PENGLOAN Louis [Dictionnaire des anarchistes]

Par Rolf Dupuy

Né le 3 janvier 1896 à Gourin, Pontivy (Morbihan). Menuisier. Membre de l’UA de Paris

Lors de la Première Guerre mondiale, Louis Pengloan, classé dans les services auxiliaires, avait été incorporé au 95e puis au 37e Régiment d’infanterie. Versé à nouveau au 95ème, il passa ensuite aux 85e et 29e régiments d’infanterie, au 1er groupe d’aviation et enfin à la 8e section de C.O.A. dont il sera démobilisé le 6 octobre 1919.

Alors qu’il était à la 8ème section des COA, il avait écrit à Péricat (26 février 1919) pour lui demander l’envoi du Libertaire, à Bidault (27 février) pour lui demander le n°3 du Libertaire et des brochures anarchistes. Le 6 mars suivant il avait adressé à Péricat la somme de 4 francs pour un abonnement de 6 mois à L’Internationale.

Après sa démobilisation il avait séjourné quelque temps dans sa famille puis à Gourdin, avant de gagner début avril 1920 Paris où il avait logé chez le jeune menuisier Jules Devosse puis avait pris une chambre au 3 rue Lagille (XVIIIe arr.) et avait trouvé un emploi dans un atelier de menuiserie. Il était alors adhérent du groupe anarchiste du 18e arr. et participait aux réunions tenues au 172 rue Legendre.

Au printemps 1921 il était domicilié 4 cité du Talus (Paris 18e). Il fut arrêté en juin avec Jean Sorlin, Félix Simon et Charles Grignac après avoir jeté, au siège du Bureau national des charbons, une liasse d’imprimés intitulé « A bas la mobilisation ! A bas la guerre ! » édités par le syndicat interindustriel de la Seine. Au moment de son arrestation, il ne travaillait pas, ayant été victime d’un accident de travail et bénéficiant d’une allocation d’une compagnie d’assurances.

Au printemps 1922 il avait assisté à titre individuel au congrès anarchiste du Nord dont il avait fait, le 5 mai, le compte rendu au groupe des 17e et 18e arrondissements, rapportant notamment sur les divergences apparues entre Lecoin (partisan de l’entrée des anarchistes à la CGTU), Bastien et Casteu (partisans de l’autonomie) et Meurant qui bien qu’adhérent à la CGTU, « se ralliait tantôt à une thèse, tantôt à l’autre ».

Lors d’une réunion du groupe au 52 rue Balagny, le 17 novembre 1922, il s’était opposé aux propositions d’organisation faites parLucien Haussard pour le prochain congrès ; il fit adopter par la douzaine de présents une contre-proposition d’organisation en groupe libre, sans cotisation obligatoire ni fixée à l’avance, ainsi que le refus de désigner des délégués pour le prochain congrès, tous les membres des groupes « devant être libres de prendre part aux questions qui doivent y être discutées ».

Du 26 avril au 28 novembre 1923 il fut le secrétaire du groupe UA de Paris 17e dont faisaient entre autres partie Reimeringer, Rouschmeyer, et semble-t-il, Mualdès et Glainant. A cette époque il était également le délégué du groupe au comité d’initiative de l’UA. En mai 1923 (ou 1924) il fut candidat abstentionniste aux élections législatives (1er secteur).

En mars 1925 il déménagea à Villiers-le-Bel.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article213768, notice PENGLOAN Louis [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 20 mars 2019, dernière modification le 27 avril 2019.

Par Rolf Dupuy

SOURCES : Le Libertaire, année 1921 — APpo 1W922

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