DUBAND André, Jules

Par Claude Delasselle

Né le 5 décembre 1922 au Creusot (Saône-et-Loire), mort de ses blessures le 4 décembre 1943 à Avallon (Yonne) ; résistant sédentaire (BOA).

En 1943, Jean Gineston (pseudonyme « Étienne »), agent du BOA, qui recherchait des terrains de parachutage dans l’Yonne, avait accepté la proposition faite par Mlle Desmeuzes, institutrice à Montillot (Yonne), d’un terrain de parachutage sur le territoire de la commune de Bois d’Arcy, à une dizaine de km au nord de Vézelay. Retardé plusieurs fois, le parachutage eut lieu dans la nuit du 24 au 25 août 1943. Les containers furent récupérés et cachés par Guilloux, un cultivateur de Brosses (Yonne), puis transférés chez Léon Moreau, un commerçant de Montillot.
Plusieurs groupes de jeunes gens de la région se chargèrent ensuite de transporter ces armes vers le maquis « Camille » installé à Saint-Brisson (Nièvre) ou, par la gare de Sermizelles (Yonne), en direction de Dijon ou Paris. C’est au cours d’un de ces transports que les Allemands, renseignés par une dénonciation, attaquèrent un groupe de jeunes résistants, le 21 novembre 1943. André Duband, grièvement blessé lors de cette attaque, fut transporté à l’hôpital d’Avallon, où il décéda de ses blessures le 4 décembre 1943.
Le nom d’André Duband figure sur le monument aux morts d’Avallon, sur une plaque commémorative dans l’église Saint-Martin d’Avallon et sur le monument des déportés et fusillés de l’Yonne à Auxerre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article205412, notice DUBAND André, Jules par Claude Delasselle, version mise en ligne le 31 juillet 2018, dernière modification le 31 juillet 2018.

Par Claude Delasselle

SOURCES : AVCC Caen 21P 173830. — SHD GR 16P 193525. — Robert Bailly, Si la Résistance m’était contée, Éd. ANACR-Yonne, 1990, p. 229. — Mémorial GenWeb.

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