LEBOURGEOIS Marcelle, Georgette [née CATTIER]

Par Daniel Grason

Née le 10 octobre 1901 à Paris (XIVe arr.), morte le 8 octobre 1989 à Pontoise (Val-d’Oise) ; membre du Parti socialiste ; résistante ; déportée.

Marcelle Lebourgeois née Cattier
Marcelle Lebourgeois née Cattier

Fille de Maria Maréchal, dix-neuf ans, Marcelle Cattier fut reconnue par Jules Antoine Cattier. Le 28 avril 1902 Jules Antoine Cattier épousa Maria Olive Marthe Maréchal et légitimèrent l’enfant.
Le 29 janvier 1921, Georgette Cattier épousa Serge Sadi Gontran Lebourgeois en mairie de Frépillon arrondissement de Pontoise (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Le couple eut une fille prénommée Colette. La famille vivait 127 avenue de la République à Bessancourt (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Membre du Parti socialiste (SFIO), lors de la déclaration de la guerre, elle cessa de payer ses cotisations.
Sa fille Colette lui présenta dans le courant du mois de février 1944 un étudiant prénommé André dont elle avait fait la connaissance dans le train. D’autres copains vinrent rendre visite à Colette : Robert, Gérard et Suzon. Lors d’une visite André indiqua à Colette que son nom de famille était Serano.
Le vendredi 10 mars 1944 Charles Serano se présenta chez le couple Lebourgeois, il remettait à Serge Lebourgeois des pièces et des bijoux qu’il plaça dans un coffret en fer. Marcelle Lebourgeois était présente, bien que Serano ait déclaré qu’il s’agissait de bijoux qui lui appartenaient, elle exprima son scepticisme à son mari et lui reprocha d’avoir accepté.
Interpellée le 7 avril 1944, interrogée dans les locaux des Brigades spéciales, interrogée sur Charles Serano elle raconta dans quelles circonstances elle fit sa connaissance et à quel moment le couple accepta de garder le coffret. Elle affirma aux policiers : « J’ignorais que l’argent et les bijoux provenaient d’un cambriolage. »
Les policiers retrouvèrent la trace de Charles Serano, deux inspecteurs des Brigades spéciales furent envoyés à Viéville-sous-les-Côtes dans la Meuse. Ils rencontrèrent des inspecteurs de la Police de Sûreté, Brigade Régionale de Nancy.
Incarcérée au fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis), Marcelle Lebourgeois était le 6 juillet 1944 dans le convoi de 51 femmes qui partit de la gare de l’Est à destination de Neue Bremm (Allemagne). Les détenues y restèrent une quinzaine de jours, puis elles ont été transférées à Ravensbrück (Allemagne).
Affecté au Kommando de travail de Rechlin dans le Mecklembourg les détenues travaillaient dans un champ d’aviation. Elle a été ensuite envoyée au Kommando de Salzwedel, près de 1500 femmes fabriquaient des munitions et des mines pour l’entreprise Poltewerke.
Matricule 47288 elle fut libérée en avril 1945, Marcelle Lebourgeois a été homologuée au titre des Forces françaises combattantes (FFC) d’obédience gaulliste, et Déportée internée résistante (DIR).
Marcelle Lebourgeois mourut à l’âge de 88 ans le 8 octobre 1989 à Pontoise (Val-d’Oise).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article214760, notice LEBOURGEOIS Marcelle, Georgette [née CATTIER] par Daniel Grason, version mise en ligne le 18 avril 2019, dernière modification le 21 avril 2019.

Par Daniel Grason

Marcelle Lebourgeois née Cattier
Marcelle Lebourgeois née Cattier

SOURCES : Arch. PPo. GB 124. – Bureau Résistance GR 16 P 112127. – Livre-Mémorial FMD, Éd. Tirésias, 2004. – Archives de Paris État civil D1M9 204 table décennale numérisé Paris (XIIe arr.). – État civil V4E 9794 acte de naissance n° 8731.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 174

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