WYNANTS Paul.

Par Marie-Thérèse Coenen

Haine-Saint-Paul (pr. Hainaut, aujourd’hui arr. et commune de La Louvière), 16 février 1954 – Jolimont (aujourd’hui pr. Brabant wallon, commune de Nivelles), 27 décembre 2018. Professeur à l’Université de Namur, historien du mouvement ouvrier chrétien, engagé dans les milieux progressistes, président du conseil d’administration de l’Association chrétienne des institutions sociales et de santé, fils de Arnold Wynants et Jeanine Kemps.

Paul Wynants, historien et collaborateur au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier en Belgique (DBMOB), nous a quittés inopinément le 27 décembre 2018. Il présidait le groupe de contact « Sociobiographie des militant.es du mouvement ouvrier en Belgique » reconnu par le Fonds national de la recherche scientifique (FRS - FNRS), dont l’objectif est d’animer la communauté des contributeurs et contributrices du Dictionnaire par des rencontres, des séminaires et des conférences. À la veille de son accès à l’éméritat comme professeur de l’Université de Namur (UNamur), il avait souhaité passer la main de cette charge – reprise aujourd’hui par Éric Geerkens (ULiège – Université de Liège) –, mais il continuait à écrire des notices biographiques en vue de l’édition du volume relatif au mouvement ouvrier belge dans la collection Maitron. Le destin en a décidé autrement. L’équipe du DBMOB perd un collaborateur engagé et régulier dans ses apports. Cet article est un hommage à notre ami et à l’historien de grande qualité qu’il était. Son engagement dans la société, au service du mouvement ouvrier, était réel et fécond.
Ni sa carrière académique, ni son enseignement, ni, à proprement parler, ses travaux scientifiques qui sont nombreux, comme l’Atlas historique Meuse-Moselle du Centre d’études et de recherches universitaires de Namur, ne sont abordés dans cette notice. Le site de l’UNamur consacre une page à Paul Wynants et fait cette recension : voir www.unamur.be.

Paul Wynants naît dans une famille engagée du mouvement ouvrier chrétien. Il est l’aîné d’une fratrie de trois enfants. Son père, Arnold Wynants*, est successivement président national de la JOC de 1946 à 1952, président des Équipes populaires de 1964 à 1973 et secrétaire politique du Mouvement ouvrier chrétien (MOC) de 1973 jusqu’à son décès en 1977). Sa mère, Jeanine Wynants-Kemps, suit un parcours parallèle : présidente nationale de la JOCF de 1948 à 1952 et présidente des Ligues ouvrières féminines chrétiennes (LOFC) de 1968 à 1979. Après l’élection de Victor Michel au Parlement européen, elle est élue en 1979 présidente du MOC, mandat qu’elle occupe jusqu’en 1985.

Passionné d’histoire, Paul Wynants débute en 1972 ses études en histoire à l’UNamur, alors dénommée Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP), formation qu’il poursuit à l’UCL. Son mémoire porte sur l’action de la JOC envers les jeunes chômeurs pendant la crise des années 1930 (Voir Œuvre). Il participe au collectif mis en place, au début des années 1980, pour réaliser une histoire du mouvement jociste belge. Ce projet, souhaité par Joseph Cardijn et piloté par Marguerite Fievez, secrétaire et exécutrice testamentaire de ce dernier, rassemble des historiens et des anciens et anciennes jocistes. Il aboutit en 1990 à la publication en deux tomes de La Jeunesse ouvrière chrétienne. Wallonie-Bruxelles, 1912-1957.

Nommé assistant du père jésuite Camille-Jean Joset aux FUNDP, Paul Wynants réalise et défend une thèse sur l’histoire d’une congrégation enseignante, articulant ainsi histoire religieuse et histoire politique de l’enseignement, sujet qu’il approfondira pendant toute sa carrière scientifique. Cette thèse est publiée en 1984 (voir Œuvre). Il poursuit son parcours académique comme chercheur, puis comme chargé de cours et enfin comme professeur. Il sert la communauté universitaire en acceptant la fonction innovante de vice-recteur aux affaires étudiantes (1995-1999) et en assurant deux mandats comme doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales et de gestion, de 2002 à 2007 et de 2015 à 2018. Il est le référent de son université dans le groupe de pilotage, dit « les 4U », chargé de préparer les négociations pour une fusion des quatre universités : UCL, FUCaM (Mons), UNamur, Université Saint-Louis (Bruxelles).

L’intérêt premier de Paul Wynants reste l’histoire politique, l’évolution des partis politiques et l’évolution de la démocratie. « Tous ces travaux », précise-t-il souvent, « convergent vers l’analyse de l’action politique et ses effets dans la société » (échange avec Marie-Thérèse Coenen, novembre 2010 – voir Sources). Les trois missions de l’université comme institution sont l’enseignement, la recherche et le service à la société. C’est la troisième mission que nous développons dans le cadre de cet hommage. Comme acteur social, Paul Wynants a apporté son expertise et sa collaboration à de nombreux organes (associations, centres d’archives et groupes de recherche) situés à la marge du monde académique. Réservé, il ne mettait pas en avant ces engagements multiples et n’en faisait guère la publicité.

À partir de 2010, Paul Wynants siège au conseil d’administration de l’Association chrétienne des institutions sociales et de santé (ACIS) comme délégué de l’UNamur, qui a, par tradition, un mandat dans ce groupe (voir site de l’ACIS : www.acis-group.org). L’ACIS est une structure de santé active dans trois secteurs : les maisons de repos et de soins, le secteur psychiatrique et le secteur socio-éducatif, avec des crèches, des établissements d’aide à la jeunesse, d’enseignement spécialisé et des entreprises de formation par le travail, etc. Fin juin 2018, Paul Wynants accède à la présidence du conseil d’administration de l’ACIS. Le voilà dès lors à la tête d’un secteur socio-médical et éducatif, dont les enjeux pour la décennie qui vient, en matière d’accès, de qualité de vie et de droits des patients et usagers, sont importants. Il est heureux d’être cette personne de confiance, conscient du rôle de médiateur qu’il aurait à jouer vu la multiplicité des acteurs en présence.

Engagé, Paul Wynants l’est. À 18 ans, il crée à Huy, sa ville d’origine, un groupe de rassemblement des progressistes avec des chrétiens de gauche, le Parti communiste et des membres de gauche du Rassemblement wallon (RW). Par la suite, il a une attention particulière pour le développement d’un parti comme Écolo dans les années 1980 et 1990, intéressé par la figure emblématique de Jacky Morael, parlementaire et coprésident, qui mène les verts francophones, en 1999, à une première participation au pouvoir (gouvernement fédéral, gouvernement wallon, gouvernement de la Communauté française et gouvernement de la Communauté germanophone). Fin observateur de l’évolution politique de la Flandre et de son impact sur l’évolution institutionnelle de l’État belge, Paul Wynants ne refuse jamais de partager ses analyses quand il est invité à intervenir, par exemple, dans des formations syndicales, dans le cadre du Centre de recherche et d’information socio-politique (CRISP) ou dans des séminaires organisés par le Mouvement ouvrier chrétien (MOC), à la Faculté ouverte en politique économique et sociale (FOPES) ou à l’Institut supérieur de culture ouvrière (ISCO). En 1995, il est appelé à siéger comme expert, au sein du premier Conseil des centres d’archives privés, installé en application du décret du 13 juillet 1994 portant agrément et subvention des centres d’archives privés en Communauté française de Belgique (Moniteur belge du 19 novembre 1994).

L’ISCO est une initiative de formation du MOC qui, depuis 1962, délivre à des travailleurs-étudiants, au terme de quatre années d’études à horaire décalé et sur présentation d’un mémoire, un graduat en sciences sociales du travail, cosigné par les FUNDP. Paul Wynants y donne cours et participe aux instances. Il représente les FUNDP puis l’UNamur dans tous les échanges et les négociations avec le MOC. Il est particulièrement actif à trouver une solution quand la réforme de l’enseignement supérieur avec le décret du 31 mars 2004 de la Fédération Wallonie-Bruxelles dit « décret de Bologne » ne reconnait plus ce type de diplôme et rend cette collaboration, de près d’un demi-siècle, caduque. Aujourd’hui, l’ISCO permet d’obtenir un brevet d’enseignement supérieur de niveau 5 délivré par l’enseignement supérieur de promotion sociale, le BES d’animateur en action collective politique, culturelle et sociale.

Le CRISP est une association pluraliste et pluridisciplinaire qui appartient au champ de la recherche scientifique et de l’éducation permanente. Son objet principal est l’étude de la décision politique, en Belgique et dans le cadre européen. Ses travaux s’attachent à montrer les enjeux de la décision politique, à expliquer les mécanismes par lesquels elle s’opère, et à analyser le rôle des acteurs qui y prennent part, que ces acteurs soient politiques, économiques, sociaux, associatifs, etc. Paul Wynants est coopérateur et administrateur du CRISP depuis le 26 avril 1999. Son apport se concrétise par la rédaction de nombreuses livraisons de la revue du CRISP, le Courrier hebdomadaire. Ces contributions portent essentiellement sur l’évolution de divers partis politiques : le Centre démocrate humaniste (cdH), le Mouvement réformateur (MR), ; le Front démocratique des francophones (FDF) et petits partis (voir Œuvre). Comme membre du comité de lecture du CRISP, il relit et commente de nombreux projets du Courrier hebdomadaire. Plusieurs analyses d’éducation permanente – Les @nalyses du CRISP en ligne – sont également de sa plume. Enfin, il contribue à des ouvrages comme La Cité, 45 ans de combat quotidien, coédité par le CARHOP et le CRISP, et l’Histoire de l’enseignement en Belgique, éditée par le CRISP en 1999.

Faire le lien

Comme historien proche du mouvement ouvrier chrétien, Paul Wynants fait constamment le lien entre le nord et le sud du pays, en participant depuis 1977 au Comité d’avis du Katholiek Documentatie- en Onderzoekcentrum - Documentatie- en Onderzoekscentrum voor Religie, Cultuur en Samenleving (KADOC) à Leuven (aujourd’hui pr. Brabant flamand, arr. Leuven). Il codirige, avec Emmanuel Gerard, l’ouvrage Histoire du Mouvement ouvrier chrétien en Belgique paru en 1994. Il supervise la traduction de la thèse de Denise Keymolen sur Victoire Cappe, coéditée par le KADOC et le CARHOP. Avec Jan De Maeyer, il réalise une monographie sur les Vincentiens en Belgique (en néerlandais), parue en 1992, et poursuit leur collaboration avec l’histoire de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles (en néerlandais et en français) éditée en 2009 et avec la monumentale Histoire de l’enseignement catholique en Belgique, publiée en 2016 (en néerlandais et en français).

La préoccupation de la conservation des archives

Paul Wynants manifeste régulièrement son soutien aux initiatives prises pour la sauvegarde des archives des organisations politiques, sociales et religieuses. Il y apporte ses compétences, son intérêt d’historien contemporanéiste et sa notoriété scientifique. C’est ainsi qu’il devient membre en 1995 de l’assemblée générale du Centre d’animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire (CARHOP), lié aux Équipes populaires et au MOC. Il confie au CARHOP les archives de sa mère, Jeanine Wynants-Kemps (1925-2017), et participe, à la demande de Jean Heinen, ancien directeur du journal La Cité, à la monographie consacrée à ce quotidien du MOC et de la Démocratie chrétienne (1950-1986) ainsi qu’à l’hebdomadaire du même nom qui suivit (1986-1995).
Il devient membre du conseil scientifique des Archives de l’évêché de Liège à sa création, le 22 octobre 2007. Il allie l’avantage d’être un historien de la période contemporaine, un spécialiste de l’histoire belge et des congrégations religieuses, un membre des FUNDP et un ancien étudiant de l’UCL, etc. Il prolonge cette participation auprès du Centre d’archives et de documentation (CAD) du Centre permanent pour la citoyenneté et la participation (CPCP, association d’éducation permanente du cdH), quand ce dernier est reconnu comme centre d’archives privées par la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2010. En 2012, le Centre des archives du communisme en Belgique (CArCoB) sollicite sa participation au conseil scientifique. Il y a, dans le chef de ce centre, la volonté de s’ouvrir à un certain pluralisme, en faisant appel à l’enseignant de l’UNamur, mais pas seulement : « son orientation progressiste et ses qualités scientifiques orientées largement vers l’histoire de la démocratie chrétienne, et bien entendu, sa personnalité chaleureuse et sa disponibilité » (courriel de José Gotovitch à Marie-Thérèse Coenen – voir Sources) font le reste. Paul Wynants est également membre des conseils scientifiques des Archives générales du Royaume (AGR) et du Centre d’études et de documentation Guerre et sociétés contemporaines (CEGES).

De l’histoire locale à l’observation de la scène politique

Loin d’être un historien en chambre, Paul Wynants est membre de plusieurs cercles et comités de rédaction de revues qui sont autant de tribunes pour expliciter les enjeux contemporains et faire œuvre de pédagogie pour faire comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Au niveau régional, il est administrateur du Comité d’histoire religieuse du Brabant wallon (CHIREL BW), qui a comme objectifs la sauvegarde et l’étude des sources se rapportant à l’histoire religieuse, le soutien aux comités locaux, la promotion des recherches s’intéressant à l’histoire religieuse, la sensibilisation des habitants du Brabant wallon à leur propre histoire religieuse et la promotion touristique du patrimoine religieux. Il est un contributeur zélé de la Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, rebaptisée Revue d’histoire du Brabant wallon. Religion, patrimoine, société en 2012, ainsi que de la collection Les Cahiers du CHIREL BW ; il exhume des personnalités politiques locales, qui, selon les propres dires de l’auteur, « n’ont guère retenu l’attention des historiens ».
En effet, l’histoire locale ne le laisse pas indifférent, et en particulier celle de Nivelles, où il réside. Raymond Horbach souligne combien l’historien était fécond : « Les articles remarquables sur l’histoire politique du dernier quart du XIXe siècle (…) en sont la manifestation la plus évidente » (voir Sources). Et de citer une recherche consacrée à « la famille de Jules de Burlet, bourgmestre de Nivelles et chef de gouvernement » en 2016, ainsi qu’une contribution très récente, « Vers un retour au protectionnisme ? L’amère victoire des “députés nivellois”, 1885-1888 » parue en septembre 2018.
La Revue nouvelle accueille Paul Wynants dans son comité de rédaction en 2009. Il y partage ses analyses pointues sur les évènements qui se déroulent sur la scène politique belge. Fondée en 1945, juste après la Seconde Guerre mondiale, La Revue nouvelle s’est longtemps située à gauche du « monde chrétien » belge. Ce mensuel et son comité de rédaction abordent un large éventail de sujets, couvrant les questions sociales, politiques, économiques, culturelles, littéraires, artistiques et religieuses, et inscrit comme objectif majeur la promotion de la culture démocratique « en tant que mode de pensée partagée, libre du dogme et de l’idéologie qui dominent trop souvent » (voir page d’accueil : « Qui sommes-nous ? », www.revuenouvelle.be). Paul Wynants peut y exercer pleinement son esprit critique.

Retracer l’engagement social de Paul Wynants nous a réservé quelques surprises. Il est tout d’abord un auteur foisonnant, impliqué dans de multiples champs, tant dans le registre scientifique que celui de la popularisation de l’histoire. Il est un éveilleur de la mémoire. Il n’en tire aucune gloire. Il refuse de devenir une figure médiatique. Il cloisonne ses activités multiples, mais tous ceux et celles qui l’ont connu nous ont dit, sollicités par nos soins, la grande valeur scientifique, la disponibilité de l’historien et la simplicité de la personne. Les échos sont unanimes. À le lire, c’est dans ses contributions aux revues politiques, où il sortait parfois de sa réserve naturelle de scientifique, que nous pouvons le mieux saisir sa vision teintée de pessimisme sur notre devenir, tant institutionnel que sociétal.

ŒUVRE

Paul Wynants a tiré plusieurs articles de La campagne de la Jeunesse ouvrière chrétienne en faveur des jeunes chômeurs, 1930-1936, mémoire de licence, Louvain, 1976 :
« La Jeunesse ouvrière chrétienne face au chômage des jeunes, 1931-1936 », Revue belge d’histoire contemporaine, vol. X, 1979, p. 461-482 – « La controverse Cardijn-Walschaerts (mars-avril 1931) », Revue belge d’histoire contemporaine, vol. XV, 1984, p. 103-106 – Avec VANNESTE F., « Jeunesse ouvrière chrétienne ou JOC », I : « Le fondateur », II : « La JOC belge », III : « La JOC en France et dans le monde », dans Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, vol. 27, col. 1254-1257, Paris, Letouzey et Ané, 1998-2000. Il a également apporté d’autres contributions à cette encyclopédie.

Les sœurs de la Providence de Champion et leurs écoles (1833-1914), Namur, Presses universitaires de Namur, 1984 (Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de Namur, 63) – Avec BRAGARD L., FIEVEZ M. et al, La Jeunesse ouvrière chrétienne. Wallonie-Bruxelles, 1912-1957, 2 tomes, Bruxelles, Vie ouvrière, 1990 – Avec DE MAEYER J., De Vincentianen in Belgïe. Les Vincentiens en Belgique. 1842-1992, Louvain, Leuven University Press, 1992 (KADOC Studies, 14) – Avec GERARD E. (dir.), Histoire du mouvement ouvrier chrétien en Belgique, 2 tomes, Louvain, Leuven University Press, 1994 (KADOC Studies, 16) – Avec PARET M., « École et clivages aux XIXe et XXe siècles », dans GROOTAERS D. (dir.), Histoire de l’enseignement en Belgique, Bruxelles, CRISP, 1998, p. 13-85 – « Le “centre” : histoire et sens d’un positionnement politique pour le PSC », dans DELWIT P. (dir.), Le Parti social-chrétien. Mutations et perspectives, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2002, p. 47-64 – « Les partis politiques », dans COENEN M.-T., GOVAERT S., HEINEN J. (dir.), L’état de la Belgique. 1989-2004, quinze années à la charnière du siècle, Bruxelles, De Boeck, 2004, p. 109-203 et 337-341 (Pol-His, 33) – Marcel Plasman, Itinéraire d’un homme d’action, Wavre, CHIREL, 2007 (Les Cahiers du CHIREL BW, 14) – « André Oleffe (1914-1975) face à la poussée fédéraliste », dans ZÉLIS G. (dir.), Les intellectuels catholiques en Belgique francophone aux 19e et 20e siècles, Louvain-la-Neuve, 2009, p. 307-338 – KADOC, L’archidiocèse de Malines-Bruxelles. 450 ans d’histoire, 2 vol., Anvers-Louvain, Halewijn-KADOC, 2009 – Avec COENEN M.-T., DUMONT J.-F., HEINEN J., ROUSSEL L., La Cité, 45 années de combat quotidien, Bruxelles, CARHOP-CRISP, 2010 – Échange entre M.-T. Coenen et P. Wynants, lors d’un séminaire d’un groupe FOPES sur la démocratie politique et son évolution en Belgique, Bruxelles, novembre 2010 – Les pouvoirs publics et les fabriques d’église en Belgique. Aperçu historique, Wavre, CHIREL, 2012, (Cahier du CHIREL BW, 16) – « Présence et actions du FDF dans les 19 communes bruxelloises », dans DUJARDIN V., DELCORPS V. (dir.), FDF. 50 ans d’engagement politique, Bruxelles, Racine, 2014, p. 219-255 – DE MAEYER J., WYNANTS P. (dir.), L’enseignement catholique en Belgique : des identités en évolution, 19e-21e siècles, s.l. [Louvain-Bruxelles], SEGEC/Katholiek Onderwijs Vlaanderen-KADOC-Averbode-Érasme Antwerpen-Halewijn, 2016 – « La famille de Jules de Burlet, bougmestre de Nivelles et chef de gouvernement », Annales de la Société royale d’archéologie, d’histoire et de folklore de Nivelles et du Brabant wallon, vol. XXXIII, 2016, p. 151-183 – Interventions de Paul Wynants dans JORIS N., « La démocratie est-elle en crise ? Regards croisés de l’historien, du politologue et du philosophe », Omalius. Magazine de l’Université de Namur, n° 11, 2018, p. 2-3.

-  Contributions au Courrier hebdomadaire du CRISP :
« Du PSC au CDH. I. 1981-1999 », n° 1889, 2005 – « Du PSC au CDH. II. 1999-2004 », n° 1895-1896, 2005 – « André Oleffe et le fédéralisme : du rejet à l’acceptation résignée (1961-1972) », n° 1954, 2007 – « Le libéralisme francophone du PLP au MR », I : « 1961-1999 », n° 2092-2093, 2011 – « Le libéralisme francophone du PLP au MR », II : « 1999-2004 », n° 2108-2109, 2011 – « Le libéralisme francophone du PLP au MR », III : « 2004- 2011 », n° 2110-2111, 2011 – « L’évolution du CDH (2004-2011) », I : « juin 2004-décembre 2007 », n° 2131-2132, 2012 – « L’évolution du CDH (2004-2011) », II : « décembre 2007-décembre 2011 », n° 2133-2134, 2012 – « L’implantation du FDF dans les communes bruxelloises : I. 1964-2000 », n° 2248-2249, 2015 – « L’implantation du FDF dans les communes bruxelloises : II. 2000-2012 », n° 2250-2251, 2015 – Avec DOHET J., FANIEL J., GOVAERT S., ISTASSE C., NASSAUX J.-P., « Les partis sans représentation parlementaire fédérale », n° 2206-2207, 2014, p. 39-53, 74-86, 94-97 et 99-104 – Avec PARET M., ROUSSEAU É., « Le profil des parlementaires francophones en 2015 », n° 2303, 2016.

-  Contributions aux @nalyses du CRISP en ligne :
« Bruxellois d’origine extra-européenne. Représentation politique au FDF (1964-2014) », mis en ligne le 2 décembre 2013 – « Les performances des “petits partis” lors des élections du 25 mai 2014 », mis en ligne le 10 septembre 2014 – « L’influence du clivage villes/campagnes sur le système des partis. Deux études de cas (1884-1888) », mis en ligne le 23 janvier 2018.

-  Contributions à la Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon et à la Revue d’histoire du Brabant wallon. Religion, patrimoine, société (’autres textes sont en attente de parution : voir Site du CHIREL :
« Les vicissitudes d’une école congréganiste au XIXe s. : les sœurs de la Providence à Beauvechain (1836-1884) », vol. 1, n° 4, 1987, p. 197-210 – « Une fondation du comte Eugène de Meeûs : l’école Notre-Dame de la Hulpe (1879-1910) », vol. 4, n° 1, 1990, p. 15-35 – « In memoriam Mère Marie-Emilie Hanoteau », vol. 4, n° 3, 1990, p. 199-200 – « Séparation des sexes ou mixité ? Les échos d’un débat scolaire à Argenteuil (1851-1861) », vol. 5, n° 2-3, 1991, p. 105-132 – - « Les conférences de Saint-Vincent de Paul en Brabant wallon (1900-1940). Première approche », vol. 7, n° 1-2-3, 1993, p. 60-94 – « Lutte scolaire et influence des notables. Le cas de l’école des filles à Court-Saint-Étienne (1845-1914) », vol. 7, n° 4, 1993, p. 211-224 – « Robert D’Hondt (1934-1991). Un syndicaliste novateur dans un monde en crise », vol. 9, n° 3, 1995, p. 139-207 – « Un “loser” dans la lutte scolaire : l’abbé Jules Berger, curé de Saint-Jean-Geest et d’Autre-Église », vol. 17, n° 2, 2003, p. 106-118 – « L’épiscopat et le “Walen Buiten” », vol. 18, n° 3, 2004, p. 147-149 – « Chronique d’histoire scolaire. Avant-propos. 1. Gentinnes ou les aléas d’une dépendance à l’égard des grands propriétaires (1879-1914) », vol. 18, n° 1, 2004, p. 44-56 ; « 2. Hévillers ou le pouvoir de négociation d’une supérieure générale (1884-1899) », vol. 18, n° 2, 2004, p. 29-140 ; « 3. Un établissement qui tire le diable par la queue : Rebecq (1859-1914) », vol. 18, n° 4, 2004, p. 249-256 ; « 4. Quenast, une école congréganiste au pays des carrières (1874-1914) », vol. 19, n° 3, 2005, p. 175-187 ; « 5. Bossut-Gottechain ou la “sainte alliance” des catholiques (1876-1913) », vol. 20, n° 1, 2006, p. 49-62 ; « 6. Néthen, l’évolution en dents de scie d’un établissement confessionnel (1840-1914) », vol. 20, n° 3, 2006, p. 153-174 ; « 7. Vieusart, une tradition familiale de mécénat (1892-1914) », vol. 21, n° 1, 2007, p. 19-36 ; « 8. Grez ou la récurrence des tensions avec les libéraux (1863-1914) », vol. 21, n° 2, 2007, p. 91-107 ; « 9. Notices brèves : Doiceau, Incourt-Opprebais, Ittre, Jauche », vol. 22, n° 2, 2008, p. 93-115 ; « 10. Notices brèves : Lathuy, Lumay, Mont-Saint-André, Orp-le-Grand », vol. 23, n° 2, 2009, p. 103-115 – - « André Oleffe (1914-1975), fer de lance de la démocratie chrétienne », vol. 21, n° 4, 2007, p. 178-207 – « “Il y a loin de la coupe aux lèvres” : l’apport décevant des archives paroissiales à trois secteurs de la recherche », vol. 23, n° 1, 2009, p. 33-46 – « La question des cimetières à Nivelles (1866-1890) », vol. 23, n° 3, 2009, p. 127-154 – « Pour une histoire de l’enseignement catholique en Belgique », vol. 27, n° 2, 2013, p. 121-123 – « La question scolaire à Nivelles (1855-1886). 1. Les années 1855-1872 », vol. 27, n° 4, 2013, p. 242-253 ; « 2. Les années 1872-1878 », vol. 28, n° 1, 2014, p. 37-48 ; « 3. Les années 1878-1884 », vol. 28, n° 2, 2014, p. 88-113 ; « 4. Dénouement (1884-1886) », vol. 28, n° 3, 2014, p. 174-185 – « La statue de Johannes Tinctoris, enjeu de controverses entre les catholiques et les libéraux nivellois (1873-1877) », vol. 31, n° 1, 2017, p. 3-48 – « La “bataille de l’eau” en Brabant wallon (1885-1888). Les députés-bourgmestres de Nivelles et de Bruxelles croisent le fer », vol. 32, n° 1, 2018, p. 8-32 – « Vers un retour au protectionnisme agraire ? L’amère victoire des “députés nivellois”, 1885-1888 », vol. 32, n° 3, 2018, p. 189-239 – « Deux scrutins locaux contestés : Nivelles, 1881-1882 », vol. 32, n° 4, 2018, p. 271-302 – Avec CLAES-PINSON C., « Une fondation de la famille de Mérode : l’école des filles de Rixensart », vol. 2, n° 4, 1988, p. 253-282 – Avec COLLIGNON J.-M., PARET M., « La JOC en Brabant wallon (1930-1940) », vol. 11, n° 1, 1997, p. 36-61.
Au niveau de l’histoire locale, Paul Wynants a également collaboré aux Annales du cercle royal d’histoire et d’archéologie d’Ath et de la région et musée athois.

-  Contributions à La Revue nouvelle :
« Lutte scolaire et pressions sociales (1879-1884) », décembre 1981 – « L’école des femmes. Les catholiques belges et l’enseignement primaire féminin (1842-1860) », janvier 1983 – « Durant les jours de deuil national, les clivages, les dissensions ont été gommés », n° 10, octobre 1993, p. 97-100 – Avec HACHEZ T., CREVECŒUR M. et al., « La justice tutoyée », n° 1, janvier 1997, p. 29-79 – « Du refus du monopole étatique à l’oligopole des réseaux », n° 10, octobre 1998, p. 46-53 – « Scrutin majoritaire : retour d’une vieille lune ? », n° 12, décembre 1998, p. 90-109 – Avec ANSAY P., MICHEL E. et al., « Nouveau PSC : quel faire-part envoyer ? », n° 10, octobre 2000, p. 12-65, notamment « Le syndrome du “djivou, dji n’pou”. Essai de pathologie du PSC », p. 12-25 – « Pour l’Histoire, la voie royale de l’abdication », n° 9, septembre 2001, p. 16-24 – « Trois paradoxes de la monarchie en Belgique », n° 3-4, mars-avril 2002, p. 9-23 – Avec HACHEZ T., « La monarchie dans l’État belge », n° 3-4, mars-avril 2002, p. 4-23 – « Le libéralisme francophone avant l’ère Reynders », n° 10, octobre 2005, p. 55-67 – « Fragilités du libéralisme francophone », n° 10, octobre 2005, p. 65-75 – « Quinze mois d’impasse communautaire », n° 10, octobre 2008, p. 111-121 – « CD&V : le bilan de l’ère Leterme », n° 3, mars 2009, p. 10-13 – « CDH : quel chemin parcouru ? », n° 3, mars 2009, p. 13-15 – « Le MR : le risque de l’isolement », n° 4, avril 2009, p. 10-12 – « “Rechts Vlaanderen ou une certaine idée de la Wallonie” de Henk de Smaele », n° 5-6, mai-juin 2010, p. 134-136 – « 2010, un printemps pour les “petits partis” ? », n° 11, novembre 2010, p. 93-107 ; n° 12, décembre 2010, p. 74-89 ; n° 1, janvier 2011, p. 77-95 ; n° 2, février 2011, p. 78-83 – « Nouveaux visages du CDH bruxellois », n° 2, février 2010, p. 28-49 – « Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus », n° 2, février 2011, p. 78-83 – « “Strijd en inkeer” de Bart Latré », n° 5-6, mai-juin 2012, p. 80-82 – « Bruxellois d’origine extra-européenne. Représentation politique au FDF (1964-2014) », n° 11, novembre 2013, p. 69-75 – « “À propos d’hommes et de pouvoir. La formation des coalitions au sein des communes belges” de Fanny Wille et Kris Deschouwer », n° 1-2, janvier-février 2013, p. 73-77 ¬ « À la gauche de la gauche : le PTB », n° 4-5, avril-mai 2014, p. 6-8.

- Collaboration au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier en Belgique : Cardijn JosephMichel VictorOleffe André - Apport à la notice Arnould Emilie, réalisée par Jean Neuville .

-  Comme traducteur :

KEYMOLEN D., 1886-1927. Victoire Cappe. Une vie chrétienne, sociale, féministe, Louvain-Bruxelles-Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain-Academia Bruylant-CARHOP, 2001 (Kadoc Studies, 28).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article213994, notice WYNANTS Paul. par Marie-Thérèse Coenen, version mise en ligne le 29 mars 2019, dernière modification le 4 décembre 2019.

Par Marie-Thérèse Coenen

ŒUVRE : voir en dessous de la notice

SOURCES
Interview de P. Wynants par M. Belin sur son parcours à l’UNamur, juillet 2018, [En ligne] URL : www.unamur.be/anciens/parcours/pwynants – Site de l’ACIS : www.acis-group.org – MACHIELS C. (coord.), Former des adultes à l’université. La Faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES) 1974-2016, Louvain-la-Neuve, UCL-Presses universitaires de Louvain, 2017, p. 26-28 – HORBACH R., « In mémoriam Paul Wynants (1954-2018) », Bulletin de la SANiv, Société royale d’archéologie d’histoire et de folklore de Nivelles et du Brabant wallon, n° 202, 2019, p. 17 – Courriel de José Gotovitch à M.-T. Coenen, 26 mars 2019 – « Qui sommes-nous ? », dans Site de La Revue nouvelle, URL : http://www.revuenouvelle.be/Une-revue-intellectuelle-dans-le-debat.

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