GIRAUDAU Roger et non GIRAUDEAU

Par Mauricette Laprie

Né le 15 février 1911 à Bordeaux (Gironde), mort le 26 février 1983 à Pessac (Gironde) ; métallurgiste, ; syndicaliste CGT, militant communiste, résistant.

Fils de Raoul Raymond Giraudau, ajusteur et de Jeanne Gabrielle Roumagnac, sans profession, Roger Giraudau se maria à Talence (Gironde) le 27 juin 1931 avec Marguerite Henriette Broquaire dont il divorça en mars 1942. Il se remaria à Talence (Gironde) le 6 octobre 1945 avec Jeanne Saint Amans. Il aura deux enfants Eliane née le 30 mai 1934 et Christian né le 2 juin 1950.

Roger Giraudau commença à travailler en octobre 1925 comme apprenti menuisier en carrosserie. À partir de 1936, il travailla dans des entreprises de bois bordelaises Harribey, SAM - Société Auxiliaire de Meuble, Dubasque puis dans la métallurgie en 1949 comme soudeur à l’arc. Il occupa un poste de chaudronnier à la SATM de Bègles - Société Anonyme de Travaux Métalliques - de 1953 à 1968. Au chômage pendant deux ans après la fermeture de cette entreprise, il géra de 1970 à janvier 1976 la Fédération d’achat des cantines d’entreprise dont le siège était à la Bourse du travail de Bordeaux.

Adhérent à la CGT depuis 1937, il participa en tant que délégué du syndicat de l’ameublement au 29e congrès départemental de l’Union Départementale des syndicats confédérés de la Gironde, tenu à la Bourse du travail de Bordeaux en présence de Jouhaux les 24 et 25 juin 1939. Secrétaire adjoint du syndicat de l’ameublement, secrétaire de la 5e région fédérale du bois jusqu’en 1939, il fut secrétaire du syndicat CGT de la SATM, membre du comité exécutif du syndicat des métaux de la Gironde – secrétaire à partir de 1956, permanent trésorier en 1968, responsable à la propagande en 1975.

Volontaire en Espagne républicaine, il rejoignit vraisemblablement Barcelone en juin 1938 et rentra avec Michel Ramiz le 18 novembre 1938, il était le Commissaire politique de la 2e compagnie qui appartenait à la 14e Brigade internationale.
Rappelé à l’activité, il partit à la guerre le 18 novembre 1939, fait prisonnier le 16 juin 1940 dans la Sarthe, interné au Front stalag 203 – camp de Mulsanne (Sarthe) - évadé le 8 février 1941, il fut démobilisé le 20 mars 1941. Il participa à l’organisation des FTP en Gironde, puis rejoignit, du 2 février 1943 au 20 août 1944, les rangs des résistants du Lot-et-Garonne comme agent de liaison du responsable départemental (ARTHUR) auprès des groupes de la région de Nérac, puis chef du groupe de liaison pour le nord du département auprès de l’état-major départemental (commandant Jean). À la libération, il fut membre du Comité Départemental de la Libération de Bordeaux.
Adhérant du Parti communiste dès 1935, il devint secrétaire permanent à la libération, candidat aux élections législatives en 1946, conseiller municipal de Talence (Gironde) de 1946 à 1959, il occupa le poste d’adjoint au maire de Talence de 1965 à sa mort, il siégea également à la Communauté urbaine de Bordeaux de 1968 à 1977.
Le 13 janvier 1951, il présida, en tant que secrétaire du Secours Populaire, un meeting « Contre le réarmement de l’Allemagne, pour la libération des militants condamnés pour avoir manifestés pour la paix au Vietnam » tenu à la Bourse du travail de Bordeaux.
La médaille des conseils des prud’hommes lui fut décernée pour neuf ans de services en tant que conseiller prud’homme ouvrier à Bordeaux en octobre 1979.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article219391, notice GIRAUDAU Roger et non GIRAUDEAU par Mauricette Laprie , version mise en ligne le 8 octobre 2019, dernière modification le 8 octobre 2019.

Par Mauricette Laprie

SOURCES : État civil de Bordeaux (Gironde). — Archives du syndicat CGT des métaux de la Gironde. – Archives municipales de Talence. — Bulletin Officiel de l’Union des syndicats confédérés de la Gironde, juillet-septembre 1939. – La Gironde populaire, 31 octobre 1946. – Sud-Ouest, 24 octobre 1979, 28 février 1983, 1er mars 1983. — Ramiz Michel. Souvenirs d’un combattant des Brigades internationales, S.l.n.d. [Bordeaux, 1987], 32 p.

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