KÉROUNI ou KHEROUNI Mohamed

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né en 1915 au Douar Taya Selib à Guelma (Algérie), exécuté sommairement le 19 juillet 1944 à Montréal, aujourd’hui Montréal-la-Cluse (Ain) ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Le nom de ses parents n’est pas connu.
Recrue de la classe 1936, il entra dans la Résistance au maquis dans le groupe "Sury" dès 1943 comme tireur FM. Il était domicilié à Génissiat (Ain).
Il fut grièvement blessé lors de l’attaque du tunnel de Virieu-le-Grand (Ain) le 6 juillet 1944 et transporté à l’hôpital civil de Nantua (Ain). Le 12 juillet 1944 à l’approche des Allemands, l’hôpital fut évacué à l’exception de 9 blessés jugés intransportables et de quatre blessés allemands prisonniers des F.F.I. qui ont été bien traités. Les militaires Allemands, suivis de la Gestapo puis des miliciens, occupèrent l’hôpital. Le 19 juillet la Gestapo revint et malgré l’intervention des médecins français et du médecin de la Wehrmacht certifiant que les blessés allemands avaient été bien soignées elle ordonna de conduire les 9 blessés à la morgue pour les fusiller. Les blessés dont deux étaient mourants furent chargés sur une benne basculante et conduits à 19 heures dans une carrière au lieu-dit La Croix-Châlon, à Montréal-la-Cluse où ils furent criblés de balles. Leurs corps seront retrouvés atrocement mutilés dans la carrière. Mohamed Kérouni se trouvait parmi eux.
Il obtint la mention « Mort pour la France » par décision ministérielle des Anciens combattants et victimes de guerre du 12 mai 1950 avec attribution de la Croix de guerre avec étoile d’argent.
Il est inhumé au cimetière communal, à Montréal-la-Cluse (Ain), où il partage la sépulture avec Roger Morand.
Il est également mentionné par Mémoire des hommes comme étant inhumé à la Nécropole nationale de la Doua, carré G, rang 16, tombe 12, à Villeurbanne (Rhône).
Il fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument aux morts, à Montréal-la-Cluse et le monument commémoratif, à Injoux-Génissiat (Ain), où il est orthographié KHIROUNI.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article219079, notice KÉROUNI ou KHEROUNI Mohamed par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 20 septembre 2019, dernière modification le 24 septembre 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne, Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura (2013).— Colonel Henri Romans-Petit, Les maquis de l’Ain, éditions Hachette, 1974.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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