PASCOE Henry, James

Par Christian Richard, Michel Thébault

Né le 22 février 1916 à Wellington, Somerset (Royaume-Uni), blessé le 3 juillet 1944 à Verrières (Vienne), disparu le 13 juillet 1944 ; militaire britannique SAS ; résistant, opération Bulbasket.

Henry Pascoe se porta volontaire en 1944 pour intégrer la brigade des SAS (Special Air Service), au sein du 1er SAS, squadron B. Il fut désigné pour participer à l’opération Bulbasket, le parachutage de commandos britanniques dans l’ouest de la France au moment du débarquement, pour entraver l’action et le déplacement des forces allemandes. Entre le 6 et le 18 juin, un commando d’une cinquantaine d’hommes fut parachuté lors de plusieurs parachutages, en Poitou, Touraine et Berry. Dans la nuit du 11 au 12 juin 1944 Henry Pascoe fut parachuté avec une équipe SAS sur la commune de Sillars (Vienne) entre Lussac-les-Châteaux et Montmorillon. Ce parachutage eut lieu dans des conditions périlleuses à cause du passage à proximité (à moins de 3 kilomètres) sur la nationale 147, Limoges – Poitiers, des convois de la division Das Reich remontant vers le front de Normandie. Les SAS rejoignirent l’ensemble du commando SAS établi dans le secteur de Montmorillon (Vienne) à proximité du PC du colonel Félix Chêne chef départemental des FFI de la Vienne. Le commando renforcé le 13 juin d’un groupe de maquisards français du groupe Amilcar dut changer de camp à plusieurs reprises mais fut finalement repéré par les services de renseignements allemands qui organisèrent le 3 juillet 1944 une opération de répression du maquis. Dans le combat qui débuta à Verrières, vers 6 heures du matin Henry Pascoe fut blessé et fut fait prisonnier avec deux autres SAS. Conduits à Poitiers, ils furent hospitalisés à l’Hôtel-Dieu jusqu’au 8 juillet dans l’après-midi. Ce jour-là, la libération par la Résistance lors d’un audacieux coup de main de plusieurs résistants blessés dans une salle de l’Hôtel-Dieu amena les autorités allemandes à déplacer les prisonniers britanniques et à les garder à la Kommandantur où ils restèrent plusieurs jours pratiquement sans soins. Au-delà du 13 juillet 1944 la trace des blessés se perd, tués à Poitiers par injection létale ou transférés à Tours. Le lieu de leur décès et de leur inhumation reste encore à ce jour inconnu.
Une plaque commémorative dans le cimetière de Rom (Deux-Sèvres) rappelle son souvenir.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article210500, notice PASCOE Henry, James par Christian Richard, Michel Thébault, version mise en ligne le 13 janvier 2019, dernière modification le 13 janvier 2019.

Par Christian Richard, Michel Thébault

SOURCES : Christian Richard 1944, Le Special Air Service en Poitou Geste Éditions 2018 — Site internet VRID (Vienne, Résistance, Internement, Déportation — Mémorial genweb.

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