VECHAMBRE Jules, Lucien (Léon), Hippolyte

Par Patrick Bec

Né le 4 juin 1896 au Monteil, commune de Ségur-les-Villas (Cantal), mort en action le 13 juin 1944 à Saint-Martin-sous-Vigouroux (Cantal) ; ouvrier coffreur ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Jules Véchambre était le fils de Jean Véchambre, voyageur de commerce originaire d’Apchon (Cantal) marié à Saint-Hippolyte (Cantal) le 22 août 1888 avec Marie Catherine Lemmet, institutrice au Chambeuil, commune de Laveissière (Cantal). Après son service militaire au 86e Régiment d’Infanterie en 1915 il est mobilisé le 28 mars 1916 lors du premier conflit mondial. Blessé accidentellement le 28 octobre 1917 à la jambe par une chute sur un piquet de fer, il est évacué mais ne sera démobilisé que le 13 septembre 1919, cité à l’ordre du régiment, croix de guerre, 1 étoile de bronze. En 1925 il est fabricant de comptoir en étain 24, calle Salma à Madrid (Espagne) où il se marie avec Denise Gonzales. Revenu en France à cause de la guerre civile espagnole, il est engagé comme ouvrier coffreur métallique sur le chantier du barrage de Saint-Etienne-Cantalès (Cantal) comme bon nombre de réfugiés espagnols. Il habite à Saint-Gérons (Cantal) quand il rejoint la Résistance FFI au Mont-Mouchet.
Après l’évacuation de la Margeride, les combattants du Mont-Mouchet refluèrent du 11 au 14 juin vers la Truyère, explique Eugène Martres. Mais l’engorgement qui s’était manifesté au Mont-Mouchet ré-apparaissait à la Truyère. Les responsables ne savaient que faire de ces hommes de tous âges venus sans armes. Ils étaient nombreux. Dès le 8 juin, donc avant les combats du Mont-Mouchet, des responsables de la Truyère encouragèrent et même ordonnèrent certains départs. C’est ainsi que presque tous les arrivés des cantons de Maurs, Saint-Mamet, Aurillac-sud regagnèrent leur point de départ.
C’est certainement lors de ce repli que Jules Véchambre fut tué accidentellement en service, à Vigouroux. Il était midi. Il avait 48 ans.
Son acte de décès établi par la déclaration du témoin Germain Berthomieu, 34 ans, cultivateur à Vigouroux, porte la mention Mort pour la France.
Son nom est gravé sur le monuments aux Morts de Saint-Gérons.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article216801, notice VECHAMBRE Jules, Lucien (Léon), Hippolyte par Patrick Bec, version mise en ligne le 12 juin 2019, dernière modification le 5 octobre 2019.

Par Patrick Bec

SOURCES : SHD Vincennes, dossier de résistant de Jules Véchambre : GR 16 P 587707 (non consulté) .— AVCC, dossier Jules Léon Véchambre : AC 21 P 170662 (non consulté) .— Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945 - Les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993 .— Favier, Lieux de mémoire et monuments du souvenir, Albédia, Aurillac 2007 . — "Les Allemands dans la région de Saint-Flour (Mai - août 1944)", Témoignages des Instituteurs et des Institutrices collectés par M. Louis Bac, édition établie par Jean Favier avec l’aide des Archives Municipales de Saint-Flour (M. Gilles Albaret, directeur et Mme Lydia Lucchi), éditions de l’Association du Musée de la Résistance d’Anterrieux, janvier 2017 .— État civil, registres matricules (AD 15) .— MémorialGenWeb

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