CUSTAUD Paul, Bénédicte, Léonce

Par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon

Né le 30 novembre 1890 à Abkou (Algérie), mort le 31 janvier 1975 à Toulon (Var) ; assureur ; militant socialiste et syndicaliste CGT du Var ; franc-maçon ; résistant.

Fils d’un médecin, Custaud se maria à Marseille (Bouches-du-Rhône), en août 1922. Licencié en droit, il était assureur à Toulon (Var). Membre du Parti socialiste de France, candidat aux élections municipales sur la liste conduite par V. Brémond*, il obtint 4 266 voix sur 29 381 inscrits, le 5 mai 1935 et 10 265 voix au deuxième tour. Il adhéra en 1937 à la SFIO. En avril 1937, il était désigné comme arbitre par le syndicat CGT des employés de la Caisse d’Épargne de Toulon. Il était, à la même époque, le vénérable de la loge « La Réunion » (Grand-Orient).
Dès 1940, Custaud impulsa la réorganisation clandestine de la franc-maçonnerie dans le Var (création de deux loges clandestines, « Les insoumis », liaison entre des maçons de diverses obédiences, création de triangles maçonniques - il faisait partie du triangle de direction -, création d’une caisse de solidarité maçonnique). Il établit les liaisons avec les autres régions et assura la diffusion du journal clandestin Patriam Recuperare. Il collabora à plusieurs réseaux de renseignements, en particulier avec le réseau Brutus dont son fils Georges Custaud, étudiant en médecine à Marseille, était agent de liaison. Avec Boyer, il créa le premier comité de résistance locale à Aups (début 1943) après avoir aidé à la formation de l’AS locale.
Custaud représentait dès le début la franc-maçonnerie au sein du comité départemental de Libération et plusieurs de ses réunions eurent lieu chez lui. Membre de la commission politique du CDL, il participa à la mise en place des comités locaux de Libération. Il présidait la commission municipale du CDL en septembre 1944. Après la Libération, il présida les comités d’épuration de la police et du personnel de la préfecture et de la sous-préfecture.
Candidat aux élections municipales de Toulon, le 29 avril 1945, sur la liste « socialiste », il obtint 10 125 voix sur 60 365 inscrits.
Custaud possédait huit parts de mille francs de la SARL du journal quotidien socialiste République lors de sa fondation, le 25 mai 1946. Il les céda à la fédération SFIO du Var, le 15 mars 1954. Il représentait la fédération socialiste SFIO au conseil d’administration du journal.
Veuf, Custaud mourut à Toulon, le 31 janvier 1975.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21238, notice CUSTAUD Paul, Bénédicte, Léonce par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.

Par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Var, 2 M 7.35.4 ; 18 M 43 ; 18 M 49 ; 18 M 83 ; 3 Z 16.5. — Arch. J. Charlot (CRHMSS). — Arch. privées Ch. Sandro. — Presse locale.

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