GODALIER Maurice

Par Gilles Pichavant

Né le 2 novembre 1920 à Braux Levrezy (Ardennes), mort le 18 juin 1998 à Dom Mesnil (Ardennes) ; employé communal, puis cadre territorial ; jeune communiste arrêté en novembre 1939, interné à Chateaubriant.

Maurice Godalier, naquit le 2 novembre 1920 à Braux-Levrezy (devenu Bogny, Ardennes), d’un père ouvrier métallurgie travaillant dans les usines de boulonnerie de la vallée de la Meuse et militant syndical CGTU. Sa mère tenait un café à Braux. À la suite de la grande grève des boulonniers de Chateau-Regnault, Levrezy et Braux qui dura 9 mois, et fut marquée par un très long lock-out patronal qui dura plus de 6 mois, son père fut licencié. Mis sur la liste noire par le Comité des forges, il dut quitter la région. Il trouva du travail en région parisienne. La famille s’installa d’abord au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), puis à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

Ayant adhéré à la Jeunesse communiste pendant le Front Populaire, Maurice Godalier tenta de reconstituer dans la localité, le mouvement qui avait été dissout en septembre 1939. Le 17 novembre 1939, il fut arrêté chez ses parents pour rédigé un tract communiste : « à tous les jeunes », et transféré à Versailles avec Aumenier*, Bonnin*, et Hofmuler*. Devant le juge, il s’accusa d’avoir écrit le tract et fut condamné. Il fut interné au camp de Choisel à Châteaubriant d’où il fut libéré le 18 avril 1942, et entra dans la clandestinité.

En 1946, il se maria à Bagnolet, avec Suzanne Merschiltz, où il travailla à la mairie. Il ne semble plus avoir eu d’activité militante après les Libération. Il travailla dans la fonction publique territoriale jusqu’en 1980, finissant sa carrière en tant que secrétaire général dans la commune de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article206441, notice GODALIER Maurice par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 14 septembre 2018, dernière modification le 14 septembre 2018.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Le Matin, 18 novembre 1939. — Témoignage de Micheline Godalier, sa fille. — État civil.

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