CROUZET Michel

Par Jacques Girault

Né le 7 janvier 1928 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; professeur ; militant communiste, exclu en 1958 ; animateur du comité Maurice Audin.

Fils de l’inspecteur général d’Histoire Maurice Crouzet, Michel Crouzet, élève du lycée Louis-le Grand à Paris, entra à l’École normale supérieure (lettres, 1948), agrégé de lettres (1951), après avoir enseigné dans le second degré, devint assistant de littérature française à la Sorbonne. Membre du Parti communiste depuis 1947, responsable de la cellule communiste de l’ENS, il était un des dirigeants de la cellule communiste de la Sorbonne. Il participa en novembre 1957 à la formation du Comité Maurice Audin et le représenta à plusieurs reprises dans les contacts entre groupes de gauche pour organiser une riposte contre la guerre d’Algérie et l’installation de la Ve République. Il s’efforça pour l’action du comité à « la maintenir au niveau des principes éthiques ». Secrétaire de la cellule communiste, il participa activement à la rédaction de la lettre du 10 octobre 1958 critiquant la direction du PCF. Seul sanctionné avec un autre assistant, il fut exclu pour une durée d’un an et ne réadhéra pas par la suite.
Contrairement à ce qu’écrit Pierre Vidal-Naquet, Crouzet ne participa pas au comité de rédaction de Vérité-Liberté qui, à partir de mai 1960, il se proposait de soutenir la lutte du peuple algérien et de dénoncer les atteintes à la légalité de la politique gouvernementale. Il écrivit un article dans La Nef où il analysait ses désaccords avec Vidal-Naquet.
Crouzet devint maître-assistant à la Faculté des lettres de Clermont-Ferrand. Il mena une activité de recherche et d’enseignant centrée sur le romantisme (Stendhal, Flaubert, Gautier Barbey d’Aurevilly, etc.). Il soutint sa thèse de doctorat d’État devant l’Université de Paris IV en 1979 sous le titre « Littérature et politique chez Stendhal, l’écrivain révolté ou le point de départ ». Il devint professeur aux universités de Lille, d’Amiens puis de Paris-Sorbonne (Paris IV) et siégea au Comité national des universités.
Un volume d’hommage, comprenant un entretien avec Crouzet titré « Littérature et civilisation », parut aux Presses universitaires de Paris-Sorbonne sous le titre La pensée du paradoxe. Approches du romantisme en 2006. Sa bibliographie publiée en fin de volume comporte 23 éditions, 13 ouvrages, 5 recueils d’articles, 7 ouvrages sous sa direction et une centaine d’articles. Il dirigea trois revues : Mesure (1989-1990), Dix Neuf/Vingt. Revue de littérature moderne (1996-2000), HB. Revue internationale d’études stendhaliennes (1997-2008).
Fils de l’inspecteur général d’Histoire Maurice Crouzet, Michel Crouzet, élève de l’École normale supérieure (lettres, 1948), agrégé de lettres (1951), après avoir enseigné dans le second degré, devint assistant de littérature française à la Sorbonne. Membre du Parti communiste depuis l’ENS, il était un des dirigeants de la cellule communiste de la Sorbonne. Il participa en novembre 1957 à la formation du Comité Maurice Audin et le représenta à plusieurs reprises dans les contacts entre groupes de gauche pour organiser une riposte contre la guerre d’Algérie et l’installation de la Cinquième République. Il s’efforça pour l’action du comité à « la maintenir au niveau des principes éthiques ». Secrétaire de la cellule communiste, il participa activement à la rédaction de la lettre du 10 octobre 1958 critiquant la direction du PCF. Seul sanctionné avec un autre assistant, il fut exclu pour une durée d’un an et ne réadhéra pas par la suite.
Crouzet devint maître-assistant à la Faculté des lettres de Clermont-Ferrand. Il mena une activité de recherche et d’enseignant centrée sur le romantisme (Stendhal, Flaubert, Gautier Barbey d’Aurevilly, etc.). Il soutint sa thèse de doctorat d’État devant l’Université de Paris IV en 1979 sous le titre « Littérature et politique chez Stendhal, l’écrivain révolté ou le point de départ ». Il devint professeur à l’Université de Paris IV.
Un volume d’hommage, comprenant un entretien avec Crouzet titré « Littérature et civilisation », parut aux Presses universitaires de Paris-Sorbonne sous le titre La pensée du paradoxe. Approches du romantisme en 2006. Sa bibliographie publiée en fin de volume comporte 23 éditions, 13 ouvrages, 5 recueils d’articles, 7 ouvrages sous sa direction et une centaine d’articles. Il dirigea trois revues : Mesure (1989-1990), Dix Neuf/Vingt. Revue de littérature moderne (1996-2000), HB. Revue internationale d’études stendhaliennes (1997-2008).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21155, notice CROUZET Michel par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 17 septembre 2015.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse. — Pierre Vidal-Naquet, Mémoires. Le trouble et la lumière 1955-1998, t. 2, Le Seuil/La Découverte, 1998

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