes de discrétion, un groupe de jeunes maquisards sortit du bois vers la fin de la matinée et quatre d’entre furent abattus par l’ennemi au hameau de Collonge, à La Chapelle-sous-Brancion. Il s’agissait de Jean Lacour, René Mollard, Louis Nuzillat et Roger Thuel. Jean Lacour décéda à onze heures.
Ce même jour, Allemands et Miliciens attaquèrent également Azé, où de violents combats les opposèrent aux résistants qui parvinrent à les mettre en fuite.
Jean Lacour obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument aux morts, à La Chapelle-sous-Brancion et sur le monument commémoratif du col de Brancion, à Martailly-lès-Brancion (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article220779, notice LACOUR Jean par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 2 décembre 2019, dernière modification le 2 décembre 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Le Journal de Saône-et-Loire, article du 3 août 2013, Que s’est-il passé ce jour-là à Royer, Brancion et Azé ?.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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