BRABANT Jean-Michel

Né le 16 mars 1951 à Neuilly-sur-Seine (Seine, Hauts-de-Seine), mort le 14 novembre 1984 ; historien ; militant d’extrême gauche.

Jean Michel Brabant est signataire de 163 articles dans le Maitron, notices consacrées aux militants trotskistes des années 1930-1940. Ses recherches étaient basées sur un dépouillement de presse, d’archives et des entretiens.


Fils de Huguette Brabant (1920-2011), monteuse pour le cinéma et d’un père réalisateur scénariste, producteur de cinéma et de télévision, Charles Brabant (1920-2006) qui fonda la SCAM (Société civile des auteurs multimédia), Jean-Michel Brabant fit ses études au lycée Paul Valéry (Paris XIIe arr.) où il fut membre des Jeunesses communistes en 1967-1968. Il obtint son Bac en 1968 et adhéra à la Ligue communiste sous le pseudonyme de Vian. Il vécut en Union libre avec Claude Lemarquis, institutrice, membre également de la Ligue communiste. Une première fille naquit le 11 juillet 1972 : Emmanuelle.
Jean-Michel Brabant soutint un mémoire de maîtrise d’histoire à Paris-Vincennes, en 1972, sous la direction de Madeleine Rebérioux, sur L’Unification des organisations trotskistes françaises à la Libération. Dans la lancée, Jean Risacher lui demanda la présentation, l’analyse et la chronologie de la période juin 1940 à décembre 1944 dans la fac similé de La Vérité clandestine (Paris EDI). Il fut reçu à l’agrégation d’histoire en 1974 et enseigna pendant un an dans un lycée technique. Il reprit ses études avec un DEA (diplôme d’études approfondies) sur Le PC algérien et la sémantique dans le discours communiste. Il en publia une partie à la Faculté François Rabelais de Tours, sous le titre Le discours communiste en Algérie dans les années 1930.
En 1976, il entra au secrétariat de direction de la revue Hérodote animée par Yves Lacoste.
Marié avec Claude Lemarquis le 6 mai 1977, il partit avec elle en Algérie, encouragé par René Gallissot, pour enseigner l’histoire à l’Institut d’études politique d’Alger. Il eut sur place, en 1978-1979, des contacts réguliers avec des militants algériens d’extrême gauche.
Rentré en France, il fut nommé comme professeur à l’École normale d’instituteurs en 1980-1981.
Divorcé le 7 octobre 1981, il se maria avec sa nouvelle compagne, Aline Brunel, en juillet 1982. Une deuxième fille naquit le 30 septembre 1984 : Chloé.
Il repartit avec sa femme dans le sud algérien, à Timimoun, en 1982 et 1984 et revint en France en juin 1984.
Il avait débuté une thèse et collaboré pour ses recherches avec Pierre Vidal-Naquet.

Jean-Michel Brabant mourut le 14 novembre 1984 par suicide.
Jean-Michel Brabant avait participé aux recherches historiques, comme consultant, pour l’élaboration du scénario d’un film de télévision en sept épisodes : Les Nuits Révolutionnaires (diffusé sur la Sept et France 3, en 1989, pour le bicentenaire , une adaptation des Nuits de Paris, de Restif de la Bretonne).

Il est aussi l’auteur d’un livre très personnel, et non politique, Le Cafard de l’Ange, édité chez Publisud

Cet historien brillant est mort jeune, laissant une œuvre en cours.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article211603, notice BRABANT Jean-Michel, version mise en ligne le 9 février 2019, dernière modification le 1er avril 2019.

SOURCES : Témoignages. — Renseignements communiqués par René Lemarquis. et par Dominique Brabant, frère de Jean-Michel.

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