CREUS-MUNTAL Adolphe

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 1er mai 1912 à Villa Nova de San (Espagne), massacré le 31 août 1944 à Saint-Yan (Saône-et-Loire) ; cimentier ; victime civile.

Le nom de ses parents pas connu. Il était célibataire et exerçait le métier de cimentier. Il était domicilié à Paris.
Adolphe Creus-Muntal travaillait comme ouvrier sur le terrain d’aviation de Saint-Yan. Il fut emmené comme otage par les allemands.
Le jeudi 31 août 1944, une attaque fut lancée par les Forces françaises de l’Intérieur (FFI) à partir de Marcigny afin de prendre le bourg d’assaut. Les troupes allemandes bien armées ripostèrent avec des mitrailleuses et des mortiers. Le bourg fut barricadé interdisant aux habitants d’en sortir. Dans la soirée du 31 août 12 otages dont Adolphe Creus-Muntal, furent torturés et abattus d’une balle dans la nuque par les soldats allemands et les SS. Les vestons et les papiers d’identité des victimes leurs furent enlevés et brûlés par les bourreaux afin qu’ils ne puissent être identifiés.
Le 4 septembre les allemands quittèrent Saint-Yan vers 21 heures. La tragédie fut alors révélée. Le 5 septembre les corps furent exhumés et exposés sous le préau de l’école.
Son nom figure sur le monument des fusillés, à Saint-Yan (Saône-et-Loire).
La place principale de Saint-Yan sur laquelle se trouve le monument aux morts porte le nom de 31-août 1944 afin de rappeler le souvenir de ces événements.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article206443, notice CREUS-MUNTAL Adolphe par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 14 septembre 2018, dernière modification le 13 septembre 2018.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Journal de Saône-et-Loire du 31 août 2016 : 31 août 1944, jour de terreur et de tragédie dans l’histoire locale.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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