STRAUSS Léon

Par Jean-Claude Richez

Né le 14 septembre 1927 à Sarrebourg (Moselle) ; historien, agrégé d’histoire, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Strasbourg, spécialiste du mouvement social en Alsace XIX° XX° siècle et de la Seconde Guerre mondiale, contributeur du Maitron ; militant de gauche, fondateur du Club Jacques Peirotes et d’Almémos, (association Alsace mémoire du mouvement social).

Fils d’Edmond Nephtali S. professeur de Lettres et d’Alice Weil, Léon Strauss épousa en 1954 Françoise Picard (1925-1976), professeure de sciences physiques avec laquelle il a deux enfants, puis en 1978 Janine Marchal née en 1927, professeure de français.

Il passa son enfance à Sarrebourg où son père, formé dans les universités allemandes, était professeur de lettres classiques du cadre local d’Alsace et de Lorraine (assimilés aux agrégés). La guerre marqua profondément le jeune adolescent. Il avait douze ans quand la guerre éclata Il en apprit la déclaration à Vichy où sa famille était en vacances. Durant « la drôle de guerre » la famille retourna à Sarrebourg où elle demeura jusqu’à l’approche allemande. Participant à « l’exode », elle se dirigea dans un premier temps vers le sud et se retrouva à Toulouse, puis dans l’ Ariège avant de revenir fin juin à Vichy évacuée par les troupes allemandes. À la rentrée d’octobre 1940, le jeune Léon Strauss fréquenta le collège de Cusset alors que son père fut mis à la retraite d’office par application du statut des Juifs. En décembre 1940, la famille gagna Chamalières (Puy-de-Dôme) et Léon poursuivit ses études au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Son père complétait sa maigre pension en donnant les leçons particulières d’allemand tout en suivant des cours à l’université de Strasbourg repliée à Clermont.

En novembre 1942 son oncle originaire de Lille et un de ses neveux qui participaient au mouvement Combat furent arrêtés à Clermont. Une perquisition eut lieu chez ses parents, il fut interrogé tout un après-midi par la Police judiciaire. Il avait pu se débarrasser à temps d’un stock de journaux clandestins que lui avait remis un ami. Son frère ainé, Paul, après être passé par les Chantiers de jeunesse où il fut envoyé à l’École des Cadres d’Uriage avant son exclusion à la suite du statut des Juifs. Paul reprit ses études à la faculté de Droit des Strasbourg repliée, qu’il abandonna très vite pour devenir ouvrier agricole dans des fermes du Sud-Ouest gérées par les Éclaireurs israélites. Ce dernier se réfugia en janvier 1944 à Villemotier (Ain) à la ferme Saint-Germain, dans un autre « groupe rural » d’éclaireurs israélites. Il y fut arrêté le 19 mai 1944 par la Gestapo de Lyon et déporté à Auschwitz III, le camp de Monowitz où, resté à l’infirmerie après l’évacuation du camp, il mourut le 1er° février 1945 au moment même où arrivait les libérateurs soviétiques. À Clermont-Ferrand, au lendemain de la rafle du 23 novembre 1943 à l’université de Strasbourg, Léon Strauss ne retourna pas au lycée et s’inscrivit à l’Enseignement par correspondance. Il passa les épreuves- qui furent cette année uniquement écrites- de la première partie de bac et dès le lendemain, le 4 juin 1944, monta avec quelques camarades du lycée au maquis AS de Saint-Genès-Champespe (Puy-de-Dôme) . Le parachutage d’armes prévu ne venant pas, le camp fut dissous le 15 juin. Nombre de ceux qui étaient rassemblés rentrèrent chez eux mais Léon Strauss décida de rester dans la montagne, commença alors pour lui une anabase de quatre mois qui le mène du Puy-de-Dôme jusqu’en Bourgogne en passant par différents maquis ORA et AS et en échappant à deux reprises à la capture par les Allemands, sans se trouver véritablement engagé dans des combats. Fin août il retrouva à Clermont-Ferrand libérée ses parents qui avaient miraculeusement échappés à la déportation. Après avoir participé aux opérations de libération du nord de l’Allier, il entra à Poncey-lès-Athée (Côte d’Or) dans un bataillon nord-africain en attente d’intégration dans le 1ère Armée . Ses parents s’opposèrent alors à ce qu’il s’engage à 17 ans pour la durée de la guerre et il fut démobilisé en octobre. Peu après, il rentrait en philo à Blaise Pascal. Il reçut plus tard la carte de combattant mais considère avec modestie qu’il n’avait pas vraiment combattu, mais que son aventure permit à « l’excursionniste impénitent » qu’il était déjà la « découverte « de forces paysages inconnus les armes à la main » !

En juillet 1945 la famille Strauss fut rapatriée à Sarrebourg et il entrait à l’automne en hypokhâgne à Strasbourg au lycée Fustel de Coulanges où il fit également sa khâgne et ensuite une licence d’histoire à l’Université de Strasbourg (1946-1950). Il obtenait ensuite (1950-1951) un poste d’enseignant de français à l’université populaire de Suède.. De retour à Strasbourg il entreprenait un DES portant sur un journal démocrate-socialiste publié à Colmar Die Volksrepublik / La République du Peuple (1849-1851), sous la direction de Georges Duveau alors enseignant de sociologie qui l’initiait et le gagnait à l’histoire sociale. Il fut ensuite obligé de faire un service militaire de 3 mois à Paris (1951-1952) où grâce à la compréhension de son capitaine, il suivit des cours en Sorbonne, ceux notamment de Fernand Braudel, Ernest Labrousse et Roland Mousnier. Libéré de ses obligations militaires il termina l’année scolaire 1951-1952 comme maître auxiliaire à Saint-Avold (Moselle) et par sa réussite à la dernière session du CAEC(Certificat d’aptitude à l’enseignement dans les collèges ) . Il fut maintenu au lycée Bartholdi où il enseigna jusqu’en 1973.

À Colmar, il milita au SNES où il exerça de 1960 à 1969 les fonctions de secrétaire de la section de son lycée, s’engagea dans l’opposition à la guerre d’Algérie et se joignit en 1967 à un petit groupe de la Nouvelle Gauche, puis en 1958 l’Union de la gauche socialiste, partie prenante en 1960 du PSU où il milita jusqu’en 1963. Pour Léon Strauss, c’est là qu’il fit son apprentissage politique. Il prit une part active au Mai 1968 à Colmar, faisant grève quinze jours, dans une ville où le mouvement resta peu suivi à l’exception de chez Timken (métallurgie), à la SNCF et dans quelques services publics. Le 13 mai il prit la parole lors du grand meeting unitaire de la ville. Il participa ensuite quelques mois au Groupe d’action municipale dans le cadre la préparation des municipales de 1971.

Entre temps, il passa l’agrégation d’histoire (1969) et renoua avec la recherche en déposant un sujet de thèse, Le syndicalisme d’Alsace-Lorraine 1871-1939, sous la direction de François-Georges Dreyfus qui avait été porté l’année précédente à la direction de l’IEP de Strasbourg. Il obtint en 1973 un poste d’attaché de recherche au CNRS pour deux ans. En 1977, il s’établissait à Strasbourg, il était entré à l’IEP de Strasbourg, d’abord comme assistant agrégé puis comme maitre de conférences, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1992. Il donna aussi à partir de 1971 ses premières contributions au Maitron. Sur le plan militant Léon Strauss s’engagea entre 1973 et 1977 au PS puis lui préféra des engagements associatifs aux sociabilités plus chaleureuses et conviviales, surtout en Alsace, et où les enjeux de pouvoir étaient moins prégnants. Il milita d’abord à la Ligue des droits de l’homme (LDH) et à partir de 1984 au Club Jacques Peirotes / Alsace, culture et démocratie) fondée officiellement en mars 1985 qu’il contribua largement à créer. Dans le contexte de la montée inquiétante de l’extrême droite en Alsace, il s’agissait à l‘initiative d’un petit nombre de militants venus de divers horizons de la gauche - Alfred Wahl, Jean-Claude Richez, Richard Kleinschmager, Pierre et Jeannette Boulay, Liliane Amoudruz - rejoints très vite par Catherine Trautmann, à la fois de contribuer à la reconstruction d’une gauche alsacienne à travers un travail idéologique à l’image de ce qu’avait fait le très influent Foyer de l’étudiant catholique (FEC) au lendemain de la guerre pour la démocratie chrétienne. Il s’agissait aussi de renouer et réactualiser l’héritage du socialisme municipal expérimenté à Strasbourg par le maire socialiste Jacques Peirotes, dont le Club commémora en 1965 le cinquantenaire de sa mort par une exposition dans le prestigieux bâtiment de l’Aubette . Le binôme Strauss, président, Trautmann, secrétaire, se révéla particulièrement efficace. En 1989, Catherine Trautmann fut élue maire de Strasbourg.

Parallèlement Léon Strauss abandonnait peu à peu la perspective de soutenir sa thèse, tout en poursuivant au-delà de son enseignement et de ses activités militantes, une importante activité scientifique. Il s’engageait de plus en plus dans Le Maitron et multipliait les publications portant pour l’essentiel sur l’histoire du mouvement ouvrier alsacien au XX° siècle et le monde ouvrier. Son activité éditoriale prit une grande ampleur de façon paradoxale alors qu’il avait pris sa retraite : les deux tiers sur 75 publications environ recensées comme « principales », des articles essentiellement, à l’exception de la participation à la direction de de deux ouvrages collectifs l’un sur Jacques Peirotes et le socialisme municipal en Alsace et l’autre autour de la figure de Marc Bloch. Il dirigea également, avec Jean-Claude Richez, en 1990 le n°150 du Mouvement social « Les Congés payés », publication d’un colloque qu’il avait organisé avec l’Institut du Travail de Strasbourg en 1986.

Vice-président national pendant quelques années du GERAL (Groupement des Expulsés et Expulsés d’Alsace et de Lorraine), il consacra en 2010 un ouvrage aux Réfugiés, expulsés et évadés d’Alsace et de Moselle. Il publia également de nombreux articles portant sur l’Alsace des années trente et quarante et fut très engagé dans le développement d’une histoire critique de l’extrême-droite autonomiste alsacienne, des chemises vertes de Bilger et de l’activité irrédentiste de Toepfer. Il s’intéressa aussi au destin des Alsaciens-Lorrains pendant la guerre en accordant une place particulière au destin des juifs alsaciens, à la résistance des Alsaciens dans l’Alsace annexée et hors d’Alsace, aux épreuves de l’université de Strasbourg repliée. Le travail de l’historien croisait ici son histoire personnelle. Mais numériquement la plus grande partie de son œuvre ont pris place dans des dictionnaires : Le Maitron et le Dictionnaire des fusillés, 478 contributions pour les volumes de ces deux ouvrages mis en ligne, le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (218 notices) ou encore l’Encyclopédie de l’Alsace et le Dictionnaire culturel de Strasbourg 1880-1930 dressant en pointillé une histoire monumentale d’une Alsace de gauche et résistante.

Au titre de ces activités scientifiques, Léon Strauss participa au Conseil scientifique de la Revue d’Alsace, au Comité de rédaction et de lecture du NDBA (Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne) ainsi qu’au Comité scientifique (1998-1999) mis en place par le secrétaire d’État aux Anciens combattants pour la création du Mémorial d’Alsace et de Moselle dédié au souvenir de la Seconde Guerre mondiale et de l’annexion de fait au IIIe Reich. L’histoire telle que l’a conçue Léon Strauss est toujours engagée dans la cité. En témoigne aussi le combat mené contre la Fondation Toepfer, richissime marchand de grains hambourgeois, engagé avant-guerre dans le soutien aux mouvements irrédentistes allemands en Alsace qui tentait de réinvestir la vie culturelle alsacienne. En témoigne encore la création d’Almémos en mars 2001 qu’il présida jusqu’à sa relève par Françoise Olivier-Utard . Dans le prolongement des contributions au Maitron, Almemos, comme le souhaite Léon Strauss, élargit le cercle des engagés dans l’histoire sociale de l’Alsace contemporaine et faisant une large place aux jeunes chercheurs.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article209299, notice STRAUSS Léon par Jean-Claude Richez, version mise en ligne le 4 décembre 2018, dernière modification le 4 décembre 2018.

Par Jean-Claude Richez

Publications (choix)
"Opinion publique et forces politiques en Alsace à la fin du Second Empire : le plébiscite du 8 mai 1870 dans le Haut-Rhin", in : F. L’Huillier (dir.), L’Alsace en 1870-1871, Strasbourg, 1971, p.105-188.
"Les militants alsaciens et lorrains et les rapports entre les mouvements ouvriers français et allemands entre 1900 et 1923", in : Revue d’Allemagne, Strasbourg, 1973, n° 3, p. 465-479. ?
"La crise de Munich en Alsace (septembre 1938)", in : Revue d’Alsace, n° 105, 1979, p.173-188.
"Les organisations paysannes alsaciennes de 1890 à 1939 : notables et contestataires", in J.-M. Boehler et alii (dir.), Histoire de l’Alsace rurale, Istra, Strasbourg, Paris, 1983, p.397-402..
"Les organisations sportives ouvrières en Alsace et en Lorraine (1899-1935), in A. WAHL(dir.), Des jeux et des sports, Metz, 1986,p. 175-181.
(avec J.-C. Richez), "Tradition et renouvellement des pratiques de loisirs en milieu ouvrier dans l’Alsace des années trente", Revue d’Alsace, 1987, n°113, p.217-237.
"L’Alsace-Lorraine", dans : J.-P. Rioux et alii, ( dir.), Les communistes français de Munich à Châteaubriant (1938-1941), Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, Paris, 1987, p.369-387.
En collaboration avec Richez, St. Jonas et F. Igersheim, direction de 1869-1935, Jacques Peirotes et le Socialisme en Alsace, BF Editions, Strasbourg, 1989, 223 p.
*En collaboration avec J.-C. Richez, direction de Les congés payés, n°150, janvier-mars 1990 de Le Mouvement Social, Paris, et dans ce numéro :
(avec J.-C. Richez), "Généalogie des vacances ouvrières", Editorial, p.3-18.
(avec J.-C. Richez), "Revendication et conquête des congés payés en Alsace et en Moselle",p.79-105.
(avec J.-C. Richez), "Le mouvement social de mai 1968 en Alsace : décalages et développements inégaux", Revue des Sciences Sociales de la France de l’Est, n° 17, 1989-1990, p.117-153.
"Exil, exclusion, extermination. Les juifs alsaciens en zone sud", dans Saisons d’Alsace, n°121, automne 1993, p.182-213, 252-253.
La grève des verriers de Vallérysthal en 1929 et la fondation de la verrerie ouvrière d’Hartzviller. Une première approche, Publication de la section de Sarrebourg de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine, Sarrebourg, 1994, 24 p.
“Les salariés sous contrôle. Avec le Front du Travail”, in : Saisons d’Alsace, été 1994, n°124, p.203-210.
“Le dramatique été des Juifs d’Alsace”, in : Saisons d’Alsace, été 1994, n°124, p.225-229.
“Le sport travailliste français pendant l’entre-deux-guerres”, in : Pierre Arnaud (dir.), Les origines du Sport ouvrier en Europe, L’Harmattan, Paris, 1994, p.193-218.
(avec Dominique Badariotti et Richard Kleinschmager), Géopolitique de Strasbourg. Permanences et mutations du paysage politique depuis 1871, La Nuée Bleue, Strasbourg, 1995.
(avec J.-C. Richez), "Un temps nouveau pour les ouvriers : les congés payés (1930-1960)", dans : Alain Corbin, L’avènement des loisirs 1850-1960, Paris, Aubier, 1995, p.376-410,459-464.
"Marc Bloch à l’Université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand 1940-1941", Revue d’Alsace, n°122, 1996 "Mélanges Francis Rapp", p.343-348.
"L’antisémitisme en Alsace dans les années trente", in : XVIIIe colloque de la Société d’Histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine Strasbourg 10 et 11 février 1996, Strasbourg, 1996, p.77-89.
« Fritz Spieser. Le Reconstructeur de la Burg », in : Hunebourg, un rocher chargé d’histoire, Strasbourg, 1997, p.121-173.
« Un enfant d’Alsace, grand résistant allemand au nazisme : Jules Leber », in : Roland Pfefferkorn (dir.) , La résistance allemande contre le nazisme, Strasbourg, 1998, p.112—119.
« Retour à Clermont. Sur les traces de l’exil » (photographies de Christophe Bourgeois), Les Saisons d’Alsace, nouvelle série, n°6, printemps 2000, p.108-126.
« 1789-1939 : les Juifs d’Alsace, la nation et la politique », in : Freddy RAPHAËL (dir.), Regards sur la culture judéo-alsacienne, La Nuée Bleue, Strasbourg, 2001, p.153-166, 270-272.
« Le CEG replié à Clermont-Ferrand(1939-1945) », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, t.34, n°3, juillet-septembre 2002 (Un regard français sur l’Allemagne. Le cas du Centre d’études germaniques », p.347-352.
Dans E. Crawford et J. Olff-Nathan (dir.), La science sous influence. L’université de Strasbourg, enjeu des conflits franco-allemands 1872-1945, Strasbourg, 2005 : avec Françoise Olivier-Utard, « Résister aux dictateurs fascistes », p.173-174 ; Les étudiants alsaciens-mosellans dans l’entre-deux-guerres : une génération sacrifiée ? p.175-178 ; Chronique de la Faculté des sciences de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand, p.179-184.
« L’évolution politique de Schiltigheim (1914-2005) », in : Schiltigheim au XXe siècle, Strasbourg, 2007, p.11-31.
« Les associations de PRAF (Patriotes réfractaires à l’annexion de fait) d’Alsace et de Moselle, in : Cahiers du CEHD (Centre d’études d’histoire de la Défense), n°31, 2007, p.109-118.
« La presse quotidienne communiste en Alsace et en Moselle dans l’entre-deux-guerres », in : José Gotovitch et Anne Morelli, Presse communiste ; Presse radicale (1919-2000). Passé/Présent/Avenir ?, Bruxelles, 2007, p.187-203.
« La section du Haut-Rhin du Syndicat National des Instituteurs et le statut scolaire local de 1921 aux années 1970 », in : Françoise Olivier-Utard (dir.), Instits, profs et syndicats en Alsace, 1918-2000. Contributions à l’histoire du syndicalisme dans l’enseignement public dans l’Académie de Strasbourg, Almémos, Strasbourg, 2008, p.61-96.
« L’enfer répressif », Les Saisons d’Alsace, n°44, juin 2010, L’Alsace sous la botte nazie, p.67-73. 
Réfugiés, expulsés, évadés d’Alsace et de Moselle 1940-1945, Jérôme Do Bentzinger, Colmar, 2010, 360 pages.
« Les Juifs d’Alsace et de Moselle de 1940 à 1945. Exil, persécution, massacre », in : Société d’Histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine ; XXXIIe et XXXIIIe colloques – Strasbourg 2010 et 2011, Strasbourg, 2013, p.25-35.
« Professeurs et étudiants juifs de l’université de Strasbourg à Clermont-Ferrand, 1940-1944 », Freddy Raphaël (dir.), Juifs d’Alsace au XXe siècle, La Nuée bleue, Strasbourg, 2014, p.99-109.
« Les Juifs d’Alsace- Lorraine et le Première Guerre mondiale, Tsafon. Revue d’études juives du Nord, Villeneuve d’Ascq, n°67, printemps-été 2014, p.73-94.
« La fatale dérive nazie », Aux origines des autonomismes alsaciens, Les Saisons d’Alsace, n°65, 2015, p.96-101.
« Les mémoires de l’Annexion de fait (1940-1945) des Alsaciens et des Mosellans » in : Jacqueline Sainclivier, etc.. (dir). Image des comportements sous l’Occupation. Mémoires, transmission, idées reçues, Presses universitaires de Rennes, 2016, p.133-138.
« Les socialismes allemand et français et l’affaire de Saverne », in : Jean-Noël Grandhomm et Pierre Vonau (dir.), L’affaire de Saverne, Metz, 2017, p. 191-202.
« Les administrations du Bas-Rhin et le retour des Juifs en 1945 », Société d’Histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine, 37e, 38e et 39e colloques, Strasbourg, 2015, 2016 et 2017, s.l. (Strasbourg), s.d. (2018), p.160-166.
« Du SPD à la SFIO », « Le passage des syndicats alsaciens-lorrains du syndicalisme allemand au syndicalisme français », « Alexandre Millerand, François Simiand et la politique sociale de l’administration française en Alsace et Lorraine ».in : Françoise Olivier-Utard, De l’Allemagne à la France : le mouvement ouvrier alsacien-lorrain (1890-1920), Publications de la Société Savante d’Alsace, Strasbourg, 2018, p.239-264, 219-238 et 303-324

SOURCES : Entretien avec Léon Strauss 8 décembre 2017
François Uberfill, « Léon Strauss », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 47, p. 4961-4962. — « Souvenirs d’un excursionniste impénitent », Les Saisons d’Alsace, n°2, 1999, p. 85. — « Retour à Clermont. Sur les traces de l’exil », Les Saisons d’Alsace, n°6, p.108-126. — Léon Strauss, Principales publications, doc dac., 2018. — Léon Strauss,« Le drame du centre rural de Saint-Germain à Villemotier (Ain), le 19 mai 1944 » http://www.ajpn.org/personne-Strauss-Paul-106.html (consulté le 1/1O/2018).

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