CHABRY Baptiste Marius

Par ACER, Eric Panthou

Né le 13 octobre 1904 à Blanzat (Puy-de-Dôme) ; caoutchoutier à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) puis agriculteur ; militant au sein du Parti communiste (PCF) et de la Confédération générale du Travail (CGT) ; Volontaire de l’Espagne Républicaine.

La mère de Baptiste Chabry, prénommé Annette, sans profession, était considérée politiquement « neutre ». Son père était conducteur d’automobiles à Clermont-Ferrand. Baptiste Chabry s’est marié le 18 décembre 1943 à Blanzat.
Après des études primaires, il effectue son service militaire en 1923-1924 dans un régiment d’Artillerie lourde à Auxonne (Côte-d’Or). Avant de s’établir à son compte comme agriculteur, il a été membre, en 1928, de la CGT, fédération des produits chimiques à Clermont-Ferrand et de la FSI.
En 1929, il adhèra au PCF, cellule de Blanzat où il s’occupe de la propagande et de la vente des journaux. Intéressé par « le mouvement ouvrier en général », il lisait l’Humanité, la Voix du Peuple, l’hebdomadaire du Parti dans la région, quelques extraits de Marx et Lénine et les brochures du parti. Il participa à la grève générale du 12 février 1934 ainsi qu’aux manifestations et grèves de juin 1936.
Célibataire, avant de partir pour l’Espagne il était domicilié à Blanzat.
Baptiste Chabry arriva en Espagne le 17 février 1937, en accord avec le PCF, « pour battre le fascisme ». Il fut affecté à la 86e BM, 20e Bataillon, 1ère Compagnie. Le 7 juillet 1937, il fut évacué pour cause de maladie et muté aux services auxiliaires à l’arrière. Le 2 avril 1938, il fut affecté au camp de récupération et d’instruction de la 14e BI.
En novembre 1937, à Benissa, il adhèra au SRI. Le 4 mai 1938, il rédigea sa biographie de militant pour son adhésion au PCE. Le 13 mai 1938, il fut affecté à la 1ère Compagnie divisionnaire de transport hippomobile en formation. (OJ du 13 mai 1938). Durant ses 20 mois passés au front, il prit part aux combats de Pennaroya, Pozoblanco, Cordoba, Ebro, Sierra de Pandols.
Sur le formulaire de rapatriement du 7 novembre 1938, son opinion sur la politique du front populaire était « que l’unité faits la force ». Cette politique était jugée juste et bonne « parce qu’elle est la sauvegarde du prolétariat mondial ». Pour lui « les brigades international ont sauvés l’invasion de l’Espagne et notre pays ». A la question « que peux-tu apporter aux organisations antifascistes de ton pays ? il répondit : « je reconnais que maintenant nous avons un très grand travail à accomplir en arrivant dans notre pays car l’armée populaire et le peuple espagnol nous ont donné le bon exemple ». Baptiste Chabry souhaita être rapatrié à Blanzat (Puy-de-Dôme). Ce volontaire figure dans l’inventaire général des cartothèques de mai 1938 sous le n° 1115 assorti de l’observation AF.
On ignore s’il a tenu un rôle dans la Résistance. Il n’a pas de dossier au Service Historique de la Défense.
Sa date de décès n’est pas mentionnée à l’état-civil.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article206997, notice CHABRY Baptiste Marius par ACER, Eric Panthou, version mise en ligne le 1er octobre 2018, dernière modification le 1er octobre 2018.

Par ACER, Eric Panthou

Sources : RGASPI (BDIC, Mfm 880/9, 545.6.1116) et (Moscou, F. 545. Op. 6. D. 1038).— http://brigadesinternationales.fr/wiki/CHABRY_Baptiste .—état-civil.

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