BLIN Jacques, Georges, Yvon

Par André Balent, Rose Blin-Mioch, Hélène Chaubin

Né le 17 mars 1945 à Parthenay (Deux-Sèvres), mort le 17 novembre 2018 à Agde (Hérault) ; militant communiste ; fonctionnaire territorial ; syndicaliste CGT ; conseiller général de l’Hérault, vice-président du conseil général (1998-2004) ; collaborateur de L’Hérault du Jour-La Marseillaise ; animateur de l’IHS de l’Hérault, de l’Association Maitron Languedoc-Roussillon ; auteur du Maitron ; historien de Sète et de l’Hérault aux XIXe et XXe siècles.

Jacques Blin (1945-2018)
Jacques Blin (1945-2018)
Jacques Blin militant à Sète, années 1970
Archives Rose Blin-Mioch

Jacques Blin était le fils d’un navigateur, Yvon, Georges Blin, cuisinier dans la Marine, né le 17 octobre 1926 à Parthenay (Deux-Sèvres) et de Marthe, Gabrielle Ladrat, née le 21 juillet 1925 à Ansac (Charente) : de jeunes parents qui confièrent leur fils à ses grands-parents paternels qui vivaient à Parthenay, ils feront de même avec son frère, son cadet de cinq ans. Il y effectua sa scolarité primaire jusqu’à l’obtention du certificat d’études en 1959. Il reçut une éducation religieuse catholique jusqu’à la communion « solennelle » mais perdit rapidement ses liens avec la foi. Il réussit l’examen d’entrée en quatrième, avec l’espoir de devenir dessinateur industriel. Sa grand-mère voulait le garder près d’elle en pension à Thouars. Jacques qui passait avec celle-ci ses vacances à Sète réussit à convaincre ses parents de rester au collège technique de Sète où il fut orienté, non vers l’électricité ou l’ajustage comme il le souhaitait, mais vers la serrurerie. En 1962 les élèves furent transférés dans le nouveau collège Joliot-Curie situé sur la Corniche de Sète. Le maire Pierre Arraut les sollicita quand il créa les patronages municipaux. Jacques Blin s’y engagea et en 1964 passa l’examen de moniteur de colonies de vacances. Il était sorti du collège avec un CAP de serrurerie en juin 1962 puis, en juillet 1963, un brevet d’enseignement industriel de serrurerie. Il y ajouta deux autres brevets : en 1963 de dessinateur en construction métallique et en 1964 de dessinateur en construction mécanique. Il aspirait à entrer dans une école d’ingénieurs mais celle-ci située en région parisienne n’acceptait que des internes issus de celle-ci, il tenta alors plusieurs concours avant d’être embauché en remplacement à la mairie.

Alors débuta son activité professionnelle dans les services techniques de la ville de Sète, comme dessinateur au service des bâtiments publics. Il adhéra à la CGT ; il appartenait alors à la commission « Jeunes ». Et en 1964 après avoir rencontré le professeur Jacques Roux venu faire une conférence sur la paix à la mairie, il adhéra à la Jeunesse communiste.

L’année 1964 fut celle où Jacques Blin commença à manifester pleinement l’esprit associatif et militant qui allait le caractériser durant toute sa vie. Il rejoignit le groupe de l’Union des Vaillants et Vaillantes de Sète : créée en 1945, cette organisation, très liée au PCF, se présentait comme une alternative au scoutisme. Jacques Blin y entra avec l’expérience que lui conféraient ses activités de moniteur de colonies des vacances de Sète pendant les étés de 1964 et 1965. La ville de Sète disposait à Lacaune (Tarn), devenue une agréable station estivale depuis l’entre-deux-guerres, d’un centre de vacances pour les enfants. Il put aussi effectuer un stage de moniteur, organisé en novembre 1964 par l’association de l’Union des Vaillants et Vaillantes à Nanteuil-le-Haudoin (Oise).

Son engagement s’affirma en février 1965 avec son adhésion au PCF et sa participation en août à l’école fédérale du PCF à Sète. Il avait 20 ans : il se consacrait alors à la Jeunesse communiste et il côtoya François Liberti qui avait deux ans de moins que lui. La Jeunesse communiste venait de se doter, en 1963, d’un journal mensuel Nous les garçons et les filles. Il s’agissait, pour garder le contact avec la nouvelle génération yé-yé, de concurrencer le magazine Salut les copains. Le succès était moindre dans l’Hérault que dans la France entière et Jacques Blin qui fut chargé de sa diffusion parvint à en assurer la relance. Cette publication allait cependant prendre fin en 1969 : son apolitisme relatif décevait les jeunes communistes.

Jacques Blin effectua son temps de service militaire de novembre 1965 à février 1967 à Metz (Moselle). Hospitalisé à la suite d’une fracture, il fut ensuite transféré du service du matériel à la cité administrative régionale de la sixième région militaire. Il y géra le restaurant jusqu’en février 1967. De retour à Sète, à l’initiative de Maurice Burguière (un instituteur communiste sétois, avait été élu conseiller municipal en 1965 puis nommé adjoint à la Jeunesse et au Sport auprès du maire Pierre Arraut), il accepta la direction de la Maison des Jeunes et de la Culture la Corniche (il y avait à Sète une autre MJC au Château Vert). Le responsable de la Jeunesse au bureau fédéral du PCF de l’Hérault, Abdon Auberthié avait décidé de passer la main et Jacques fut élu pour lui succéder lors d’un congrès départemental de la Jeunesse Communiste qui se déroula à Sète à la colonie Gai Soleil. Assurer en même temps la direction d’une MJC et le suivi des groupes de Jeunesses communistes du département se révéla une tâche trop lourde. Aussi Jacques Blin revint-il dans les services de la ville de Sète avec la mission de suivre l’activité des trois maisons de jeunes de la ville.

En cette année 1967 le parti communiste soutenait la cause du Vietnam contre les forces américaines et Jacques Blin s’y engagea avec les Jeunesses communistes. À l’occasion de diverses manifestations, il rencontra Rose Mioch, fille et nièce de grands résistants communistes héraultais (Voir : François Mioch et Philomen Mioch) : elle-même était responsable de l’Union des Jeunes Filles de France. Tous deux se marièrent à Sète en septembre 1968. Leurs trois enfants naquirent à Sète : en 1969 Laurence, attachée territoriale ; en 1971 Lélia, maîtresse de conférences en informatique à Paris-Jussieu et, en 1974, Loïc sapeur-pompier professionnel à Sète. Rose poursuivait alors à Montpellier des études de médecine, puis des études de laborantine, métier qu’elle pratiqua pendant dix ans avant de devenir journaliste à La Marseillaise. En 2000 elle retourna sur les bancs de l’Université pour des études littéraires. Diplômée en langues romanes, elle milita pour la connaissance et l’usage de la langue occitane et soutint en 2010, une thèse qui était une édition critique de la correspondance de Lydie Wilson de Ricard, surnommée « la Félibresse rouge ». Rose Mioch militait aussi dans les rangs des féministes. Son mari partageait ses convictions : on le vit quand il s’engagea en 2001 pour la parité ou encore quand il créa en 2004 avec le secteur culture du PCF le réseau Langues et Cultures de France (RLCF), dans l’activité duquel il s’investit intensément jusqu’à la fin de sa vie. Poitevin d’origine mais acquis à la défense de la langue et de la culture occitanes, il fut, en particulier, membre des groupes de travail de ce réseau qui s’efforcèrent de traduire sur le plan législatif, l’enseignement des langues de France dont l’occitan. Ce réseau fut particulièrement actif pendant la campagne des élections présidentielles de 2012. Jacques Blin s’efforça de convaincre Jean-Luc Mélenchon du bien-fondé de la défense des « langues de France » contre lesquelles ce dernier avait manifesté depuis longtemps une hostilité jamais démentie. RLCF créa, à l’occasion de ces présidentielles, un site Internet auquel collabora assidûment Jacques Blin. Son intérêt pour la langue et la culture occitanes fut en grande partie transmis par son beau-père, Philomen Mioch, qui pratiquait couramment la langue et fut influencé par le renouveau du mouvement occitan dans les années 1970.

Jacques Blin avait consacré à la jeunesse ses premières années de militantisme. En 1970, après avoir quitté son poste de secrétaire fédéral à la Jeunesse, il poursuivit encore dans cette voie en entrant dans le bureau de la section de Sète du PCF, puisqu’il y était responsable du travail et de la jeunesse. Cette section se développait ; elle atteignit, en 1975, 800 adhérents et la fédération en comptait 7 000. Cette année-là, Jacques Blin fut élu au comité fédéral. Il fallut restructurer la section sétoise, la diviser en trois ensembles : sud, centre, étang, qui furent placés sous la responsabilité d’un comité Ville. François Liberti en était le secrétaire général et Jacques Blin faisait partie du secrétariat. Son activité pendant cette période fut largement consacrée à son parti. Il accéda au bureau fédéral et assura successivement le suivi de deux sections locales : Marseillan en 1979 puis Mèze en 1980. En février 1982, il fut délégué au 24e congrès du PCF à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Le communiste François Liberti devint maire de Sète en 1996, après un intervalle commencé en 1983 quand le centriste, l’avocat Yves Marchand, avait été élu pour succéder au communiste Gilbert Martelli. Pour Jacques Blin, cela avait entraîné en 1983 une « placardisation » avec arrêt de toute possibilité de formation ou d’avancement. Il passa alors du service Communication au service Étrangers. Au plan syndical, Jacques Blin fut un actif militant de la CGT. Il fut secrétaire du syndicat des cadres de la mairie de Sète, également actif à l’UD-CGT de l’Hérault (Montpellier). Il continuait aussi son activité militante à la CGT dans le cadre de la mairie de Sète, à la commission administrative paritaire puis au Comité technique paritaire. Ces responsabilités l’amenèrent, le 27 novembre 1989, à être élu à la commission exécutive de l’Union locale CGT de Sète. Pendant cette période il participa sur le plan culturel aux activités de L’Athénée, association culturelle alternative avec laquelle il réussit à organiser des Journées Brassens off et à en faire financer une partie par les organisateurs…

Quand François Liberti, en 1996, succéda à Yves Marchand, Jacques Blin fut d’abord son chef de cabinet puis il prit en charge les services de l’état civil, de l’hygiène, de l’enseignement, en tant que secrétaire général adjoint, les sanctions prises contre lui sous Marchand l’empêchant d’accéder au poste de secrétaire général, bien qu’il ait alors gagné son procès contre l’ancien maire.

Son militantisme politique s’exerça sur un terrain plus vaste à partir de 1998 quand il fut élu au conseil général de l’Hérault dans le canton de Sète II, à l’occasion d’une élection partielle provoquée par le décès de Raymond Félicès. Vice–président du conseil général de l’Hérault, président du groupe communiste de cette assemblée, Jacques Blin en fut un membre très actif. L’accueil et la défense des étrangers comptèrent parmi ses priorités. Rose, son épouse, en a témoigné : « En 2001 il était avec un curé de Bordeaux un des deux derniers manifestants à être débarqué du Marrakech au quai d’Alger, Ferry qui devait emmener un jeune Bordelais dans la cadre de ce que l’on appelait alors "la double peine" c’est à dire après l’exécution de trois ans d’emprisonnement pour trafic de drogue, ce jeune père d’un enfant né à Bordeaux a été renvoyé dans un pays avec lequel il n’avait aucun lien. Avec d’autres militants Jacques s’y était opposé en tant qu’élu de même que François Liberti alors Député. Refusant de descendre du bateau il a failli partir pour Tanger, le bateau a été retardé de cinq heures mais l’expulsion a malheureusement eu lieu.
Jacques participait à toutes les manifestations de défense des étrangers sans papiers. De même à toutes les initiatives de solidarité internationale du Vietnam, au Nicaragua, au Chili, contre l’apartheid en Afrique du Sud, à Cuba. »
(lettre de Rose Blin à Hélène Chaubin, 2 janvier 2019). Jacques Blin ne souhaita pas effectuer un second mandat de conseiller général. En 2004, François Liberti lui succéda à l’assemblée départementale. Autre combat : la cause des femmes. Après avoir eu des contacts avec des organisations féministes, il proposa en 2001 la création d’un observatoire de la parité. Deux ans plus tard le conseil général lui confia la responsabilité du CLIC (Centre local d’information et de coordination du Bassin de Thau). L’objectif de cette association humanitaire appelée « Géronthau » était d’informer les personnes âgées et de les aider dans leurs démarches. Jacques Blin s’impliqua aussi dans des conflits sociaux : en 2002 pour les transports départementaux par les Courriers du Midi en 2003 pour les transports aériens, en lien avec les salariés d’Air Littoral.

Si Jacques Blin quitta le PCF au début de 2007, ce fut à cause d’un désaccord sur le choix de Marie-George Buffet alors la secrétaire nationale, comme candidate à la présidentielle : cette candidature représentait pour lui une vision trop étroite, étant partisan d’une candidature unitaire des forces de gauche. En 2006, il avait été à l’initiative de la création d’une structure unitaire, les Comités unitaires anti-libéraux (CUAL) dont la section communiste de Sète avait approuvé la création. Or, comme cette initiative était en porte-à-faux avec le principe d’une candidature autonome du PCF, Jacques Blin en tira les conséquences logiques.

Jusqu’à sa retraite en septembre 2002, Jacques Blin avait mené de front un inlassable militantisme politique et syndical et une belle carrière de fonctionnaire territorial.

Dès les années 1970 il s’était attelé à un domaine qu’il cultiva jusqu’au terme de sa vie : l’histoire de sa ville, de sa région. Après avoir étudié la période qui correspond à la Commune de Paris avec Frédéric Fesneau, la préparation et la célébration du bicentenaire de la révolution de1789 lui permirent de donner toute sa mesure. Si le rôle principal en cette occasion revint à la Ligue des Droits de l’Homme et à la Fédération des Œuvres laïques, ce sont bien des associations locales créées pour la circonstance qui eurent la part la plus originale. Et Jacques Blin en fut l’acteur principal. Il présidait à Sète le comité chargé d’organiser la commémoration par délégation du Comité national du Bicentenaire. Claude Mazauric avait constitué une association nationale « Vive 89 ». Jacques Blin souhaita créer aussi une organisation proprement sétoise ; ce fut l’association Mille Sète cent quatre vingt neuf qui fit un travail de terrain. Son propos était de confronter les idéaux de liberté et d’égalité de 1789 avec les réalités du quotidien dans cette ville ouvrière. Une première réussite fut de retrouver une petite brochure éditée en 1939 à l’occasion du cent-cinquantenaire, Sète en 1789 de Maurice Bravet, et de la rééditer. Avec la CGT et la FCPE, Jacques Blin entreprit aussi de rechercher les noms des révolutionnaires qui figuraient sur les plaques bleues de Sète, puis d’en tirer une publication. Et il réussit à attirer à Sète les acteurs du film de Roger Coggio, Le mariage de Figaro, ou la folle journée. La première de cette adaptation de Beaumarchais dans la ville fut l’occasion de multiples rencontres entre les acteurs, les écoliers, les lycéens. L’association créée par Jacques Blin prolongea son activité jusqu’en 1994 avec la publication d’une revue culturelle Mic-Mac. Plus tard, tirant les conséquences des carences de la section communiste de Sète en matière culturelle, il fut à l’origine de la création, le 9 juillet 2004, d’une nouvelle association, l’Espace Louis Aragon-Elsa Triolet, qui resta active jusqu’en 2007, date de sa démission du PCF. Celle-ci organisa, dans le cadre de la section sétoise du PCF, la projection de films suivis de débats.

Quand le médecin Divers droite François Commeinhes fut élu en 2001 à la mairie de Sète, Jacques Blin fut muté au musée Paul-Valéry. Il accompagna en 2003 les actions de la CGT du spectacle pendant la crise des intermittents. Et il fit davantage : avec Nicole Ginot qui était responsable de la culture à la fédération du PCF de l’Hérault, il créa le groupe Comun’art ouvert aux artistes régionaux. Jacques Blin, pour faire mieux connaître l’histoire de Sète, tenait régulièrement des chroniques dans le journal L’Hérault du jour – La Marseillaise : son principal objectif était de faire connaître aux militants le passé ouvrier de la ville ; il prépara d’ailleurs un Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier Cettois puis Sètois qui fut publié en 2009. Il publia plusieurs ouvrages concernant l’histoire sociale et culturelle de Sète et des localités environnantes, le dernier, publié peu avant son décès, concernant le village de Loupian où il résidait depuis 2015. Grâce à Jacques Blin, l’Union départementale CGT de l’Hérault créa en 2013 un Institut départemental d’Histoire Sociale de la CGT-Marcel Caille dont il fut le secrétaire et dont il assuma pendant longtemps la présidence. Il se rapprocha des historiens du Maitron, le grand Dictionnaire du Mouvement ouvrier, mouvement social dirigé par Claude Pennetier et relayé dans l’Hérault par une association régionale, Maitron Languedoc-Roussillon (AMLR) créée en 1999 à l’initiative d’Hélène Chaubin et Olivier Dedieu. Cette adhésion ouvrit à Jacques Blin le Dictionnaire national et le bulletin régional Le Midi Rouge dans lequel il publia nombre de biographies et d’articles reposant sur des sources inédites. À l’assemblée générale de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le 12 décembre 2009, il intégra le bureau de l’AMLR et, en 2015, le comité de lecture du Midi Rouge, bulletin de l’AMLR. Il collabora également à la revue Études héraultaises pour laquelle il préparait un article sur La Voix de la Patrie quand la mort mit fin à ce travail d’historien.

Atteint d’un cancer incurable contre lequel il se battait depuis trois ans, Jacques Blin mourut le 17 novembre 2018. La cérémonie civile des obsèques eut lieu le 23 novembre 2018 au funérarium municipal de Sète en présence d’une nombreuse assistance. François Liberti, ancien maire de Sète et Jean-Claude Llinares, de l’IHS CGT de l’Hérault retracèrent les étapes de sa vie, le premier insistant plutôt sur son itinéraire militant, le second sur ses travaux d’histoire sociale et politique de Sète et de l’Hérault à l’époque contemporaine.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article210426, notice BLIN Jacques, Georges, Yvon par André Balent, Rose Blin-Mioch, Hélène Chaubin, version mise en ligne le 11 janvier 2019, dernière modification le 4 octobre 2019.

Par André Balent, Rose Blin-Mioch, Hélène Chaubin

Jacques Blin (1945-2018)
Jacques Blin (1945-2018)
Jacques Blin militant à Sète, années 1970
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Jacques Blin, au centre, à la conférence fédérale du PCF de l’Hérault à Montpellier, 1983
Jacques Blin, au centre, à la conférence fédérale du PCF de l’Hérault à Montpellier, 1983
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Jacques Blin conseiller général de l’Hérault avec les conchyliculteurs du Barrou
Jacques Blin conseiller général de l’Hérault avec les conchyliculteurs du Barrou
Archives Rose Blin-Mioch
Jacques Blin aux côtés de Dominique Vilar et de Jack Ralite, à Sète, manifestation à l’initiative de de l’association Mille Sète Cent 89, Sète, 1989
Jacques Blin aux côtés de Dominique Vilar et de Jack Ralite, à Sète, manifestation à l’initiative de de l’association Mille Sète Cent 89, Sète, 1989
Archives Rose Blin-Mioch
Jacques Blin, conseiller général de l’Hérault, dans les années 2000, avec Michèle Demessine secrétaire d’État au tourisme, Sète, Tourisme et handicap
Jacques Blin, conseiller général de l’Hérault, dans les années 2000, avec Michèle Demessine secrétaire d’État au tourisme, Sète, Tourisme et handicap
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ŒUVRES : Livres : Gustave Thérond dit « Biscan Pas », Nîmes, Imprimerie Offset Avenir, 2005, 137 p. — Pouvoir Régional, Langue et Culture Occitane (actualité d’une interpellation culturelle pour une construction démocratique…), Sète, auto-édition, 2005, 98 p. — Los tipes setoris Les types sétois, Ouvrage collectif du Cercle Occitan Sétori, consacré à Toussaint-Roussy, Béziers, IEO Languedoc éditions ; 2005, 306 p. — 1907 à Cette, Sète, auto-édition, 2007, 89 p. — Dictionnaire biographique du Mouvement Ouvrier Cettois puis Sétois, de 1789 à 1950, Sète, Auto-édition, 2009, 181 p. — Molle Jean Joseph l’Heureux Député Maire de Cette, FLAM Éditions, Sète, 2011, 236 p. — Portrait-robot d’un républicain-révolutionnaire Frédéric Fesneau (1868-1880), Sète, Imprimerie FLAM, 2011, 116 p. — Quelques croquis iconoclastes d’un croque-notes nommé Brassens, annotations graphiques de Pierre François, Sète, Imprimerie FLAM, 2012, 145 p. — Regards engagés sur 1968 à Sète, Sète, Imprimerie Tir’plan, 2008, 105 p. 1936-1945 Sète solidaire et antifasciste, Imprimerie FLAM Sète, 2014, 208 p. — Cette 1914–1918, Sète, Imprimerie FLAM, 2014, 86 p. — Des militants CGT en Résistance Hérault 1939-1945, préface de Jacques Blin ; ouvrage collectif, Montpellier, Institut d’Histoire sociale Marcel Caille CGT 34, 2015, 94 p. Loupian village Républicain, entre vignes et bauxites, contribution à une histoire sociale, Sète, Imprimerie FLAM 2018, 157 p.
Neuf articles historiques et deux comptes-rendus d’ouvrages dans Le Midi Rouge, bulletin de l’Association Maitron Languedoc-Roussillon : « Aigues-Mortes et Cette/Sète villes de sel et d’immigration à la fin du XIXe siècle », 17, 2011, pp. 18-31. — « Esquisse d’une présence italienne à Balaruc (Hérault) », 18, 2011, pp. 42-44. — « Souvenirs militants de Jean-Pierre Hettich (militant syndical retraité de l’EDF installé à Sète) partagés avec Jean Maitron », 20, 2012, pp. 42-44. — « Regards sétois sur la grève de Lafarge en 1938 », 22, 2013, pp. 25-32. — Compte-rendu d’« Études sur l’Hérault, n° 49, 2013 », 22, 2013, pp. 16-17. — « Quand une carte postale témoigne d’un climat social. Sète/Cette 1905 », 23, 2014, pp. 4-13. — « Un Cettois au feu aux côtés d’Henri Barbusse », 24, 2014, pp. 28-29. — « Dominique Mabboux prêtre ouvrier à Sète de 1973 à 2001, témoignage de son expérience », 27, 2016, pp. 17-26. — « L’action des transbordeuses de Cerbère (Pyrénées-Orientales) en 1906 et la place des femmes dans le syndicalisme avant 1914, en particulier en Languedoc (1906-1907) », 29, 2017, pp. 3-18. — Compte-rendu de « Alain Camélio, Seança a la bourso plata : illustracion del sindicalisme revolucionari setori [de Sète], deux volumes Béziers, Institut d’estudis occitans, 2017, 492 p. », 29, 2017, pp. 35-36. — « Regards sur les mouvements d’ouvriers coiffeurs dans l’Hérault (1902-1936) », 30, 2017, pp. 3-9.
Dans les Études héraultaises (Montpellier) : En collaboration avec Jean-Claude Richard-Ralite, « Un Groupe Franc de Combat à Sète durant la Seconde Guerre mondiale », Études Héraultaises, n°45, 2015, p 154-158. — Un autre inachevé sur La Voix de la Patrie est à paraitre (2019).
Sept brochures le plus souvent historiques publiées entre 1985 et 2006, certaines à l’occasion de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française.
Vingt-quatre biographies du DBMOMS (sur le site Maitron en ligne ; certaines dans les volumes de la 5e partie du Maitron ; dix dans Le Midi Rouge) dont deux co-signées avec André Balent, deux avec Jacques Girault, une avec Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier.
Articles politiques dans Le Travailleur du Languedoc, La Marseillaise–L’Hérault du Jour.

SOURCES : Arch. dép. Hérault, fonds Jacques Blin, 241 J 1-28 (l’inventaire est précédé par une notice autobiographique de Jacques Blin). — Hélène Chaubin, « Languedoc-Roussillon, le bicentenaire de 1789, la mémoire républicaine en région », in Culture et élites locales en France, 1947-1989, éditions du CNRS, 2018, 552 p. — Hérault Tribune, 20 décembre 2018. — Fédération du PCF de l’Hérault, entre autres : comptes-rendus des comités fédéraux du PCF. — Site internet de l’Association Maitron Languedoc-Roussillon, histoire contemporaine : http://histoire-contemporaine-languedoc-roussillon. — Entretiens et correspondance d’Hélène Chaubin avec Rose Mioch – Blin, décembre 2018 et début janvier 2019. — Courriels de Rose Blin à André Balent et conversations téléphoniques entre Rose Blin et André Balent, début janvier 2019. — Souvenirs personnels d’André Balent, Rose Blin-Mioch et Hélène Chaubin.

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