DAVOT Marcel

Par Laurent Dingli

Né le le 4 août 1904 à Paris (XIVe arr.) ; agent de maîtrise à la SNCASE ; délégue CGT.

Agent de maîtrise, demeurant 4, rue Cartault à Puteaux [1944], Marcel Davos fut délégué CGT au conseil d’administration de la Société nationale de constructions aéronautiques du sud-est (SNCASE). À la Libération, le directeur des ateliers de l’usine Farman de Boulogne-Billancourt affirma devant le comité régional interprofessionnel d’épuration dans les entreprises du département de la Seine (CRIEE) qu’il avait fait libérer Marcel Davot du camp de Compiègne où ce dernier avait été détenu après son arrestation par la Gestapo. D’après le témoignage fait par Davot lui-même, le 7 novembre 1944, devant le rapporteur de la commission du ministère de l’Air, l’intervention du dirigeant de Farman n’aurait pas été décisive :
" Un ami, mis au courant de mon arrestation par M. Carrière, suggéra à celui-ci de voir une personne qui pourrait peut-être faire quelque chose. Il s’agissait de M. Jean Terray que j’avais connu à [la] SNCASE alors qu’il était chef du personnel et moi délégué de la CGT au conseil d’administration de cette société, le rôle de M. Carrière n’a pas dépassé le cadre de cette démarche. Terray lui-même a reconnu que ma libération n’était pas le résultat de ses démarches. J’ai été libéré avec 350 camarades "

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article213465, notice DAVOT Marcel par Laurent Dingli, version mise en ligne le 14 mars 2019, dernière modification le 14 mars 2019.

Par Laurent Dingli

SOURCES : ADP 102 W 42, Dossier Maurice Carrière. — Laurent Dingli, Jacky Ehrhardt, Industrie en guerre, 1936-1947, à paraître.

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