Né le 27 février 1921 à Varzy (Nièvre), mort le 14 octobre 1962 à Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis) ; cantonnier-poseur ; secrétaire de la Fédération CGT des cheminots (1949-1962) ; membre du comité fédéral Seine-Nord-Est du PCF (1953-1962).

Né dans une famille de cultivateurs nivernais, Raymond Chauve s’était installé à Drancy dès 1942. Il entra à la SNCF en octobre 1944 au service Voie et Bâtiments de la Région Nord comme auxiliaire cantonnier-poseur. Il exerça successivement au Bourget (Seine, Seine-Saint-Denis) et au Blanc-Mesnil (Seine-et-Oise, Seine-Saint-Denis) et fut promu en 1962 sous-chef de canton.
Son engagement militant fut précoce. Dès son entrée à la SNCF, il fut secrétaire du syndicat CGT des cheminots du Bourget. Adhérent du Parti communiste, il fut, à vingt-cinq ans, grand électeur de son parti dans le canton de Noisy-le-Sec (Seine, Seine-Saint-Denis) pour les élections au Conseil de la République du 24 novembre 1946.
Il apparut très vite comme un militant cégétiste dévoué et influent auquel on pouvait confier les plus hautes responsabilités. Sanctionné à la suite des grèves de décembre 1947, il accéda au bureau fédéral dès 1949, puis fut constamment réélu jusqu’à sa mort en 1962. Permanent fédéral durant ces mêmes années, il fut délégué auprès du directeur général pour l’Union Nord, délégué au comité mixte des Installations fixes et membre élu au comité de gérance de la Caisse de prévoyance.
Dans les années 1960-1961, Raymond Chauve écrivait régulièrement dans la Tribune des cheminots des articles concis et d’une grande clarté sur des sujets aussi divers que les élections professionnelles, la nécessité de la paix en Algérie (septembre 1960) ou la crise de Berlin (octobre 1961). Il y révélait un intérêt bien informé sur tous les problèmes du moment.
Il s’investit aussi au Parti communiste. Membre du comité de section de Drancy, il fut élu en 1953 au comité fédéral de la Seine-Nord-Est (future Seine-Saint-Denis) et y demeura jusqu’à son décès. Élu aux élections municipales de 1959, il assuma aussi les fonctions de maire-adjoint de Drancy.
Marié en 1942 avec Andrée Lacroix, il était père de deux enfants.

SOURCES : Arch. PPo., dossier RG n° 474.193. — Arch. SNCF de Béziers. — Arch. Fédération CGT des cheminots. — La Tribune des cheminots, dont le n° du 15 décembre 1951. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Notes de Marie-Louise Goergen et de Georges Ribeill. — État civil.

ICONOGRAPHIE : La Tribune des cheminots, 15 décembre 1951.

Jean-Pierre Bonnet

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