FABBRI Guido

Par Phlippe Wilmouth

Né le 10 octobre 1896 à Camugnano (Italie), massacré le 2 septembre 1944 à Auboué (Meurthe-et-Moselle) ; sans profession ; victime civile.

Le 2 septembre 1944 au matin, un side-car allemand descendait lentement de Sainte-Marie-aux-Chênes (Moselle) et traversait Auboué. Des coups de feu éclatèrent. Un soldat fut touché et le sidecariste alla donner l’alerte à Sainte-Marie. Aussitôt, les Allemands revinrent, perquisitionnèrent dans les rues et rassemblèrent entre 310 et 360 hommes. Au cours du ratissage Guido Fabbri, sans profession, marié, fut abattu à 17h près de la voie ferrée entre Garenaux et Coinville, au lieu-dit « Garenaux ». Deux autres personnes furent également abattues et une autre considérée comme le tireur fut pendue. Les otages furent finalement relâchés.
Son nom figure sur le monument aux morts d’Auboué et sur celui commémoratif des FTPF au square Jean Moulin.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article205663, notice FABBRI Guido par Phlippe Wilmouth, version mise en ligne le 9 août 2018, dernière modification le 9 août 2018.

Par Phlippe Wilmouth

SOURCES : AM Auboué, état-civil. — Philippe Wilmouth, L’évacuation du 4 septembre 1944, Maizières-lès-Metz, imprimerie Koehl, 1997, pp. 59-61. — Paul Viard, Auboué, tome 2, Nancy, éditions Wotan, 2016, p. 105. — Témoignage écrit Nello Spitoni, otage, cité dans Le Journal de Mercy, 30 août 1988. — Témoignage oral de Louis Pederzolli, fils du pendu, Auboué, août 1997. — Témoignage de Victor Berg, Sainte-Marie-aux-Chênes, cité par le colonel Rémy dans Histoires de la résistance en Lorraine et dans le Grand-Duché du Luxembourg, Genève, éditions Famot, 1974, pp. 159-160. — Le Républicain Lorrain, 3 juin 1964.

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