BARADAT Pierre, Victor, Honoré

Par Jacques Girault, Gilles Morin, Danielle Sindic

Né le 26 mars 1896 à Urdos (Basses-Pyrénées), mort le 14 janvier 1971 à Pau (Pyrénées Atlantiques) ; instituteur ; militant syndicaliste (SNI) ; militant socialiste SFIO ; président du Comité départemental de Libération.

Fils d’un brigadier-forestier devenu postier, Honoré Baradat entra à l’École normale d’instituteurs de Lescar en 1915 et combattit pendant la Première Guerre mondiale. En 1918, ses qualités de sportif (saut à la perche) le conduisirent au centre de Joinville, transféré à Dinard (Ille-et-Vilaine). Démobilisé en 1919, il exerça comme instituteur, avec l’institutrice qu’il avait épousée en décembre 1919 à Javron (Mayenne), à Arette, à Issor puis à Pau à partir de 1937. Ils eurent un enfant. Il joua à Arette dans l’équipe de rugby (1920-1926). Il pratiquait la chasse. Syndiqué depuis 1920, membre du conseil syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs, secrétaire général de la section entre 1934 et 1938, il anima l’aide et l’accueil des républicains espagnols. Actif dans les mouvements laïques, franc-maçon depuis 1931 (loge “Le Réveil du Béarn”), socialiste SFIO, il fut élu au Conseil départemental de l’enseignement primaire en 1938.

Révoqué de l’enseignement, Honoré Baradat devint chef départemental du NAP fin 1942 sous les pseudonymes “Achille“ ou “Le Béarnais“. Membre de la section civile des MUR à leur fondation, il appartint au CDL clandestin, le présida après la démission d’Ambroise Bordelongue en juillet 1944, puis fut désigné comme secrétaire général du CDL, au titre de la CGT. Il participa à la réorganisation administrative du département. Il joua un rôle important par la suite dans le fonctionnement des cantines et comme dirigeant départemental des Pupilles de l’enseignement public.

Baradat, anticommuniste, en 1948, bien que partisan de l’adhésion à la CGT-FO, accepta l’autonomie du syndicat dont il demeura un des dirigeants. Secrétaire à la propagande de la fédération socialiste en juillet 1948, il était responsable de “L’œuvre des colonies de vacances” des Basses-Pyrénées (4000 enfants par an).
Secrétaire fédéral-adjoint en 1950-1951, Honoré Baradat, présenté comme le “meilleur propagandiste fédéral” dans une lettre de Delteil en juin 1951, fut candidat aux élections cantonales de 1955 à Pau-Ouest.

A Pau, un lycée professionnel et une avenue portaient son nom, ainsi qu’à Mourenx et à Oloron-Sainte-Marie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article209456, notice BARADAT Pierre, Victor, Honoré par Jacques Girault, Gilles Morin, Danielle Sindic, version mise en ligne le 10 décembre 2018, dernière modification le 10 décembre 2018.

Par Jacques Girault, Gilles Morin, Danielle Sindic

ŒUVRE : Le fichier de la BNF, en 2018, comprenait deux références pour le même ouvrage : Les Basses-Pyrénées sous l’occupation, 1940-1944, déportations, internements, fusillades, destructions, Pau : Impr. commerciale des Pyrénées, s d. — Baradat (Honoré), Pays Basque et Béarn sous la botte allemande, Pau, 1970. 

SOURCES : Arch. Nat. F/1a/3240. F/1cII/314. — Archives de l’OURS, dossiers Basses-Pyrénées. — MALLE (Jean-Philippe), 1945-1975, déliquescence et réunification du mouvement socialiste dans le Béarn, TER, Histoire, Pau et pays de l’Adour, 1990, 179 p. — Combes (André), La Franc-Maçonnerie sous l’Occupation, Paris, Éditions du Rocher, 2001, p. 241. — Divers sites Internet. —Renseignements fournis par sa veuve.

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