AYNIÉ Jacques, Guy, Jean

Par Claude Pennetier

Né le 1er août 1945 à Toulouse (Haute-Garonne) ; technicien EDF ; militant communiste du Var, de Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne, du Vaucluse ; militant de la CGT.

Fils de Léon, Yvon Aynié, chauffeur-livreur, et de Héléna, Georgette Blatgé, coupeuse en chaussures, Jacques Aynié grandit dans une famille où l’activité militante était permanente, son père à la CGTU et au PCF, sa mère à la CGT et l’Union des femmes françaises ; son frère Yves à l’UJRF, au PCF et à la CGT.
Il fréquenta l’école primaire Jean-Jaurès dans la quartier Busca de Toulouse, le lycée technique d’État Déodat de Séverac à Toulouse, puis l’École nationale des métiers d’EDF ) Gury-le-Chatel (Seine-et-Marne) puis entra dans la vie active à EDF en 1964. Il y fut électricien de réseau, monteur en lignes, agent technique puis technicien.
Ses engagements militants furent précoces sous l’influence familiale. En 1957, il adhéra à l’Union des Vaillants et Vaillantes, quartier Sauzelong-Rangueil à Toulouse et en fut de 1960 à 1963 moniteur. De 1961 à 1963, il milita aux Jeunesses communistes et créa un cercle au lycée technique avec édition d’un journal. Le Parti communiste reçut son adhésion en 1966, à la section d’Hyères (Var), où il créa et anima la cellule d’entreprise EGF Ludovic Garnero. La même année, il prit sa carte de la CGT.
Il fit son service militaire comme technicien coopérant en Argentine de novembre 1966 à décembre 1967, à l’Empresa Provincial d’Electicidad de Cordoba. C’est dans cette ville qu’il rencontra celle qui devint sa femme de retour en France. Ils eurent deux enfants, en 1968 et 1970. Ils se sépareront en 1984.
De retour à Hyères, il reprit ses activités militantes dans le bouillonnement de 1968. Il se souvient : "Lorsque les divers mouvements ont débouché sur la grève générale, les locaux du district EDF sont devenus le QG CGT EDF-GDF pour les secteurs d’Hyères, Solliès-Pont, Le Lavandou soit environ une vingtaines de communes. La présence parmi nous du secrétaire de l’UL, Maurice Gamonet, nous motivait pour l’investissement dans l’interprofessionnel. Avec quelques autres militants, je me souviens d’avoir fait le tour des mairies, des gros chantiers du bâtiment non organisés en syndicat pour les inciter à arrêter le travail. C’est aussi dans ces mêmes locaux de l’ancienne usine à gaz que nous organisions des rencontres avec des lycéens ; pour celles avec les enseignants c’était plutôt à la Bourse du travail."
Dans la lancée, il entra au secrétariat du syndicat CGT EGF-Hyères et participa à la direction de l’Union locale (secrétaire général 1970-1986) comme de l’Union départementale (secrétaire général adjoint 1975-1982). Il s’engagea à la vie politique locale, fut candidat aux élections municipales (et un temps élu) et cantonales. Il siégeait au comité fédéral communiste du Var.
Il quitta le Var pour Toulouse en 1990 où il s’occupa pendant dix ans de la CMCAS-EGF. Il se remaria en 1994 avec Marie-José Kowalczyk, également militante. Installé à Verdun-sus-Garonne (Tarn-et-Garonne), il entra au conseil municipal en 2001. En 2003, il reprit le chemin de la Provence et s’installa avec sa femme à Aubignan dans le Vaucluse, où sans être un militant actif, il resta dans la continuité de ses engagements.
Jacques Aynié fut un militant de la FNDIRP, du Secours populaire français, de France-URSS, du Mouvement de la paix et de l’IHS-CGT Mines-Energie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article217213, notice AYNIÉ Jacques, Guy, Jean par Claude Pennetier, version mise en ligne le 18 juin 2019, dernière modification le 18 juin 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Témoignage de Jacques Aynié, 26 novembre 2018. — Biographie de son père, Léon Aynié.

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