LOBROT Auguste

Par Benoit Willot

Né le 5 juillet 1878 à Créteil (Seine, Val-de-Marne), mort le 2 octobre 1958 à Joinville-le-Pont  ; boisselier  ; conseiller municipal radical-socialiste de Joinville (1934-1958).

Auguste Marie Lobrot était le fils de Marie Pétillot et de son époux Eugène Laurent Lobrot, jardiniers-maraîchers dans la commune puis à Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont. Après avoir exercé lui aussi le métier de jardinier, Auguste Lobrot devint artisan boisselier puis se présenta, dans les années 1930, comme industriel.
En juillet 1911, il épousa à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne) où il s’était installé en 1909, Clémentine Mesmin, femme de chambre à Joinville.
Présent sur la liste des gauches républicaines aux élections municipales de Joinville en mai 1929, dirigée par Georges Briolay, qui devient maire, Auguste Lobrot n’était cependant pas élu, bien que ses colistiers aient remporté 22 des 27 sièges à pourvoir. En janvier 1933, Lobrot devint secrétaire du comité radical-socialiste local puis, en novembre de la même année, vice-président.
Avec un autre radical, Émile Herluison, Lobrot fut élu conseiller municipal en octobre 1934 sur une liste patronnée par le Comité de coordination pour la défense des intérêts de Joinville, et qui comportait plusieurs personnalités classées à droite comme Léon Lesestre, futur maire, ou Frédéric Bautsch et Charles Chaussée, qui furent plus tard maires-adjoints. Cette liste remporta les dix sièges à pourvoir lors d’un scrutin partiel, face à une liste républicaine indépendante (qui comptait également des radicaux-socialistes), à une liste socialiste SFIO et à une liste communiste.
Au premier tour, Lobrot obtint 835 voix pour 2297 exprimées sur 3 225 inscrits, soit 36,4 %. Il a été élu au second tour avec 1109 suffrages pour 1903 exprimés (58,3 %).
Toujours vice-président du comité radical en janvier 1935, Lobrot fut candidat, en 13e position, sur la liste du groupement des gauches républicaines, conduite par Georges Briolay en mai 1935. La liste, distancée au premier tour par l’Union des républicains de Léon Lesestre (droite), fut battue au second tour et n’obtint aucun siège, la liste libérale en ayant 25 et les communistes, alliés aux socialistes, obtenant deux élus.
Les scores de Lobrot furent de 765 votes, soit 28,6% des 2856 exprimés parmi les 3433 inscrits au premier tout et 568 sur 2899 (19,6%) au second tour.
L’activité de Lobrot pendant la guerre n’est pas connue. Il dut cependant être proche des milieux résistants, puisqu’il fut désigné comme membre de la délégation spéciale installée en lieu et place de la municipalité révoquée le 26 septembre 1944 et fit donc fonction de conseiller municipal, au côté de Robert Deloche (Pcf), président. Lobrot fut élu conseiller municipal en mai 1945, toujours avec Robert Deloche comme maire.
S’il n’a pas été élu lors du scrutin local d’octobre 1947, Lobrot fut cependant le représentant du parti radical-socialiste lors de la commémoration de la Libération le 26 août 1950.
Lors des dernières élections municipales de la quatrième République, Lobrot rejoignit la liste d’Action démocratique et sociale, conduite par le socialiste SFIO Léon Berthet, qui emporta trois sièges sur 27 ; d’autres radicaux, comme François Decrombecque, étaient restés fidèles aux communistes, conduits par Henri Bideaux (10 élus). Les trois listes de droite (RPF, indépendants et MRP) obtinrent une courte majorité avec 14 sièges, élisant Georges Defert (RGR) au poste de maire. Lobrot avec recueilli 850 voix, pour 8482 inscrits et 6748 exprimés (12,6 %).
Auguste Marie Lobrot décéda en cours de mandat. Il était âgé de 80 ans et avait eu un fils.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article218816, notice LOBROT Auguste par Benoit Willot, version mise en ligne le 2 septembre 2019, dernière modification le 2 septembre 2019.

Par Benoit Willot

SOURCES : Arch. dép. Val-de-Marne (état-civil, recensements, élections). — Arch. mun. Joinville-le-Pont (livre d’or). — Bulletin municipal officiel Paris, quotidien, 1944-1953. — Voix des communes, hebdomadaire, 1933-1935. — Gazette de l’Est, hebdomadaire, 1935 mai 12. — Nouvelle Union régionale, hebdomadaire, 1953 mai 02. — Jean Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (notice Hochet, Victor).

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