PELLOUTIER Maurice Saint-Ange Léonce

Par Marianne Enckell

Né le le 2 juin 1870 à Paris (XVIIe arr.), mort le 8 novembre 1940 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; employé à la Préfecture de la Seine. Frère cadet de Fernand Pelloutier.

Son père, Léonce Adrien Saint-Ange Pelloutier est employé des Postes et Télégraphes, sa mère Marie Amélie Couillaud est sans profession, femme au foyer. Dix ans plus tard la carrière du père conduira la famille à déménager à Saint-Nazaire.

C’est dans cette ville qu’en 1892 Ferdinand, le frère ainé de Maurice, co-écrira avec Aristide Briand un opuscule « De la révolution par la grève générale », témoignage de son engagement politique auquel Maurice apportera son soutien permanent. Le grand frère sera le militant actif, débordant d’idées, mais de plus en plus atteint par la tuberculose qui l’emportera précocement dans sa 34e année, Maurice sera l’homme de l’ombre, celui qui écrit sous la dictée, qui rédige et met en forme, qui édite.

Le 5 décembre 1893, âgé de 23 ans, Maurice se marie avec Berthe Marie Pauline Ridel, 22 ans, sans profession, « grande et belle femme également très bonne musicienne ». Son acte de mariage précise qu’il est alors employé à la Préfecture de la Seine. Les deux futurs époux habitaient à la même adresse. Ferdinand est le témoin de son frère ; il aura pour compagne Maria Ridel, sœur de Berthe.

Les carrières des deux frères seront difficiles, le militantisme qu’ils démontrent avec vigueur pouvant effrayer à cette époque. Maurice continuera sur des postes administratifs à la Préfecture. Le recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Seine note qu’en 1900 il est « expéditionnaire de 5e classe » à la Direction des Affaires municipales, régie des propriétés communales, et qu’il est muté à la Caisse municipale.

En 1901 son frère décède. Il en écrit la biographie, ce sera son dernier acte militant, il va désormais abandonner son métier de publiciste -essayiste écrivant sur la politique- pour se consacrer à l’écriture poétique. Son passé pèse sur sa vie et il doit plusieurs fois déménager.

En 1918, retraité, il habite à Sautron, près de Nantes. Trois ans plus tard, les Pelloutier et leur fils Raymond (né en 1897, courtier en assurances) s’établissent à Rochecorbon dans l’Indre-et-Loire. Maurice y publie au moins deux plaquettes de vers. Il meurt à Nantes le 8 novembre 1940.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article220045, notice PELLOUTIER Maurice Saint-Ange Léonce par Marianne Enckell, version mise en ligne le 3 novembre 2019, dernière modification le 3 novembre 2019.

Par Marianne Enckell

ŒUVRE : Avec Fernand Pelloutier, La vie ouvrière en France, Schleicher frères, 1900. — Fernand Pelloutier : sa vie, son œuvre : 1867-1901, Schleicher frères, 1911. — Ombre et lumière (vers), suivi de Fernand et Maurice Pelloutier, Lettre sur la guerre (réfutation), Nantes, 1919. — Terre et ciel (vers), Rochecorbon, 1922.— Ténèbres et clarté (vers), Rochecorbon, 1924.

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