COYNEL Michel

Par Jean-Paul Martin

Né le 13 janvier 1943 à La Grand’Combe (Gard) ; métallurgiste ; responsable de la CFDT dans la Loire ; militant socialiste ; premier adjoint au maire de Saint-Étienne élu en mars 2008.

Fils d’un ouvrier des mines sur le site de la Grand’Combe (Houillères des Cévennes), Michel Coynel fit ses études à l’école technique privée Fléchier à Alès, ancienne école de jésuites où il obtint un brevet d’enseignement industriel (BEI) de mécanicien diéséliste. Il vint travailler à St-Étienne en 1961, pour cause de crise de l’emploi dans le Gard. Il fit toute sa carrière chez Peugeot SA, 59 avenue de Rochetaillée à St-Étienne, hormis son service militaire entre 1962 et 1964, en Algérie, puis en France. Il se maria le 10 novembre 1966, avec Marie Louise Jurine, née à La Séauve-sur-Semène (Haute-Loire), fille de garagiste à St-Étienne, dont elle faisait les comptes. Ils eurent deux enfants.
Michel Coynel adhéra à la CFDT en 1964, fut élu en 1967 délégué du personnel, puis exerça des mandats de délégué au CE, au CCE, au comité de Groupe (Peugeot, Citroën et filiales). Dans l’unité stéphanoise de Peugeot, implantée dans les anciennes Usines Automoto, de motos cycles, il participa, notamment à l’animation d’une terrible grève avec occupation d’usine, commencée le 4 avril 1973 et qui dura quarante-cinq jours, avec intervention d’une milice patronale, puis des CRS, pour séparer grévistes et milice ; cette unité, qui occupait 1 150 personnes en 1973, n’en occupait plus que 600 en 1978. La direction de Peugeot n’admit jamais ce conflit : peu à peu elle liquida le site, vendit en 2003, au groupe japonais Koyo, avec un reliquat de moins de 200 personnes.
Michel Coynel fut secrétaire général permanent de l’UD-CFDT de la Loire de 1987 à 1996, en conservant une activité à l’usine, pour ne pas se couper de sa base. Il devint membre du Conseil économique et social de la région Rhône-Alpes, siégea au conseil d’administration de l’Université de St-Étienne, au CA de l’ASSEDIC (St-Étienne et région). Il fut membre du Comité d’orientation CAP emploi 42 et membre de la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel (COTOREP), puis de la Maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH). En pré-retraite en 2002, il resta jusqu’en 2008 vice-président de la Caisse primaire d’assurance-maladie de la Sécurité sociale de St-Étienne pour la CFDT et exerça des responsabilités régionales et nationales à la Sécurité sociale, comme membre de l’URCAM, et président du Centre technique interrégional de Rhône-Alpes et Auvergne, cette instance assurant la gestion de toutes les caisses de Sécurité Sociale des deux régions. Sur le plan associatif, il milita à la FNATH (association des accidentés de la vie), et fut membre du conseil d’administration de l’AREPSHA (association s’occupant de la rééducation professionnelle des handicapés).
Militant politique au Parti Socialiste, auquel il adhéra en 1973, et adhérent au club « À gauche autrement » fondé par Bruno Vennin*, il fut élu en mars 2008 sur la liste dirigée par Maurice Vincent lors des élections municipales à St-Étienne et accepta le poste de premier adjoint qui lui fut offert, ce qui lui imposa d’abandonner toute autre responsabilité.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21034, notice COYNEL Michel par Jean-Paul Martin, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.

Par Jean-Paul Martin

SOURCES : Pour la grève stéphanoise chez Peugeot en 1973 : P. Héritier, R. Bonnevialle, J. Ion, C. Saint-Sernin, Cent cinquante ans de luttes ouvrières dans le bassin stéphanois, 1979, p. 322. — Autres renseignements communiqués par Gilbert Palasse.

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