REYNAUD Colette

Par J. Chuzeville

Journaliste féministe, socialiste et pacifiste.

Colette Reynaud créa en octobre 1917 l’hebdomadaire La Voix des Femmes (reprenant le titre du journal fondé par Eugénie Niboyet en 1848). Dans le contexte de la Première Guerre mondiale, la revue s’inscrivait dans le courant du mouvement ouvrier opposé à l’Union sacrée. Le premier éditorial, signé Louise Bodin, fut en large partie censuré. En 1918, Colette Reynaud était indiquée comme directrice de La Voix des Femmes, Louise Bodin en étant rédactrice en chef.
À partir d’octobre 1919, la revue s’affirma en sous-titre « féministe, pacifiste, socialiste, internationaliste ». Parmi les collaboratrices figuraient notamment Marthe Bigot, Hélène Brion, Annette Charreau et Monette Thomas.

Certainement adhérente du Parti socialiste SFIO, Colette Reynaud adhéra au Comité de la IIIe Internationale. En octobre 1920, elle adhéra au Comité d’action pour la libération des militants emprisonnés (notamment Loriot, Souvarine et Monatte). Elle fut probablement membre du Parti communiste à ses débuts.

Au cours de la deuxième moitié des années 1920, elle poursuivit la parution de La Voix des Femmes, Noélie Drous en devenant rédactrice en chef.
En 1930, Colette Reynaud était secrétaire de l’Union populaire pour la paix universelle.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article218711, notice REYNAUD Colette par J. Chuzeville, version mise en ligne le 24 août 2019, dernière modification le 24 août 2019.

Par J. Chuzeville

SOURCES : La Voix des femmes. — L’Humanité, 12 octobre 1920. — L’Ère nouvelle, 27 mars 1930. — Julien Chuzeville, Un court moment révolutionnaire, la création du Parti communiste en France, Libertalia, 2017.

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