LANÇON Bernard, Louis

Né le 22 mars 1925 à Versailles (Yvelines), exécuté sommairement le 4 septembre 1944 au lieu-dit route de Bourbon à Neuvy-les-Moulins, devenue Neuvy (Allier) ; étudiant, résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur FFI.

Fils de Didier, directeur administratif au ravitaillement général et Régine, née Michel, Bernard Lançon était étudiant et était domicilié 31 rue de Bellecroix à Yzeure, commune jouxtant Moulins.
Le 4 septembre 1944, lors de l’attaque de Moulins par les FFI de Néris-les-Bains, vers 14h15, les FTP se replièrent sur la route de Bourbon-l’Archambault. 4 jeunes se trouvèrent séparés sur la route où arrivaient les Allemands. Ceux-ci firent leur entrée sur la route quelques minutes après le départ du maquis. Guillaumet et ses camarades s’étaient alors dissimulés dans un fossé. Un soldat allemand arriva prêt à tirer. Les quatres jeunes gens se levèrent en criant "Camarades". L’Allemand prenant alors une grenade les tint au respect, jusqu’à l’arrivée de ses chefs. Les Allemands se saisirent d’eux, prirent leurs papiers et leurs noms, discutant fortement avec eux, puis un soldat trouva la mitraillette portée par Guillaumet. A ce moment, les Allemands bousculèrent Guillaumet, pendant que l’un deux passait derrière les prisonniers. Une rafale crépita et un coup de revolver, et tous les quatre ont été tués sur le coup. L’abbé Maurice Pernière qui était alors en vacances, put assister à la scène du premier étage de sa maison qui se trouve route de Bourbon-l’Archambault, à 50 mètres de là où les 4 jeunes furent exécutés. Les victimes sont Gastonm Guillaumet, Bernard Lançon, Antonin Sulliet et Marius Gonthier.
Il sont morts le 4 septembre 1944 à 14h30 route de Bourbon à Neuvy-les-Moulins, devenue Neuvy (Allier).
Son acte de décès est cependant conservé sur les registres d’état civil de Moulins mais aussi de Neuvy. Le lendemain, 6 autres résistants arrêtés ont été lusillés dans le quartier de La Madeleine à Moulins, juste à côté.
C’est le 5 septembre que les troupes allemandes quittèrent Moulins.
Il a été déclaré « Mort pour la France ». Il est signalé comme victime résistant dans l’ouvrage d’André Sérézat mais il n’a pas de dossier au Service Historique de la Défense et il est plus probablement une victime civile.
Son nom figure sur plusieurs plaques ou monuments à Moulins. Au Monument commémoratif des fusillés de la rue du Pont-Chinard, au Monument Commémoratif des martyrs de La Madeleine, sur la plaque commémorative du Lycée Banville 1939-1945 ainsi qu’au Monument commémoratif 1939-1945 à Yzeure.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article211790, notice LANÇON Bernard, Louis, version mise en ligne le 12 février 2019, dernière modification le 23 juin 2019.

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 552 : Neuvy, assassinats de prisonniers.— Gilles Lévy, Guide des maquis et hauts-lieux de la Résistance d’Auvergne, Paris, presses de la Cité, 1986, p. 23 .— André Sérezat, Et les Bourbonnais se levèrent : Témoignage et contribution à l’histoire de la Résistance dans l’Allier, Saint-Just-près-Brioude, 3éme édition, éditions Créer .— MémorialGenweb .— état civil Neuvy.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément