LEFÈVRE Jean [Dit Jean-Lou]

Par Yann Perrotte

Né le 16 avril 1920, mort le 18 décembre 2016 ; charpentier puis professeur de centre d’apprentissage ; syndicaliste CNT dans le Maine-et-Loire puis Force ouvrière (FO) à Paris puis dans l’Eure ; militant anarcho-syndicaliste ; résistant

Réfractaire au STO (Service du travail obligatoire), Jean-Lou Lefèvre entra au sein du mouvement Résistance ouvrière et constitua à Bernay (Eure), avec des anciens militants des Auberges de jeunesse, un mini-maquis pour le compte de l’OCM (Organisation civile et militaire). Pour des raisons de sécurité, il fut rapidement dissous. Jean Lefèvre quitta la région pour se réfugier à Paris.

Avec l’aide de Pierre Neumeyer, il entra au sein du mouvement de résistance Libération Nord. Son groupe était particulièrement chargé de confectionner de faux-papiers et de diffuser Résistance ouvrière. Les réunions eurent lieu clandestinement dans un bureau de la Bourse du travail de Paris avec l’aide de Charles Porcheron, secrétaire général du syndicat CGT des employés et de Marcelle, l’épouse du syndicaliste.

En mai 1947, Jean-Lou Lefèvre trouva un emploi à Angers (Maine-et-Loire). Dès son arrivée dans cette ville, il prit contact avec Gabriel Tharreau et adhéra à la CNT.

Afin de mieux préparer le concours de professeur de charpente, il retourna à Paris. Reçu au concours, il fut affecté, dans un premier temps, à l’école de la rue de la Roquette, dans le XIe arr. de la capitale. Après plusieurs conférences organisées par Pierre Galoni, Jean-Lou Lefèvre adhéra à la Fédération FO de l’Education nationale.

En 1951, il fut affecté au lycée du bâtiment d’Evreux (ancien centre public d’apprentissage). Ses premiers contacts avec Pierre Grente, alors secrétaire général de l’Union départementale FO de l’Eure, ne furent pas bon. Après le départ de ce dernier, le 5 février 1961, Jean-Lou Lefèvre fut élu secrétaire adjoint de cette UD. Il eut alors en charge les secteurs de l’enseignement, du bâtiment et de la culture et des loisirs.

Hémiplégique à la suite d’un AVC en décembre 2002, il n’en continua pas moins à assister aux congrès de l’union départementale de l’Eure bien que résidant dans les Hautes-Alpes.

Devant être opéré à Briançon (Hautes-Alpes) en décembre 2016, il fut transféré à Grenoble (Isère) pour l’être effectivement. Il mourut des complications postopératoires. Il fut inhumé à Gap (Hautes-Alpes).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article210322, notice LEFÈVRE Jean [Dit Jean-Lou] par Yann Perrotte, version mise en ligne le 8 janvier 2019, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Yann Perrotte

SOURCES : Arch. Union départementale FO de la Manche. — L’Eure syndicale FO, organe de l’UD FO de l’Eure, mars 2017.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément