GÉNICOT Pierre, Augustin

Né à Isles-sur-Suippe (Marne), en 1820, mort à Reims (Marne) en 1891. Ouvrier bonnetier et poète.

Il apprit à lire à dix-huit ans, alors qu’il était petit ouvrier dans une filature de bonneterie de Reims. En 1848, il adhérait aux doctrines fouriéristes. Il entra ultérieurement en relations avec Proudhon, et, comme poète, avec Sainte-Beuve et Lamartine. Sous le Second Empire, il constitua à Reims un groupement ouvrier.
Lors des élections municipales du 24 avril 1871, il proposa aux ouvriers une entente avec les démocrates et les républicains. Il fut battu, mais cinq candidats de sa liste passèrent. Après la Commune, il fut de ceux qui essayèrent de reconstituer le mouvement ouvrier rémois.
Le 21 juin 1877, avec Courmeaux et le typographe Dufour, il fit paraître Le Franc-Parler rémois, qui devait porter des coups très durs au ministère de Broglie.
Courmeaux lui fit obtenir une place de surveillant des écoles et du musée de Reims. Voir Courmeaux E., Croutelle neveu.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article218814, notice GÉNICOT Pierre, Augustin, version mise en ligne le 2 septembre 2019, dernière modification le 2 septembre 2019.

SOURCES : Boussinesq et Laurent, Histoire de Reims... t. II, 2e partie.

ICONOGRAPHIE : op. cit., p. 672.

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