CHAUMERON Maurice

Par Paulette Cavailler, René Lemarquis

Né le 10 avril 1896 à Avon (Seine-et-Marne), mort le 25 septembre 1987 à Fontainebleau (Seine-et-Marne) ; sculpteur sur bois ; militant communiste à Montreuil-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis) et de Seine-et-Marne ; responsable de la région Paris-Est ; résistant.

Fils d’un cantonnier, Maurice Chaumeron suivit l’école primaire jusqu’au certificat d’études primaires à Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne). Entré en apprentissage à l’âge de 13 ans il exerça toujours son métier de sculpteur sur bois sauf de décembre 1919 à fin mai 1920 où il fut employé de chemin de fer à Montereau et épisodiquement manœuvre pendant les périodes de chômage. Il fit son service comme soldat de 2e classe et épousa Germaine Toulouse, sympathisante communiste, le 10 janvier 1920 à Varennes-sur-Seine (et membre du SRI et de la FST), dont le père, lecteur de l’Humanité avait été élu conseiller municipal en 1919 sur une liste ouvrière à Varennes-sur-Seine (Seine-et-Marne).

Deux mois après sa démobilisation, Maurice Chaumeron (alors cheminot) adhéra au PS (SFIO) en novembre 1919, recommandé par son frère et un vieux militant. Il milita alors avec Jean-Baptiste Chazal, Clavel, Marceau, René Arrachard*, Fernand Soupé* à la cellule locale de Fontainebleau. Il participa aux grèves de 1920, fit se prononcer sa section pour la IIIe Internationale et devint secrétaire de la cellule d’Avon en 1921. En 1924 il constitua le rayon de Fontainebleau dont il fut secrétaire jusqu’en 1934. Membre de la direction départementale de Seine-et-Marne il assura au journal Le Réveil de Seine-et-Marne, faisant partie de son comité de rédaction, le secrétariat du bureau des « rabcors ». Enfin, lors du départ de Fernand Soupé il assura pendant un mois le secrétariat de la Région Est parisien. Il était, en 1934, membre du Comité régional et fut délégué, cette année-là, à une Conférence nationale du PC. Il dirigeait alors également un Comité local Amsterdam-Pleyel. Dans le parti, précisait-il, il avait voté en 1922 la motion Souvarine-Frossard au Congrès de Paris puis avait eu des relations écrites avec Albert Treint*.

Si Maurice Chaumeron avait présidé la réunion où les cheminots de Montereau votèrent la grève en 1920, le fait qu’il travailla ensuite à domicile comme sculpteur sur bois pour des artisans et petits fabricants de meubles l’empêcha de militer dans un syndicat mais il aida à la reconstitution d’un syndicat unitaire du Bâtiment à Fontainebleau au bureau duquel il participait. Enfin il présidait le Club ouvrier sportif d’Avon-Fontainebleau. Évalué A-AS, la Commission des cadres proposait qu’on l’envoie à l’école centrale « malgré ses trente-huit ans ».

Devenu dirigeant communiste de Montreuil-sous-Bois, Marcel Chaumeron participa à la conférence régionale Paris-Est d’avril 1934. Jacques Duclos* le prit comme secrétaire parlementaire de 1936 à 1939.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fonda le Front national clandestin de Seine-et-Marne. Arrêté le 10 avril 1942, interné, il fut médaillé de la Résistance.

Marcel Chaumeron représenta le Parti communiste au Comité local de Libération de Montreuil-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis). Il était un des quatre secrétaires de la section communiste locale en mars 1945. Chaumeron travaillait dans les services municipaux de la ville.

Secrétaire de la section de Fontainebleau du Parti communiste, Marcel Chaumeron fut candidat en novembre 1958 aux élections législatives mais non élu.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article2172, notice CHAUMERON Maurice par Paulette Cavailler, René Lemarquis, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 30 janvier 2011.

Par Paulette Cavailler, René Lemarquis

SOURCES : Arch. Com. Montreuil-sous-Bois. — RGASPI, 495.270.1265 : Autobiographie du 24 juin 1934. — La Voix de l’Est, 1934-1939. — Le Travail, 2 mai 1925. — Témoignages oraux. — État civil.

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