BÂ Hady

Né le 8 décembre 1976 à Dakar, Enseignant, Syndicaliste (SUDES).

Hady Bâ est né à Dakar le 8 décembre 1976. Ses parents sont instituteurs. Il fait ses études primaires et secondaires à Rufisque puis est inscrit en philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il poursuit ses études supérieures en France, d’abord à Paris Sud en sciences cognitives puis à l’Ecole des hautes études en sciences sociales où il soutient en mai 2012 une thèse consacrée à l’interface langage -pensée. Il rentre ensuite à Dakar où il postule d’abord sans succès à la faculté des lettres puis cette fois avec succès à la Fastef (Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation) qui forme les professeurs de l’enseignement moyen et secondaire ainsi que les inspecteurs de l’enseignement. Il y est donc recruté en novembre 2013. Il se syndique immédiatement au Sudes (Syndicat unique des enseignants du Sénégal) qui , s’il couvre l’ensemble des corps enseignants - ce qui fait d’ailleurs sa spécificité – est divisé en entités, dot celle de l’enseignement supérieur. Il y a plusieurs raisons à cela. Le Sudes est d’une certaine façon une histoire familiale pour Hady Bâ. Sa mère y a été syndiquée et très impliquée. D’autre part il a fait ses études avec Oumar Dia, alors déjà au bureau ce qui ne peut que l’encourager. On lui propose presqu’immédiatement d’entrer au bureau du Sudes (Entité enseignement supérieur) ce qu’il refuse une première fois en estimant que c’est trop tôt. Mais il s’implique (ou on l’implique ) très vite, acquière des responsabilités, écrit des textes pour le syndicat. Il entre donc au bureau où il est secrétaire aux revendications, sans bénéficier par ailleurs de quelque décharge horaire que ce soit. La charge est lourde car il s’agit de gérer les multiples problèmes, conflits ou injustices subis par des enseignant.e.s. C’est par exemple le cas d’une directrice du CESTI (Centre d’études des sciences et techniques de l’information) qui faisait l’objet d’une véritable cabale. Les cas de discrimination subie par les femmes ne sont d’ailleurs pas rares. L’entrée de Hady Bâ au bureau, comme celle d’ailleurs d’Oumar Dia est symptomatique d’un rajeunissement des instances du Sudes et d’une reprise d’influence dans l’enseignement supérieur où la crise des années 1981, la scission et création concomitante du SAES ( Syndicat autonome de l’enseignement supérieur) en 1985 avait entraîné une forte hémorragie.

Hady Bâ est mariée à une étudiante qui est, en 2019 en 7eme année de médecine. Il a une petite fille.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article216082, notice BÂ Hady, version mise en ligne le 31 mai 2019, dernière modification le 31 mai 2019.

Sources : Entretien avec Hady Bâ, Dakar, mai 2019

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