MARTINIE Marcel [pseudonyme Cloclo]

Par Michel Thébault

Né le 16 décembre 1922 à Paris Vème arr. (Seine), mort en action le 6 mai 1944 à Felletin (Creuse) ; réfractaire STO ; résistant MUR - AS de la Creuse.

Marcel Martinié était originaire de la région parisienne. Il était le fils d’Antoine Martinié et d’Amélie Joffre. Son père (né le 12 avril 1899 à Saint-Salvadour, Corrèze) fut mobilisé le 18 avril 1918, participa à la fin des combats puis à l’occupation provisoire de la Haute-Silésie. Démobilisé en mars 1921, il épousa Amélie Joffre. Le couple s’installa à Vanves, tous deux travaillant comme agents de service au lycée Michelet de Vanves (Amélie Joffre y était lingère). Marcel Martinié, célibataire, était au début des années 40, domicilié 1, rue Solférino, à Vanves (Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine) avec ses parents. Son père fut rappelé à l’armée en octobre 1939, combattit en mai – juin 40 avant d’être démobilisé après la défaite, le 1er août 1940. Vraisemblablement réfractaire au STO, Marcel Martinié se réfugia sans doute en Corrèze dans le secteur de Saint-Salvadour où vivait tout une partie de la famille de ses parents. Il rejoignit la Résistance le 15 novembre 1942 ou le 1er décembre 1943 (selon différentes attestations de son dossier AVCC). Il intégra sur le plateau de Millevaches, à la limite de la Corrèze et de la Creuse, un maquis de l’AS. Le plateau de Millevaches aux confins de la Creuse, de la Corrèze et du Puy-de-Dôme vit le développement au premier semestre 1944 de nombreux maquis dans des secteurs très boisés difficilement pénétrables car mal desservis par des voies de circulation. Sur la commune de Peyrelevade (Corrèze) limitrophe de la Creuse, s’installa début 1944 le maquis de Virginas, maquis surnommé « la cabane en bois » et abritant un corps franc de l’AS de la Creuse sous les ordres de Jack Brodhurst alias commandant Jack (auparavant commandant d’un maquis de l’AS en Haute-Corrèze). Ce groupe de sécurité CFL dont fit partie Marcel Martinié se spécialisa dans l’arrestation et l’exécution des collaborateurs. C’est lors d’une de ces expéditions contre un milicien de Felletin (Creuse), marchand de chaussures, que Marcel Martinié fut grièvement blessé, par le milicien visé. Il décéda peu après à Pigerolles (Creuse) où il avait été transporté par ses camarades et où il fut inhumé.
Il obtint la mention mort pour la France le 20 juillet 1945 et son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vanves. Une avenue de la ville porte son nom. Il figure également sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article206280, notice MARTINIE Marcel [pseudonyme Cloclo] par Michel Thébault, version mise en ligne le 5 septembre 2018, dernière modification le 11 juin 2019.

Par Michel Thébault

SOURCES : SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 92792 — Arch. Dép. Corrèze (état civil, registre matricule, recensements) — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Ville de Vanves —Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

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