CASSAN Paul, Louis Germain

Par Thierry Michaud

Né le 3 janvier 1913 à Calmont (Aveyron), mort au combat le 5 septembre 1944 à Chapeau (Allier) ; militaire au sein des gardes républicains ; résistant.

Fils de Justin et de Virginie, née Secondy, Paul Cassan était célibataire.
Il fut incorporé le 15 octobre 1936 au 121ème Régiment d’infanterie, admis dans la gendarmerie le 3 décembre 1938. Titularisé garde le 5 juillet 1939 il fut affecté à la Légion de garde républicaine de Tunisie le 14 décembre 1940. Il n’a pu rejoindre son corps à l’issue de sa permission sur la métropole en novembre 1942 et il fut affecté au 2ème régiment de la Garde.
En 1944, des unités entières de gendarmerie rejoignent le maquis et plusieurs escadrons constitués en groupements de combat (Groupement Daucourt et Groupement Thiolet) participèrent aux combats de la Libération au sein de la 1ère Armée française. Il fut en opérations contre l’Armée allemande à compter du 28 août 1944 comme Garde au 2ème régiment, 3ème escadron de la garde affecté avec le grade de Garde au groupement Thiolet (1ére armée française).

Le groupe du sous-lieutenant Louis Collet, avec un détachement de 14 gendarmes du 2éme régiment de Gardes, dont Paul Cassan, tenta de barrer la route départementale 12 aux troupes allemandes et prit position dans la ferme des Mayences sur le commune de Chapeau (Allier). Mais repérés, ils tombèrent dans deux embuscades. Le combat fut très dur. Encerclés, les gendarmes luttèrent durant une heure et demie. À court de munitions, les survivants du détachement furent contraints de déposer les armes. Les blessés furent achevés d’une balle dans la nuque ; les survivants exécutés sur place. Paul Cassan fit partie des victimes. Il a été fait prisonnier et fusillé par les Allemands vers 16 heures. 

Reconnu « Mort pour la France », il reçut à titre posthume la Médaille militaire et Croix de guerre 1939-1945 avec palme. Sa dépouille est inhumée dans le cimetière de Ceignac (Aveyron).

Son nom est gravé sur les monuments aux morts de Ceignac (commune de Calmont, Aveyron) et de Campuac (Aveyron). Son nom figure sur la stèle située à la ferme des Montedoux à Montbeugny (Allier) et sur le monument aux morts de la gendarmerie mobile – Caserne Beauvau – à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Son nom a été donné à la 215ème promotion de l’école de gendarmerie de Montluçon.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article211331, notice CASSAN Paul, Louis Germain par Thierry Michaud, version mise en ligne le 3 février 2019, dernière modification le 20 février 2019.

Par Thierry Michaud

Sources : AVCC : AC 21 P 39289 . Dossier Paul Cassan (non consulté) .—Thierry Michaud, Histoire de la gendarmerie du Bourbonnais, Puy Guillaume , Adéquat Editions, 2010, 175 p. .— Historique de la 9ème légion de la garde républicaine (1936-1949) .— Raymond Duplan, Dictionnaire des gendarmes morts au cours de la seconde guerre mondiale, Vincennes, SHD, 2008, 385 p. — Mémoire des Hommes .— MémorialGenweb. — Note d’André Balent .— .— état civil Chapeau.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément